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De Freuheu van de Messerschmitts


Le Freuheu - 4900 Spa



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  • Le Freuheu, construit pour les Messerschmitt, est une de ces résidences de qualité qui peuplent en grand nombre les belles avenues spadoises. © Philippe Farcy



Officieel Naam Le Freuheu
Ligging 4900 Spa
Bouw 1908
Stijl Lodewijk XVI
Architect Marcel Hansen; aannemer: Marcel Jehin
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Niet beschermd

Laatste update : 06/01/2013


D’après Marc de la Brassinne qui a vécu dans cette demeure de l’avenue Henrijean avec sa première épouse Marie-Bénédicte Ruffo de Calabre (°1956) durant les années nonante, le château aurait été construit pour un membre de la famille Messerschmitt, proche parent de Willy, l’ingénieur d’aviation bien connu. Pironet et Jehin ne reprennent pas cette information et citent comme premiers propriétaires M. Pirlot uni à une demoiselle Nagelmackers. En 1913, la résidence était aux mains de Mme Schlief. La guerre venue, comme toutes les grandes bâtisses – on en compta quarante-six – Le Freuheu fut réquisitionné. Il devint un centre médical pour les soldats frappés de la grippe espagnole. Le petit parc servit de cimetière temporaire aux malades qui ne se relevèrent pas. Après le conflit, la maison fut reprise par le docteur Declerfays qui y installa vers 1935 un centre de cure thermale. Après la Seconde Guerre mondiale, Le Freuheu fut acheté par le bâtonnier Collignon.


Le château de style classique est construit en briques enduites et pierre (sans doute bleue sous la peinture jaune et blanche qui unifie les façades en totalité). De plan massé, il s’étire sur trois larges travées de chaque côté. Les angles des façades sont ornés de refends. La maison monte sur deux niveaux posés sur un soubassement qui rattrape la déclivité du terrain. Les étages sont sommés de toitures très raides, créant un effet de mansarde. Mais au-delà d’une corniche débordante en zinc, le toit semble plat. La toiture d’ardoises est garnie de lucarnes variées, parfois en plomb quand elles sont circulaires. Les niveaux sont nettement séparés par des bandeaux larmiers. Ils font le lien entre les baies au niveau de leurs appuis et au-delà des montants supérieurs. Les baies inférieures sont en plein cintre tandis que les baies hautes sont à montants plats. Une baie à l’ouest bénéficie d’un balcon. La face nord profite au rez d’une petite terrasse où se remarquent deux superbes dragons ailés. L’accès à la propriété s’effectue par une très belle grille en fer forgé. Elle s’appuie sur le très joli pavillon des gardiens. Dans le fond du parc se trouve un garage et une desserte de jardinier de style Louis XVI.



On ne visite pas. La demeure se voit de la rue.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005 
Louis Pironet, Histoire et Archéologie Spadoises, décembre 1980