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De trieste aanblik van La Closière


Château de La Closière - 7100 La Louvière



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Kategorie : Informatie Business Evenementen
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  • L’ancien château de la famille Boch, folie d'un industriel, a déjà perdu bien des décors extérieurs. La Ville voudrait en plus transformer les potagers de l’ancien parc en un carrefour routier. Où est le respect dû au patrimoine ?

  • L’œuvre de Poelaert à La Louvière périclite.



Officieel Naam Château de La Closière
Ligging 7100 La Louvière
Bouw 1857-1862; 1953
Stijl Eclectisch, met overwicht neo-Tudor en neoklassiek
Architect 1857-1862: Joseph-Philippe Poelaert; 1953: M. Malcorps
Huidige bewoners Forem
Toewijzing Kantoren
Bescherming Niet beschermd goed

Laatste update : 03/01/2013


Quel avenir pour ce chef-d’œuvre de Poelaert ?


Nous sommes presque au cœur de la ville de La Louvière dans l’ombre de ce que fut La Closière, lieu ouvert à tous pour quelque temps encore, devenu cafardeux, exception faite des superbes décors de boiseries et de l’escalier d’honneur conservés à l’intérieur. Lors de son édification, cette demeure de prestige était encore en pleine campagne et possédait 15 hectares de parc. De cette surface, mitoyenne du parc aménagé par Gustave Boël à la fin du XIXe siècle, il ne reste rien. Le domaine a été remplacé par des parkings quand il n’a pas été loti jusqu’au nez des façades et qu’ailleurs on le transforma en potagers privatifs. L’architecte choisi par Victor Boch, le père d’Anna Boch (1848-1933), peintre illustre, n’était pas n’importe qui. Il s’agit de Poelaert (1817-1879). Joseph-Philippe Poelaert fut élève de T.-Fr. Suys à l’Académie de Bruxelles quand le peintre néo-classique François-Joseph Navez la dirigeait. Poelaert sera, juste après La Closière, l’homme du Palais de Justice de Bruxelles.



Rare commande privée


Avant cela précise feu Victor Martiny, Poelaert aurait imaginé l’hôtel de ville de Lincent dès 1840. C’est lui qui conçut l’exemplaire école communale n° 6 du boulevard du Midi (1849-1851). Puis, il dessina la Colonne du Congrès entre 1850 et 1859. Ensuite, il construisit l’église Sainte-Catherine à Bruxelles (1851-1887) juste avant d’attaquer l’église Notre-Dame de Laeken où reposent nos rois et princes. Et enfin, il aménagea l’opéra de La Monnaie de 1855 à 1856. La Closière est donc une rare commande privée pour Poelaert. Elle fut toutefois soumise comme en témoigna Anna Boch, à la folie du créateur. L’architecte dont la gestion du dossier fut « cahotique », était soutenu par le père Boch au grand dam de Madame Boch son épouse. Anna témoigna plus tard : « Ma pauvre maman vit grandir cet éléphant avec une réelle terreur. Monsieur Poelaert entraîna mon père dans des travaux énormes ». Victor Martiny, co-auteur en 1980 d’un catalogue intitulé « Poelaert et son temps », signalait que le château fut vendu à l’Etat; celui-ci y installa l’Onem devenu le Forem.



Sans affectation


Cet Office y est toujours, mais il va déménager en 2004 dans un immeuble en ville. Le château va bientôt entrer dans l’incertitude et sans affectation claire il risque d’être livré au vandalisme. La commune de La Louvière envisage même de changer les rares espaces verts qui entourent le château en un réseau routier avec rond-point. L’incurie n’a pas de limite. La Closière sera alors condamnée à mort. Mais revenons-en à Poelaert et à Boch. Victor Martiny constatait dans son livre les appréhensions d’une partie des commanditaires soumis à la fantaisie la plus débridée du maître dont on n’explique pas pourquoi il imagina une moitié de château en style gothique néo-Tudor mâtiné d’influences mauresques et l’autre moitié en style classique. La vision actuelle du château de deux niveaux posés sur un haut soubassement percé de jours quadrilobés ne rend plus cette effervescence jubilatoire de l’art des tailleurs de pierre.



Un palais privé de ses décors


La partie d’esprit Tudor a été largement dépiautée de ses décors. Si on accède au château par un large escalier à double volée, on a abattu les deux vérandas qui flanquaient l’entrée principale. Celle-ci, pareillement rasée, était posée en avancée et offrait à l’étage une élégante terrasse. Les bow-windows et les autres vérandas de fer et de verre répartis sur le pourtour ont été sacrifiés. Les éléments du couronnement de la toiture ont disparu à l’instar de la tour hexagonale orpheline de son ultime étage. Au même niveau, les tourelles d’angles et d’avant-corps, les cheminées vraies ou fausses et une partie de la balustrade faîtière furent anéanties. Les réseaux d’arcatures passèrent à la cure d’amincissement. La Closière, liftée à la sauce moderniste est depuis longtemps dénaturée.

Et le martyr trouva son aboutissement par la construction en 1953 d’un appendice fonctionnel latéral dessiné par Malcorps. Malcorps agissait à la demande de l’Union des Centrales Electriques du Hainaut qui aurait acheté le lot le 19 octobre 1928 aux consorts Scaillée (Alfred et Antoine) et Mannès, Jacques-Joseph, propriétaires à Bruxelles, par acte passé chez Me Ribaucourt à La Louvière. En juillet 1959, l’Union vendait 38 ares et 50 centiares contre 3 millions de francs à l’Office du Placement et du Chômage. 


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003