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Statig neoklassiek paleis van architect Payen


Château de La Berlière - 7812 Houtaing (Ath)



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  • Voici un des plus beaux châteaux du pays. L’architecte Payen y a déployé son sens du faste, à l’intérieur comme à l’extérieur. © Philippe Farcy

  • Si le château remonte à 1793, les dépendances datent des années 1850 à 1890 environ. Les écuries ci-dessus sont spectaculaires.En face d’elles, un ensemble de très jolies maisons abritaient le personnel. Mais qui est l’architecte ? © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Château de La Berlière
Ligging 7812 Houtaing (Ath)
Bouw 1793
Stijl Neoklassiek
Architect Antoine Payen de Oude (1749-1798)
Huidige bewoners Collège La Berlière
Toewijzing School en internaat
Bescherming Beschermd op 13 januari 1977; site beschermd op 29 augustus 1994

Laatste update : 12/01/2013


Ces écoliers se doutent-ils de leur chance ?


Malgré son état extérieur défraîchi, La Berlière n’a guère en Belgique d’alter ego. La Berlière est une merveille, certes abîmée par une jeunesse inconsciente, mais qui fait vivre cet énorme vaisseau. On regrettera que les ornements de plomb et de zinc – toitures et consoles de la balustrade qui court tout au long du faîte – ne soient pas à la fête. Les sculptures se fendent mais pas de rire. Et les berges des étangs s’affaissent. La Berlière est pourtant classée depuis le 13 janvier 1977 pour tout le bâti, les étonnants et magnifiques communs érigés au milieu du XIXe siècle compris, et, depuis le 29 août 1994, pour le site. Cette demeure exceptionnelle a été conçue par l’architecte tournaisien Antoine Payen, dit le Vieux, auteur de Froyennes et de Hingene.



Drève de bonne odeur

On accède à La Berlière par une grille classique et une magnifique drève de huit cents mètres où, au printemps, de bonnes odeurs se mêlent. Si on vient de Ligne, l’entrée est plus majestueuse encore, la perspective en moins. La Berlière viendrait, comme le signalait Thérèse Cortembos en 1977, du mot berle, une sorte de cresson poussant dans les marécages. Le domaine de 150 ha de bois, de bouquets d’arbres généreux et de pâtures compte trois étangs. Il est divisé en quatre lots dont 25 ha pour le collège.



Sobriété

Le château ceint d’eau sur trois côtés se présente en U. Il est cantonné par quatre tours carrées aux angles, composées d’une seule travée et hautes chacune de trois niveaux (sans compter le soubassement en calcaire des caves percé de jours carrés). Les façades, cimentées alors qu’elles devraient être enduites, ne comptent que deux niveaux. Ces tours offrent l’appoint de verticalité que réclame l’édifice conçu principalement sur des lignes horizontales. Celles-ci sont soulignées par trois bandeaux plus les corniches séparant les niveaux. Les ailes latérales sont en léger retrait, ce qui ménage des terrasses; elles sont ouvertes au rez par quatre hautes baies en plein cintre.

Les autres fenêtres sont rectangulaires, de hauteurs et de largeurs dégressives. Celles des tours, au rez, sont sommées de frontons; les faces intérieures sont percées de cinq oculi. On appréciera les chaînages d’angle de ces tours, de même que l’avancée des caves sur l’étang (face sud); elle sert de terrasse à la partie en faux avant-corps de l’élévation comptant neuf travées. Les consoles d’appui, superbes, sont en métal furieusement rouillé, comme les girouettes. La façade nord sert bien sûr d’accès. Le perron est animé de sphinges. Les trois travées centrales sont sommées d’un fronton aux armes des édificateurs : Ennetières / Sainte-Aldegonde de Noircarme. Les décors intérieurs sont de grande importance, à l’instar de la cage d’escalier, du salon bleu, de la salle à manger et de l’ensemble des parquets qui eux sont déjà fort abîmés.



Grandes familles

La terre de La Berlière appartint aux Ligne au XVe siècle, puis aux comtes de Saint-Genois des Mottes auxquels succédèrent les marquis d’Ennetières. Pour eux, la terre fut érigée en baronnie en 1664 puis en marquisat en 1680. Le comte Octave d’Oultremont de Duras (1815- 1898) épousa la dernière des Ennetières, Marie-Rose, fille de Frédéricq, comte de Mouscron et d’Hust, baron de Heule et de La Berlière, et de Félicité (des barons) de Draeck de Ronsèle (Batenborch). Le bien passa à la famille Motte, lainiers de Roubaix, de 1913 à 1938, sans que la dernière date ne soit certaine. Après la guerre, le domaine fut vendu à travers une société immobilière en 1946. Quatre lots furent constitués. Le collège des Pères Joséphites n’en possède qu’un.




SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003

Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel IX, Hobonia 2001