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Les Sorbiers is omgevormd tot gastenverblijven


Château des Sorbiers - 4900 Spa



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  • Les Nieulant-Meyers firent construire un château éclectique très réussi à partir d’une villa plus modeste. © Philippe Farcy

  • Les dépendances des Sorbiers font penser à la Normandie. Leur élégance est évidente. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Château des Sorbiers
Ligging 4900 Spa
Bouw 1898-1899
Stijl Eclectisch, Vlaamse neorenaissance
Architect Charles Soubre; aannemer: Jehin-Decerf
Huidige bewoners Les Sorbiers (Hôtel)
Toewijzing Gastenverblijf
Bescherming Niet beschermd goed

Laatste update : 03/01/2013


Un superbe castel voué exclusivement aux touristes hollandais.


Sur la rue de Barisart au n° 215, Les Sorbiers apparaissent comme une des résidences les plus importantes en taille mais aussi parmi les plus heureuses en termes esthétiques. Le château a été posé sur la pente ce qui limite la profondeur du terrain (de 2 ha 59 a et 39 ca) dont la colline boisée s’arrête près des façades arrières. Il a été érigé en 1898-1899 et dessiné par l’architecte bruxellois Charles Soubre (1846-1915) sans doute à partir d’un bâti plus ancien. Cet artiste était venu à Liège pour profiter de l’Exposition universelle de 1905. Il y resta et y créa divers bâtiments prestigieux dont, en collaboration avec J.-L. Hasse, le Palais des Beaux-Arts situé dans le parc de la Boverie, entre la Meuse et la Dérivation.


Bulbe et flèches


On lui devra, toujours à Liège, plusieurs hôtels de maître sur les boulevards Piercot et Frère-Orban. Ici il a agi seul et, s’il aima le style classique en 1908, en 1898-1899 il favorisait le style national à la sauce flamande piquée d’influences éclectiques allant du Baroque à la Renaissance. Le château est de plan massé. Il est totalement érigé en briques et monte sur deux niveaux. Il s’illustre par ses bandeaux et divers éléments décoratifs mais surtout par l’élancement de ses tours ronde et octogonale. Elles calent la façade centrale. La tour octogonale et son toit en cloche ont malheureusement perdu leurs bulbes superposés et la flèche piquée à son sommet. Le pignon orienté au sud est plat. Les toitures sont couvertes d’ardoises.

L’architecte a joué avec des tourelles en échauguettes et des pignons. Le plus important se voit sur la cour d’accès. Il a été décoré de crénelages et d’une haute baie à petits-bois, sommée d’un cartouche armorié. On y voit le casque de tournoi d’or des vicomtes de Nieulant et de Pottelsberghe, jadis propriétaires du château de Leeuwergem à Sotteghem (Zottegem)), mais aussi d’Opdorp et encore du Risoir à Haute-Croix (Heikruis). Ici il s’agit du vicomte Armand, né le 28 mai 1851 et décédé à Anvers le 5 novembre 1905. Il était l’arrière-petit-fils d’Hubert, seigneur de Ruddervoorde et de Coudekeuken. Il était surtout le fils de Maurice, général-major et de Mathilde van den Berghe, née en juillet 1819 à Ekeren comme fille de Charles et d’Henriette Moretus. Armand fut l’époux de Caroline Meyers, née le 12 avril 1859. C’est elle qui acheta le domaine à la succession de Madeleine Havenith décédée en novembre 1894. Madeleine, épouse séparée de l’avocat liégeois Louis de Buggenoms, avait acheté le terrain en vente publique le 7 novembre 1889. À la mort de Madeleine en 1894, Les Sorbiers étaient constitués d’une villa, d’écuries et de remises. Le père et le fils Buggenoms (Ludovic), indivis, décidèrent de vendre le bien par adjudication. Celle-ci eut lieu le 11 décembre 1899.


Vente entre voisins de Sotteghem


C’est ce jour-là que Caroline Meyers devint propriétaire. Le 29 novembre 1920, Caroline céda son domaine à Désiré Schockaert, industriel de Sotteghem (Zottegem), né le 22 octobre 1872. Désiré était marié avec Irma Vanden Noortgaete. Ils eurent trois enfants. M. Schockaert décéda en juin 1935 et ses quatre héritiers vendirent Les Sorbiers le 10 décembre 1937 à Georges, baron Meyers (1869-1950), époux de Irma Timmermans. Il s’agissait, nous dit le baron Paul Meyers, « de mon grand-oncle qui était avocat. Il fut sénateur et bourgmestre de Tongres. Il avait épousé en 1897 une demoiselle de Bruxelles, Irma Timmermans, née le 9 février 1877, mais elle décéda avant lui alors qu’elle était plus jeune de huit ans. Elle s’en alla en 1947. Seul et fort malheureux, il laissa le château à des religieuses ».

Paul Jehin écrit que les religieuses protestantes s’étaient installées aux Sorbiers dès le printemps 1944. En septembre lors de la libération de la cité, les Américains transformèrent le château en grande boulangerie pour la Première Armée. En 1953, la maison fut reprise par les Mutualités Catholiques de Don Bosco qui y recevaient des enfants pendant les vacances et des personnes âgées hors saison. On construisit alors deux nouveaux grands bâtiments : Bahychamps, et ce que l’on nomme aujourd’hui Le Cottage (et qui était alors une grande salle de fêtes et une chapelle).

Dans les années 80, le domaine fut racheté afin d’y exploiter un hôtel-restaurant : le restaurant se trouvait à Bahychamps, tandis que les chambres d’hôtel se situaient à Bahychamps, au premier étage de l’auberge, et au second étage du château. Le propriétaire habitait au rez-de-chaussée et au premier étage du château, tandis que ce que l’on nomme aujourd’hui Le Cottage restait une salle de fêtes et une chapelle.

Fin 1998, le domaine devenait la propriété des exploitants actuels, la famille Van Dessel, qui allèrent transformer les bâtiments en maisons de vacances, tout en augmentant significativement la qualité des prestations.

La chapelle (aujourd’hui Le Cottage) devint une conciergerie. En 2003, tous les bâtiments reçurent leur propres jardin et parking privés, ceinturés de murs : c’est à cette occasion qu’il fut décidé d’abattre la moitié de la grande salle de fêtes, de façon à pouvoir aménager un jardin et une terrasse pour le château. La moitié subsistante (dont la conciergerie) fut transformée en 2005 en une nouvelle maison de vacances : Le Cottage. Désormais, depuis la fin des années nonante, on peut y résider en groupe ou en famille pour des périodes de durée variable.


Le château se voit de la rue.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005