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Assenois, réceptacle d'un kasteel uit de 17de eeuw dat domweg verdwenen is


Château d'Assenois - 6640 Hompré (Vaux-sur-Sûre)



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  • © Philippe Farcy

  • Assenois, c’était surtout le vieux château sottement détruit en 1942. Le château actuel perpétue le souvenir de son prédécesseur. © Philippe Farcy



Officieel Naam Château d'Assenois
Ligging 6640 Hompré (Vaux-sur-Sûre)
Bouw 1910-1911
Stijl Traditioneel
Architect Waarschijnlijk Collinet uit Luik
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Niet beschermd goed

Laatste update : 12/01/2013


Le fief des Berlo-Suys perdure dans ces murs récents.


Non loin de Bastogne sur Hompré, Assenois fut une terre des comtes de Berlo de la branche de Suys. Le château vieux que les villageois regrettent toujours, était tout enduit et peint en rose pâle. Il fut démoli en 1942 après que Charles de Coune l’eut vendu à un entrepreneur de Charleroi. Celui-ci cassa tout pour récupérer la totalité des décorations de boiseries. Il n’en reste rien qu’un champ non loin de l’église. Il se composait d’un corps de logis central de deux niveaux sous une toiture d’ardoises mansardée de forme presque pyramidale tant les croupes étaient larges. On y comptait quatre travées. Deux ailes latérales en équerre produisaient un effet de cour intérieure. Elles étaient larges d’une seule travée. Le titre de château fut repris par l’édifice qui nous occupe présentement. Posé à flanc de la colline qui domine le village, c’était une résidence secondaire par rapport au château. Le bâtiment est érigé en moellons de grès. Les quatre travées du logis sont assorties de deux travées supplémentaires au nord, en forte avancée. À l’arrière, pointe une tour carrée à toiture en pavillon à coyaux. Les toitures de la maison sont affublées de lucarnes rampantes à trois ou quatre carreaux.

Émile Tandel signalait en 1891 que le domaine avait appartenu à un chevalier espagnol, don Pedro, dont il ne connaît pas le nom. Ce Pedro N. vendit la terre au comte de Berlo. Les Berlo rachetèrent après un long procès une autre partie de cette seigneurie à la petite-fille de François du Trux, sire de Vance qui avait convolé avec M. de Favechamps. Dans l’église, on voit les épitaphes de Mme de Carcano, née de Maar de Ville, dame haute justicière d’Assenois, décédée le 31 décembre 1750 et celle du comte de Berlo. Carcano était-il le nom de don Pedro ? Dans le cimetière, les tombes parlent mieux encore et sont des livres d’histoire. Elles confirment que le vieux château appartenait à Marie-Léopold comte de Berlo-Suys, propriétaire de la terre de Berlo, de Maleve (sic) (Perwez-en-Brabant), Assenois et autres lieux (Hozémont) dont Stolzembourg sur l’Our. Cette rivière au Luxembourg, forme la frontière avec l’Allemagne. À Stolzembourg, se trouvent toujours les ruines d’un château fort. Dans son enceinte, un petit château fut construit vers 1900. Il y avait jadis en ce village proche de Vianden une importante mine de cuivre qui se visite encore. Les Berlo en furent peut-être propriétaires.


Politiciens en vue

Notre comte était, de Sa Majesté Impériale et Royale, justicier du siège des nobles du pays de Luxembourg. Il décéda en son château d’Assenois en 1799. Sa mort sans hoirs créa une dispute entre deux dames Berlo. On vit Marie-Ferdinande, née à Assenois en 1762 et décédée à La Neuville en 1831, intenter une action. Elle était la fille de Léopold-Joseph de Berlo-Hozémont-Suys et de Marie-Victoire, baronne de Ledebur de Püritz. Elle fut ensuite l’épouse du comte Félix de Lannoy-Clervaux. Sa naissance lui permit de réclamer le lot, d’autant plus que son fils Adrien épousa Amélie de Tornaco, fille du baron Charles (1763-1837), uni à Élisabeth de Berlo-Suys. Le procès intenté donna le domaine à Élisabeth (1775-1856), dernière de son illustre nom. Son Charles de mari était maire de Luxembourg et le fils du baron Jean-Théodore et de la baronne Anne-Marie de Tornaco, dame de Vervoz. Le fils d’Élisabeth et de Charles-Auguste, Victor, fut ministre d’État, député au Luxembourg et chambellan de Guillaume Ier de Hollande-Luxembourg. Il épousa la veuve d’Alexandre de Coune (1811-1837), née Anne de Beghein (1811-1890), originaire de Vaux-sous-Chèvremont. Des cinq enfants Tornaco, Arnould seul (1840-1885) hérita d’Assenois. Il était député du Luxembourg et son monument funéraire, superbe, est à voir près de l’église du village. Il ne se maria pas. Dès lors Adolphe de Coune (1837-1904), issu de la première union de sa mère Anne-Marie-Louise, racheta les parts de ses cinq demi-frères et sœurs à la mort d’Arnould. Le bien fut transmis ensuite à son fils Jules (1869-1925) marié à la comtesse Laure du Monceau, née au Kapelhof à Reckheim en 1862. Elle entra dans l’éternité en 1933. Puis leur fils Eugène (1905-1981) se chargea du bien. Il avait plu à Denise baronne d’Overschie de Neeryssche, vicomtesse de Ruremonde (1902-1994). Leur fils Guy est toujours résident en ce lieu fort agreste.

On ne visite pas. Par contre, il faut aller au cimetière. 


SOURCES:
Philippe Farcy
Emile Tandel, Les Communes luxembourgeoises, Institut Archéologique du Luxembourg 1889-1894


HOMONYMIE
:
Château d'Assenois, 6860 Assenois (Léglise)