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La Margelle, laatste van de vier kastelen in Étalle


Château de la Margelle - 6740 Etalle



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  • Le château de la Margelle ou de la Grosse Tour est un témoignage intéressant et rare d’un passé prestigieux.



Officieel Naam Château de la Margelle
Ligging 6740 Etalle
Bouw Rond 1280-1283
Stijl Traditioneel
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Niet beschermd

Laatste update : 12/01/2013


Voici l’un des très rares témoignages de l’architecture civile de la fin du Moyen Âge, près de la Gaume.


Comme l’écrivait Émile Tandel en 1890, Étalle était un lieu très bien fréquenté dès avant le XVe siècle car on y comptait rien moins que quatre châteaux. Celui qui nous occupe ici est le dernier subsistant. Des études dendrochronologiques ont permis de donner une date d’édification vers 1280-1285, ce qui fait de cette maison une des plus anciennes résidences habitées du royaume. La demeure est posée juste à côté de la Semois. À 400 mètres de là au nord, on trouvait encore des ruines en 1890. Un troisième était nommé « La Mouche d’Ethe ». Du quatrième, sous Tandel, il restait quelques bribes. En 1260, le sire du lieu reprit les dîmes à Henri de Luxembourg et à sa femme Marguerite de Bar. En 1354, le comté de Chiny et donc Étalle, mais aussi Montmédy, furent rachetés par le duc Wenceslas de Luxembourg.


Trux et Argenteau

La seigneurie d’Étalle fut vendue au duc de Luxembourg seulement en 1370 par Robert, duc de Bar. Les Bar firent retour à Étalle à un moment indéterminé car Tandel signale que, par une convention de septembre 1533, les Luxembourg devaient tenir en fief des Bar, la seigneurie d’Étalle. Entre-temps dès 1512, Henri du Trux résidait ici. Les Trux étaient seigneurs de Vance et de Sainte-Marie, en partie. Ils habitaient au château de Lenclos de l’autre côté de la rivière vers le sud et Sivry. Henry de Trux avait une arrière-arrière-grand-mère née Marguerite d’Argenteau (vers 1335). Henry avait épousé Anne de Sterpigny. Leur fils Antoine détint la maison; il avait convolé avec Catherine de Sivery. François, frère d’Antoine, était seigneur de Vance. Son petit-fils Barhélemy fut seigneur de Strainchamps. Sa petite-fille qui avait été mariée avec un Favechamps, allait vendre Assenois au comte de Berlo (› p. 216). En 1714, les Trux étaient divisés en quatre branches sur Vance, Strainchamps, Saint-Léger et Longwy-Étalle. Les descendants des Trux vivaient toujours à la Margelle en 1890. Tandel ne peut donner que quelques bribes sur les familles détentrices des droits sur Étalle. Il cite des pierres tombales conservées en l’église du village. On y vit François de Senocques, seigneur de Brieule sur Meuse ? et de Bourus ?, époux de Marie de Sivery. Il décéda en 1611; sa femme l’avait précédé en 1607 dans l’autre monde. Ensuite, on trouva André de Blanchart, mort en 1729, et Cornille de Senocques, haut justicier d’Arloncourt. Il était aussi capitaine au régiment d’Ouren (Tavigny). Cornille suivit son homme en 1750. Mais s’agissait-il des mêmes droits seigneuriaux ?


Plus qu’un simple donjon


Comme l’écrivait en septembre 2003 Pierre Dulieu, la grosse tour était, outre un donjon, le siège de la seigneurie d’Étalle. Elle contrôlait le gué et le passage de l’ancienne chaussée romaine. En retrait de la chaussée principale, la bâtisse monte jusqu’à 14,60 mètres sur trois niveaux inégaux sous une toiture en bâtière d’ardoises à brisis. Les murs épais d’un bon mètre et demi plongeaient jadis dans l’eau des douves. Le deuxième niveau comportait la salle de séjour du seigneur, ce qui voulait dire que le niveau domestique était au rez-de-chaussée. Comme à Rotselaer, on accédait directement au deuxième niveau par une échelle ou un élément mobile en bois. Le rez était aveugle ou peu s’en faut. Au « bel étage » comme on dirait aujourd’hui, les éviers possédaient un système d’évacuation intramural terminé par des gargouilles. Le troisième niveau sous les combles, accessible par un escalier intra-mural comme à Moriensart laisse apparaître un créneau. Peut-être la tour était-elle ceinturée de ce système d’observation et de défense. La face nord montre des traces de transformations au début du XVIIe siècle, ce qu’est venu confirmer l’étude des poutres dont on sait que les arbres furent coupés en 1602. À cette époque, l’accès par le rez côté nord est rendu possible. À l’angle du troisième niveau, on construisit une bretèche pour défendre la nouvelle entrée. On appréciera encore la charmante échauguette en encorbellement qui n’est pas sans évoquer celle de Sterpigny. En 1843, une ferme fut construite contre la paroi est. Dans les années quatre-vingts, les nouveaux propriétaires rendirent à cette intéressante demeure sa part de prestige.



On ne visite pas. La maison se voit de la rue.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005