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Het Meerlenhof is aan renovatie toe


Meerlenhof - 2660 Hoboken (Antwerpen)



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  • Le Meerlenhof en cette fin septembre 2005 est toujours tristement vide. Les arbres cachent bien les barres d’appartements qui jouxtent le petit domaine.



Officieel Naam Meerlenhof
Ligging 2660 Hoboken (Antwerpen)
Bouw 1913-1914; gerestaureerd in 1963-1964
Stijl Beaux-arts
Architect
Huidige bewoners Stad Antwerpen, District Hoboken
Toewijzing Geen
Bescherming Niet beschermd goed

Laatste update : 05/01/2013


Un château de campagne devenue maison de ville.


À Hoboken, juste à côté du château de Zorgvliet et à une encablure du château de Schoonselhof, se trouve le château de Meerlenhof. Comme celui de Broydenborg que la commune avait acheté en 1928 avec 4 ha, celui-ci a été acheté par la municipalité avec un parc de 14 ha en 1963. Il n’en reste presque plus rien à cause des constructions diverses et le percement de plusieurs rues. Pour le Touring Club, l’avocat Joseph Schobbens a publié voici septante ans et plus des promenades dans les environs d’Anvers. Ses pas le menèrent au château qui nous intéresse. Dès le XVIe siècle, les sources signalent une demeure de qualité en cet endroit. Elle fut saccagée du temps du duc d’Albe quand elle appartenait jusqu’en 1588 à la veuve de Jacques van Maele-Roels. En 1597, Jean van Rome de Witte céda le lot à Michel Boot. En 1610, ce dernier qui était échevin d’Anvers vendit sa maison de campagne à un négociant nommé Joseph Van den Broeck. Ce dernier allait constituer un territoire de 17 bonniers. Il construisit un bâtiment avec tours et éleva une grande porte avec pont-levis.



Ventes et reventes


En 1617, Joseph acheta aux héritiers de la veuve du peintre Louis Van Oort-Van den Putte, le petit château de Beroydenborgh (› p. 44). Joseph, veuf d’Elisabeth Van Opmeer, décéda en 1638 laissant huit enfants. Il avait vendu le site de Broydenborgh dès 1636 à un collègue de bureau, Robert de Smit, juriste et échevin comme lui. Smit se défit de la chose illico sans que l’on sache qui en profita. Le Meerlenhof fut gardé par le fils aîné des Van den Broeck, Pierre, drossard de Contich, Reeth et Waerloos au prix de 24 000 florins. Mais Pierre ne garda pas son bien et le refila au-dit Robert de Smit, marié à Anne Meys. Le château fut repris par leur fils Robert puis à un de ses cousins Antoine de Smit après 1673. En 1682, Antoine vendit le lot au frère Louis Frazin, membre du Grand Conseil de Malines contre 15.600 florins. Le conseiller s’en alla en 1703 laissant le château à deux nièces dont une mariée au sieur Pierre-François Geens, seigneur de Fiennes. En 1733, le bien était aux mains de leur fille Isabelle, épouse de Jean-Baptiste du Bois de Fiennes. Ce dernier fit vendre le site aux enchères. Il y avait alors 19 bonniers. Jean-Guillaume Mertens en donna 13 200 florins et fit refaire la façade du bâtiment. Il mourut dès 1754. Son fils Jacques lui succéda puis il s’en retourna au Père sans hoirs et sa sœur Marie laissa ses filles hériter de la bâtisse. En 1823, le Meerlenhof était à la fois aux Beeckmans et aux Herry, héritiers directs des Mertens. Ils étaient une dizaine d’indivis. Il fallut vendre à nouveau, le terrain ne faisait plus que 9 ha 50 a. En 1824, il fut adjugé à Servais Le Brasseur, négociant. Il paya 11 000 florins hollandais. Sa veuve, née Marie-Louise Benoît, paya aux Herry 24 000 francs en 1835 pour augmenter le territoire de 14 ha.


Contre le fort n° 8

En 1839, on opéra un nouveau partage. Le château échut à Antoine Le Brasseur. En 1860, la création des défenses militaires d’Anvers et du fort n° 8 entraîna la division du domaine en deux lots. Le château garda 15 ha qui furent repris par Rosalie Le Brasseur, épouse d’Albert Havenith. En 1868, il y eut partage après le décès d’Antoine Le Brasseur. Les Havenith, dont des cousins possédaient le château de Bonlez, gardèrent le Meerlenhof et y construisirent un nouveau château juste avant la Grande Guerre. C’est celui que l’on voit de nos jours. Mais il ne reste presque rien du superbe petit parc piqué de cinq ponts, statues, canaux et allées. En 1963, la descendance Havenith vendit les restes du domaine à la ville de Hoboken avec 14 ha. Le château fut bientôt ceinturé de maisons. Il devint un centre culturel et un centre pédagogique.


Style Beaux-Arts

Le château actuel a été érigé en pierre blanche juste avant la Grande Guerre par un architecte inconnu. La résidence précédente était néoclassique et sa toiture à quatre pans sans lucarne se terminait en terrasse. Comme aujourd’hui, les façades principales comptaient cinq travées, mais elles montaient sur deux niveaux et demi. Ici il n’en reste que deux posés sur un haut soubassement percé de jours carrés. Les baies du rez-de-chaussée sont en plein cintre animées d’une arcade moulurée à clé et limitées par des montants en forme de pilastres à chapiteaux. La travée centrale est constituée par une très large baie limitée par des colonnettes engagées qui supportent un balcon ouvragé. Une clé armoriée semble supporter une corniche à modillons qui prend la forme d’une doucine au centre. Cette corniche court tout au long de l’édifice et soutient une toiture mansardée piquée de quatre lucarnes côté nord et de six lucarnes côté sud. Au centre, le mansard est animé d’une superbe lucarne à œil-de-bœuf vertical sommée d’un fronton. À l’arrière, deux travées latérales ont été sacrifiées au rez pour ajouter un bow-window à toit plat.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel VII,  Hobonia 1997