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La Roseraie, een zeldzame folie gekenmerkt door Art nouveau


Château de La Roseraie - 7600 Péruwelz



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  • Le château de La Roseraie à Péruwelz est une des grandes bizarreries de l’architecture belge du siècle dernier. © Philippe Farcy



Officieel Naam Château de La Roseraie
Ligging 7600 Péruwelz
Bouw 1909
Stijl Eclectisch, Art nouveau
Architect Waarschijnlijk Van Nooten uit Brussel
Huidige bewoners Centre de Dépaysement et de Plein Air (CDPA) de la Communauté Française de Belgique
Toewijzing Opleidingscentrum
Bescherming Niet beschermd

Laatste update : 12/01/2013


La Roseraie mériterait une étude approfondie, tant elle est en phase entre la puissance d’une Belgique prospère comme jamais et la volonté du patronat hennuyer (il ne fut pas le seul) à s’installer dans la vie sociale. Sur le site internet de « La Roseraie » mais aussi sur le passionnant site de « Hainaut, culture et démocratie », on trouve d’utiles renseignements sur cette demeure à dominante Art nouveau, sans équivalent dans le domaine castral belge.

Tanneur original


On sait que la seconde moitié du XIXe siècle fut une période dorée dans cette région entre Mons et Tournai pour les tanneurs et les bonnetiers. Edmond Baugnies était un des riches tanneurs de Péruwelz. En 1908 seulement, il organisa un concours pour l’exécution de sa future demeure. Trois architectes furent candidats, à ce que l’on dit, et le directeur de l’institution Eric Leclercq de nous confier « qu’un certain Van Nooten, de Bruxelles, semble avoir obtenu le prix ». Cette nouvelle bâtisse s’intégra dans le parc de 3 ha déjà constitué; le scénario fut le même au château Duez. À la fin de la deuxième guerre mondiale, le dernier Baugnies mourut sans héritier direct. Encore avait-il une parente en Mme Charles Resteau, née Baugnies, châtelaine à La Catoire à Pipaix. Le bâtiment est alors vendu à l’État qui le restaure et y installe un pensionnat pour l’Athénée royal. Depuis 1975, il changea plusieurs fois d’affectation. Enfin en 1996, il se transforma en Centre de Dépaysement et de Plein Air.


Désaxé


Le château joue sur une volumétrie variable selon les éléments constructifs avec des avancées, des retraits, des balcons jusque dans la toiture au bulbe écorné et des portiques. La demeure est construite en bossages de pierre bleue et de granit rose et un peu de briques. Le corps central est composé de quatre travées inégales et flanqué de deux pavillons. La travée centrale bicolore est couronnée d’une toiture bombée à lucarnes et sommet plat. Les boiseries des baies sont à petits-bois, parfois de style Art nouveau. Ce style se retrouve aux garde-corps métalliques. Le réseau de bandeaux, les encadrements des baies et le perron d’entrée relèvent plutôt de la néorenaissance.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005