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La Tournette, van nonnen tot golfspelers


Château de la Tournette - 1400 Nivelles



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  • Le château est un bel exemple de néo-classicisme d’une évidente sobriété. Le parcours est magnifique. © Philippe Farcy

  • L’accès au golf s’effectue par la cour de la ferme dont le mur droit est assorti d’un beau pigeonnier. © Philippe Farcy



Officieel Naam Château de la Tournette
Ligging 1400 Nivelles
Bouw Einde van XVIIIe eeuw; 1808
Stijl Neoklassiek
Architect Tuin: Jean-Noël Capart
Huidige bewoners Golf Château de la Tournette
Toewijzing Golf
Bescherming Niet beschermd goed

Laatste update : 03/01/2013


Un bien noir particulièrement lumineux.


Sous l’Ancien Régime, les chanoinesses nobles de Nivelles, « cousines » de celles d’Andenne, possédaient entre Nivelles et Ittre des terres considérables. La Tournette et sa ferme-château n’étaient qu’un lot parmi d’autres comptant des centaines d’hectares. Ici, nous sommes à 3,5 km du centre ville. « Une fois la Révolution française passée » nous contait Jean-Jacques Haegelsteen, « le bien entra en possession de la famille van Schoor ». Cela nous place au tout début du XIXe siècle. Le domaine comptait alors 200 hectares. Un de ces van Schoor fut sénateur puis président de cette vénérable assemblée. Il eut une fille qui épousa un Haegelsteen. Ce sont mes grands-parents ». Le père de Jean-Jacques Haegelsteen décida en 1955 de vendre une partie du territoire (111 hectares) et ses immeubles au comte Jean (Juan) de Villegas de Clercamps. En 1987, les Villegas vendaient à leur tour au profit cette fois de la famille Evrard.



Transformé en terrain de golf


À la mort du père Evrard et alors que le golf était en cours de réalisation, le domaine de la Tournette fut cédé une fois encore et placé dans les mains de la famille Anderson, des gens originaires de Suède. Quelques années passèrent et l’ensemble changea encore de propriétaires; la Tournette est géré par les Snyers, citoyens hollandais. Le golf, dessiné par Jean-Noël Capart, s’étend sur 120 hectares et compte 45 trous. De la Tournette et de son passé moderne, on ne sait rien d’autre ou presque. Les traditions orales véhiculent peut-être des erreurs et les trous de l’histoire sont plus difficiles à combler que ceux du parcours pour autant que la petite balle blanche daigne y choir. Par contre, sur le site se trouvent enfouis les restes d’une villa romaine étudiée par J.-P. Dewert, conservateur-adjoint du Musée communal de Nivelles. On accède à la cour du château-ferme en U par un léger porche en plein cintre. Il voisine avec une belle tour-colombier carrée ornée d’une baie cintrée, de chaînages d’angles, d’une frise dentée, sous une toiture pyramidale couverte d’ardoises. L’ensemble des bâtiments est peint en blanc.



Grange de 1808


La ferme est citée dès le XVIe siècle, mais son apparence actuelle remonte au XVIIIe siècle. La grande grange est datée de 1808. Elle possède en toiture de belles croupettes et est couverte de tuiles. La façade du château proprement dit, donnant sur le parc, est d’une évidente simplicité et enduite. Elle se compose de deux avant-corps latéraux en forme de tours carrées, de deux travées chacun, montant sur deux niveaux et demi. Entre ces avancées s’alignent sept travées. Le centre ne dispose que de deux niveaux dégressifs placés sous une toiture mansardée ornée de trois lucarnes à croupe. Les baies sont placées sous des linteaux droits. Côté cour, le dispositif est beaucoup plus complexe. Une fois passé le porche, sur la droite, prennent place les communs. D’abord, on trouve une petite aile d’où émerge la tour-colombier déjà citée. Puis, en retour, vers le corps de logis du château, deux blocs, dont les hauteurs sont en décrochement, amènent le regard vers la demeure.



Celle-ci apparaît par les deux travées et les deux niveaux et demi de la tour d’angle. De là, part une aile d’équerre qui ferme la cour vers le deuxième porche, jumeau du précédent. Cette aile de quatre travées possède elle aussi un avant-corps de une travée, ajouté récemment et orné d’éléments de pierre bleue récupérés. Ils proviennent selon Jean-Jacques Haegelsteen « d’une partie de la terrasse. Les deux colonnes ioniques y supportaient un balcon précédant la chambre de notre grand-mère ». Le portail ancien, d’une travée, est surmonté d’une belle baie d’imposte et porte la date de 1635. Les armoiries ne sont pas identifiées. Les montants et l’encadrement des ouvertures sont finement moulurés.



On ne visite pas.




SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003