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Froyennes, het vergeten juweeltje van le Tournaisis


Château de Beauregard - 7503 Froyennes (Tournai)



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  • Entouré d’eau sur trois côtés, Froyennes repose sur de hautes caves et joue sur les contrastes colorés. © Philippe Farcy

  • La rigueur constructive de Froyennes a été renforcée par l’ajout d’un étage; mais que d’élégance tout de même. © Philippe Farcy



Officieel Naam Château de Beauregard
Ligging 7503 Froyennes (Tournai)
Bouw 1795
Stijl Neoklassiek
Architect Antoine-Joseph Payen le Vieux (1749-1798)
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning, te koop
Bescherming Beschermd op 4 november 1976

Laatste update : 29/05/2015


Œuvre française en terre belge.


Coincé entre l’autoroute qui conduit vers Lille et la cité épiscopale de Tournai qui englobe Froyennes désormais, le château de Beauregard, entouré par un étang sur trois de ses façades, ne doit plus sa protection qu’aux 15 hectares qui l’entourent. Les arbres du parc sont souvent superbes et rares, parfois classés comme le ginkgo considéré comme le troisième plus ancien de Belgique. Il y a trente-huit ans, les propriétaires actuels héritèrent du domaine. Madame, née baronne de Viron, s’éloigna un peu plus des souvenirs engrangés dans le beau et fantasque château familial de Dilbeek pour entrer dans la douceur pastel des décors stuqués de Froyennes.



Cousinages franco-belges

La propriété n’a jamais été vendue depuis son acquisition et la construction immédiate du château qui débuta dès 1795. Le commanditaire se nommait Hippolyte Marescaille de Courcelles. C’était un Français, président de la Cour d’Appel de Douai. Les Le Bègue de Germiny sont d’une lointaine noblesse originaire de Normandie établie en Lorraine au XVIe siècle. Une branche prit le nom du village situé à quelques kilomètres de Nancy. Au XVIIIe siècle, une autre branche, les Le Bègue de Chantreine, devint comtale par la volonté du duc Léopold de Lorraine.

On notera qu’un autre comte de Germiny fut l’édificateur du magnifique château de Sassy (près d’Alençon), vers 1760. Ce château appartient de nos jours au duc d’Audifret-Pasquier. Antoine de Germiny, descendant du général de Germiny qui vivait à Froyennes en 1900, est le fils du comte Jean et de Geneviève (des marquis) de Partz de Pressy. Les Partz possédaient le château de Willeman, au Parcq, près de Hesdin (Pas-de-Calais). On se souviendra par ailleurs que leurs cousins de la branche des Partz de Tournay avaient construit le château de Viane près d’Enghien dont héritèrent les barons Blondel de Beauregard qui, eux, profitaient d’un autre château à Auchy, soit à un kilomètre du Parcq. Par ici, les frontières n’existent guère.

L’architecte choisi pour Froyennes, originaire de Tournai, avait déjà construit les châteaux de La Berlière près de Ath et celui de Hingene sur l’Escaut anversois.


Si on compare l’élévation de Beauregard avec celles de ses voisins érigés en Artois à la même époque, on se rend compte que Froyennes participe d’un même élan néoclassique. Mais à la différence des châteaux plus anciens d’Avesne près d’Amiens, ou de Hamerouck à Cassel, Beauregard date de 1795, au sortir des terribles troubles révolutionnaires. Froyennes a sans doute un frère presque jumeau dans le château de Branchon près de Eghezée.



Fausses tours d’angle

Le château tournaisien a été édifié en briques chaulées, animées d’une pierre blanche proche du tuffeau. Il se présente comme un massif quadrilatère de quatre niveaux si on tient compte du haut soubassement de caves qui émerge de l’eau. Ce niveau est scandé de jours carrés. La façade principale étant, à ce niveau, précédée d’une suite de quatre piles à refends qui soutiennent une terrasse dont la longueur équivaut à l’avant-corps sous fronton. La façade principale donnant vers l’entrée du parc est dessinée en U et ne monte que sur trois étages bien séparés par de larges bandeaux sous une bâtière d’ardoises assez plate à coyaux.

Les deux ailes en ressaut larges d’une seule travée imitent l’effet de deux tours d’angle. Entre les ailes, l’architecte a disposé cinq travées de fenêtres rectangulaires à clé et chaînage. Les baies du rez sont en plein cintre et elles sont précédées d’une colonnade de six éléments dont les deux extrêmes sont à demi-engagées dans les murs. Les colonnes à chapiteaux ioniques soutiennent une large terrasse. Les façades latérales comptent cinq travées de largeurs inégales. Celle du centre est isolée par rapport à ses voisines. Payen avait au demeurant ménagé un retrait en arc de cercle de la travée centrale sur deux niveaux (ce sont ceux d’origine puisque le château a été surélevé en 1841) afin de créer une animation.

La façade principale donnant sur l’étang comprend sept travées. Les trois travées centrales, en léger ressaut, et disposées sous un fronton percé d’un œil-de-boeuf à petits-bois, offrent des baies cintrées au rez-de-chaussée.


On ne visite pas. Des chiens veillent et un perroquet raconte tout ce qu’il voit.



SOURCES
:
"Froyennes. Château à vendre: 3,2 millions d’euros", l'avenir.net 26 février 2015 http://www.lavenir.net/cnt/dmf20150225_00607418
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002