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Morialmé, gered door een Britse antiquair


Château de Morialmé - 5621 Morialmé (Florennes)



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  • Palais de campagne comme l’est Franc-Waret, Morialmé est un élément majeur du patrimoine national © Philippe Farcy juillet 2002

  • Les travaux seront longs à Morialmé que sauve un antiquaire anglais soutenu par la Région Wallonne © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

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Officieel Naam Château de Morialmé
Ligging 5621 Morialmé (Florennes)
Bouw XVIe & XVIIe eeuwen
Stijl Traditioneel & Maasbarok
Architect Chermanne ?
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Beschermd op 21 december 1979

Laatste update : 12/01/2013


Un palais de princes aux confins de Liège.


Dès 1087, le fief de Morialmé, sur Florennes, qui dépendait de l’évêché de Liège, était entre les mains des Morialmé qui appartenaient à la très puissante maison des Rumigny-Florennes dont le fameux Arnould de Morialmé, cité par des textes de cette époque reculée, était issu. Par contre, comme l’écrivait Jean Bataille, la grosse tour qui défendait la vallée du Thiria dans le même village, était au comté de Namur. Le marquis de Trazegnies évoque ensuite la personne de Godescalc de Jauche, marié à Alpaïde de Morialmé.



Familles prestigieuses


Ensuite, de Seyn signale ici la présence de Nicolas de Condé, fils de Roger et d’Alix de Mons, seigneur en 1284 après son mariage avec Joye de Morialmé, déjà lointaine héritière de Godescalc. À la suite des Condé, Morialmé fut tenu par leurs parents Enghien (› p. 96). À la mort d’Engelbert d’Enghien en 1452, marié à Marie de Lalaing, le bien passa à son fils Louis puis à Isabelle, épouse de Renaud d’Argenteau, sire de Houffalize (› pp. 100 et 112). Les Merode héritèrent alors des biens. On sait en effet que le baron Richard de Merode, fondateur de la branche de Trélon, fils de Richard et de Marguerite d’Argenteau, mort avant le 23 novembre 1524, avoué de Fosses, reçut au décès de son grand-oncle maternel Louis d’Enghien, la terre de Morialmé.

Richard eut huit enfants de son second mariage avec Hélène de Melun, fille de Jean, seigneur d’Antoing et d’Espinoy et de Marie de Sarrebrück. Par achat, le domaine passa en 1626 à Philippe, baron de Boetzeler qui le vendit cinq ans plus tard à Ghislain de Nédonchel, chanoine de Tournai. En 1631, celui-ci fit alors donation de Morialmé au fils de sa soeur Adrienne. Il se prénommait Charles et fut le premier comte de Bryas en 1649. Charles de Bryas fut gouverneur de la récente cité de Mariembourg (› p. 124.). Sa personnalité et son pouvoir sont évoqués par d’extraordinaires stucs à motifs militaires et végétaux dans l’aile gauche, vue de la cour, conservés dans la Salle d’Armes (classé depuis 2002 comme patrimoine exceptionnel de Wallonnie). Les Bryas, originaires de l’Artois où ils possèdent encore plusieurs châteaux, conservèrent Morialmé jusqu’en 1975. Le corps de logis central date du XVIIe siècle (avant même les Bryas) tandis que les ailes latérales, les arcades et l’entrée sont le fruit de la campagne de rénovation du comte Engelbert de Bryas au XVIIIe siècle et de son épouse Marie-Françoise de Hamal, apparentée aux comtes de Groesbeeck, seigneurs de Franc-Warêt (› p. 132).



Sauvé par un Anglais


À ce moment, ils vendirent le château déjà dans un état fort affaibli par la très longue occupation - 160 ans - d’une congrégation religieuse. La maison était encore entourée de 550 hectares. Par une vente publique, la presque totalité des terres et des bois fut acquise par l’Etat (Administration des Eaux et Forêts). Le château, accompagné de 15 hectares, fut repris par M. Kinif qui transforma l’affectation des bâtiments en lieux de réceptions privées. En juin 1999, ce dernier décida de s’en défaire en faveur de l’actuel propriétaire, citoyen de Sa Grâcieuse Majesté et antiquaire de surcroît. Depuis lors, le château et une partie du parc revivent grâce aux efforts conjoints des maîtres de céans puissamment aidés par la Région Wallonne. Morialmé est sauvé après avoir failli mourir.



Superbe portail


L’accès à la cour d’honneur s’effectue en évitant le massif fermier qui borde ladite cour et en entrant par un très élégant portail de style Louis XV en plein cintre. Les pilastres panneautés limitent l’encadrement concave à refends. L’ensemble est sommé d’une toiture surbaissée (bulbe aplati) rétablie après s’être effondrée. Deux vases et une sorte de poignard terminent la décoration sans oublier les armoiries des Bryas sculptées dans une pierre sableuse. La cour est fermée par divers communs. Les ailes menant vers le château sont ornées de six arcades surbaissées dont les piliers sont ornés de pilastres à chapiteaux ioniques.

L’aile droite possède encore sa toiture mansardée animée de trois lucarnes; à son extrémité, se trouve toujours le cachot protégé par une magnifique porte. La toiture de l’autre aile sera sous peu rétablie. La cour pavée mène à un perron sans grand prestige. Il précède une porte à deux vantaux. Le château est construit en briques et en pierre calcaire et posé sur un épais soubassement. Il est entouré de douves sèches. Le soubassement, aveugle vers la cour, est alors percé de belles fenêtres en arcs surbaissés sur les côtés et sur la façade regardant vers le parc.



Proche de Franc-Warêt


La façade sur la cour, composée de dix travées en ce compris l’entrée, est de type traditionnel. Son austérité évoque la présence d’un château plus ancien, enrobé par de nouvelles façades à la fin du XVIIe siècle. Les baies sur la cour sont à croisées ou à meneaux et ceintes de piédroits sans décor. Par contre, les ailes de retour limitées par des chaînages voient leurs deux niveaux délimités par des bandeaux alors que les baies sont surbaissées et ornées de clés. Neuf lucarnes en bâtière au centre et surbaissées aux extrémités semblent reposer sur la corniche. Du côté du parc de même que sur les façades latérales, le château prend des allures de demeure de plaisance de style Louis XIV. Il faut alors le rapprocher du château de Franc-Warêt, exécuté par Chermanne, architecte natif de Hanzinelle. L’alliance Bryas/Hamal abonde dans ce même sens et ajoute à la communauté d’esprit qui lie ces deux magnifiques bâtiments.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003