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Waha, zeldzaam klassiek in Famenne


Château de Waha - 6900 Waha (Marche-en-Famenne)



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  • Ce château aux lignes classiques profite d’une très large vue sur la Famenne. Bordé par une paire de dépendances, il est assorti d’un escalier fort rare en fonte.



Officieel Naam Château de Waha
Ligging 6900 Waha (Marche-en-Famenne)
Bouw XVIe, XVIIe en XIXe eeuwen
Stijl Neoklassiek
Architect Méringer of Wéringer
Huidige bewoners Château de Waha s.a.
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Beschermd op 15 januari 2002

Laatste update : 04/01/2013


Le château de Waha domine Marche. Posé sur le flanc d’une colline, sa vue est immense.



Waha. À ce nom de village, correspond un patronyme illustre que d’aucuns, comme Robert d’Awans en 1901, font remonter les origines certaines à 1106. Il en existe encore, plus discrets que leurs ancêtres, dont les charges en terres du marquisat de Luxembourg et en principauté de Liège furent importantes et riches de fruits, entendez sequins et autres écus ou patacons. Le lieu qui nous occupe n’est toutefois pas lié à l’histoire illustre de cette antique Maison des barons de Waha. Il y va du Waha d’aujourd’hui comme de beaucoup de châteaux « récents » posés après la Révolution française et ses suites sur les terres des seigneuries féodales. Certaines demeures prirent le nom de leur village comme à Bautersem. Le Waha en question est celui de la famille le Jeune qui résida en ces lieux de 1845 à 2004, mais dont la présence à Waha est plus ancienne d’une ou deux générations.

L’ancêtre commun aux le Jeune actuels était Lambert le Jeune marié à Louise de Lauro, jeune fille originaire des environs de Rodez. Lambert avait en réalité hérité de la vieille ferme château portant les ancres de 1665 jadis accrochées à la tour en hors-d’œuvre, abattue après 1945 et située juste en contrebas de la très belle église romane qui remonterait à l’an 1050. Se trouvant sans doute à l’étroit dans son logis en long privé de vue, Lambert décida de faire construire une nouvelle demeure. Dominant la plaine de la Famenne, elle était moderne sans doute, mais pas à la pointe de l’imagination architecturale. Vers 1840, il passa commande à l’architecte Méringer, dont on ne sait rien. Il serait originaire de Libramont, d’après Stanislas le Jeune. Vers 1845, la maison était achevée. Le Patrimoine monumental (T. 7, p. 385) donne les dates de 1842 à 1844. La bâtisse n’a pas changé depuis et affirme avec prestance sa dévotion au classicisme déjà en vogue chez nous comme ailleurs à la fin du XVIIIe siècle. Vers 1840, la vraie modernité était au romantisme et aux débuts des influences anglaises du style Tudor comme on pouvait l’admirer avec beaucoup de pittoresque à Nieuwenhoven avant un désastreux incendie dans les années 1930.



Généreuse pierre bleue


L.F. Génicot précisait en 1975 que la demeure de Waha était construite en briques enduites de gris et blanc. « Cela remonte à 1910 pour le mariage de mon père, Aloïs dit Gonzague et de notre mère née Gabrielle Henry de Frahan », nous signale encore Stanislas le Jeune. Il faut y ajouter l’emploi très généreux de la pierre bleue pour les trois bandeaux moulurés qui séparent les niveaux et pour les encadrements des baies. Les fenêtres des chambres sont de plus protégées par des larmiers, ce qui ajoute au rythme linéaire de la façade. Le perron haut placé entre les « tours » en exergue est lui aussi en pierre bleue comme les degrés limités par un garde-corps en fonte dont les balustres sont de style Louis XIV. Il manque les premiers balustres de part et d’autre de l’escalier. La pierre bleue est encore utilisée pour couvrir – chose rare – une sorte de cavité qui file le long de la seule façade donnant sur le terre-plein, sous les fenêtres en plein cintre des caves et cuisines. D’épaisses pierres recouvrent une sorte de vide ventilé, à moins qu’il ne s’agisse d’une échappatoire pour l’eau qui dévale des hauteurs. D’après Ludovic le Jeune, cela n’a guère d’usage particulier sinon d’être esthétique. La façade d’accès présente sept travées. Les paires de travées extérieures sont placées en légère avancée et limitées en leurs angles par des chaînages à refends. La maison grimpe sur trois niveaux dégressifs sous une toiture en bâtière couverte d’ardoises. Les avancées sont sommées de frontons percés d’oculis ovales à encadrements plats. Toutes les baies sont pourvues de leurs volets en bois, ce qui ajoute au charme du bâtiment.



Monte-linge


Vu la déclivité du sol, le niveau inférieur illuminé vers le sud-ouest est aveugle à l’opposé. Dès lors de ce côté, la maison perd un demi-niveau. Ici la façade est continue. On y compte à nouveau sept travées seulement agrémentées à l’extrême droite vers l’est, d’un monte-charge en bois utilisé pour hisser le linge qui se lavait dans les combles. La même idée prévaut dans le donjon du château de Louvignies.
Sur la cour d’honneur, on ne pourra manquer d’apprécier l’élégance des deux dépendances en long scandées chacune par trois portails en plein cintre dont les baies d’imposte bénéficient de petits-bois rayonnants. Rayonnant comme le site qui regarde vers Marche, la Famenne et les contreforts du Condroz sur Jannée. Dans le parc de 25 ha, se trouvent un petit étang et une glacière. Tout cela serait magnifique s’il n’y avait cette satanée nationale 4 qui fait plus de bruit que des avions de nuit ou des trains de marchandises. À moins d’être sourd !
Les bâtiments ont été classés grâce M. Constantin Chariot, président de la Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles (CRMSF) de la province du Luxembourg, le 15 janvier 2002.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005