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Antiek in Fosteau


Château du Fosteau - 6530 Leers-et-Fosteau (Thuin)



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  • Fosteau est un ensemble castral très complexe jadis bien défendu. © Philippe Farcy

  • Vu depuis le large étang, on aperçoit le château-ferme sous un aspect romantique. © Philippe Farcy



Officieel Naam Château du Fosteau
Ligging 6530 Leers-et-Fosteau (Thuin)
Bouw Van de XVe tot de XIXe eeuw
Stijl Traditioneel
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning & antiekhandel
Bescherming Beschermd op 2 april 1979

Laatste update : 04/01/2013


Dans les plaines ondulantes de la Thudinie vit pleinement le château du Fosteau.


Entre le bois Lyon et celui des Agaisses, un peu perdus dans les champs, émergent les blocs massifs du château-ferme du village de Leers-et-Fosteau. Il a pour voisins assez proches trois domaines Merode, à savoir Solre-sur-Sambre (par héritage des Wignacourt), Ham-sur-Heure et Loverval. La France est à un autre jet de pierre. Jadis, le fonds appartenait à l’abbaye de Lobbes. En 1235, les moines octroyèrent un fief en ces lieux au profit de Gilles de Barbençon. La terre dépendait du comté de Hainaut. La première personne nommée y résidant est Simon de Semonsies, signalé là en 1382, comme seigneur foncier et hautain. Vers 1400 apparaît Jean des Sars puis, par mariage, le domaine passa en 1562 à Louis de Zwenne. Celui-ci inféoda la terre à la principauté de Liège. Son fils Pierre s’étant ruiné, il dût vendre en 1599. Nicolas de Marotte, d’une lignée de maîtres de forges, allait profiter de l’aubaine, mais à dire vrai, le château et son enceinte scandée de tours étaient très abîmés. Il procédera d’ailleurs à beaucoup de travaux d’aménagements et d’agrandissements.

Au XVIIe siècle, apprend-on dans Le grand livre des châteaux, éd. Vokaer, 1976, la propriété passa aux Henry puis aux Jamblinne pour aboutir chez les marquis d’Aoust. Ceux-ci furent propriétaires durant une bonne centaine d’années et firent entrer Fosteau chez les Barbentane. Madame Legeay, leur héritière, était propriétaire du domaine après la Seconde Guerre mondiale. Elle vendit le château et quelques terres en 1980 à Albin van Hoenacker, issu d’une lignée d’antiquaires courtraisiens. Depuis lors, le château a été totalement restauré. Il est devenu un lieu d’exposition de meubles et d’objets anciens. Une fois encore, des antiquaires ont cassé leur tirelire pour sauver une part de notre patrimoine.


Quatre tours circulaires

La demeure est d’une relative complexité dans sa disposition. Les éléments les plus anciens datent du XIIIe siècle et les plus récents du XXe, quand les Barbentane agrandirent la ferme et créèrent une seconde cour. Les logis principaux et la ferme sont enserrés dans un quadrilatère dont le plan remonte au XVIIe siècle. Une grande cour joliment pavée part du château pour descendre vers l’exploitation.

Le Fosteau est avant tout construit autour d’une maison forte, jadis entourée partiellement de fossés, ce qui explique les traces de pont-levis sur l’est et à l’une des entrées de granges. La maison en U avec un retour d’équerre sur l’est est piquée de quatre tours circulaires engagées. Deux autres soulignent de leur présence les traces de l’ancienne enceinte. Deux des tours de la maison furent érigées comme cage d’escalier pour mener aux trois étages inégaux de la résidence. Celle-ci est constituée sur ses deux premiers niveaux de blocs de calcaire. Ils montent sur près de huit mètres. Ensuite, la maison, sous l’impulsion du sieur Marotte, se poursuit en briques et pierre bleue.

Entre une des tours et le corps oblong de la demeure pend encore une latrine. Elle est posée sur deux corbeaux (consoles) en quart de rond. L’aération de ce lieu d’aisance se faisait par une mince baie à linteau droit.


Chiens de faïence

Ce puissant bâtiment couvert d’une toiture d’ardoises à croupe est, depuis le XVIIIe siècle, complété par deux ailes perpendiculaires. La première aile construite en L fut aménagée vers 1740, à l’ouest. Vers 1750-60, une nouvelle aile fut construite à l’est contre la maison forte afin de créer le U. Ces ailes s’élèvent sur deux niveaux sous une bâtière à coyau. Les étages sont séparés par des bandeaux. Les baies sont garnies de linteaux échancrés et de montants harpés. On ne vous a pas parlé de la maison du censier, ni des granges, ni des étables (longues et sur deux niveaux), ni des jardins et du potager. Tout cela, ou presque, est à voir.


Sur rendez-vous, c’est plus prudent. Les chiens de garde sont en faïence. Pour une fois!



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 
Le grand livre des châteaux de Belgique, sous la direction de Luc Fr. Genicot, Vokaer 1976