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Thozée waar men alles aankan


Château de Thozée - 5640 Mettet



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  • Thozée fut un lieu d’inspiration pour un des peintres majeurs de la Belgique du XIXe siècle © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • La Fondation Félicien Rops rend vie à ce château modeste mais important dans la vie culturelle de la région de Mettet © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Château de Thozée
Ligging 5640 Mettet
Bouw Rond 1750; rond 1840
Stijl Lodewijk XVI
Architect
Huidige bewoners Fonds Félicien Rops a.s.b.l.
Toewijzing Cultureel centrum, tentoonstellingsruimte; centrum voor studie en beeldende kunst
Bescherming Beschermd op 22 juli 1996

Laatste update : 12/01/2013


Le manoir de « Fély » Rops retrouve la vie


Dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, les châteaux pullulent plus que les libellules et autres bestioles frivoles mais qui amusaient Fély, sobriquet de Félicien Rops (1833-1898), lorsqu’il regardait de sa chambre le petit étang et le canal de Thozée. L’artiste était chez sa femme Charlotte Polet, fille de Théodore (1803-1866) et de Charlotte de Faveaux (1797-1860). Charlotte Rops décéda à 94 ans en 1929. Si nous ne savons presque rien des Polet, sauf que le beau-père du peintre était excellent chasseur et que d’après Charles Baudelaire, « il était le seul Belge connaissant le latin et sachant causer en français », les pierres tombales du cimetière de Mettet nous apprirent que les Faveaux constituaient une famille très respectable du Namurois et résidaient au château Saint-Jean, lui aussi situé sur Mettet.


Renaissance

Si Thozée renaît, c’est grâce à diverses magnifiques volontés. Il y eut d’abord celle d’Elisabeth Rops (1909-1996), fille de Paul (1858) et de Valentine Meuffels (1878-1957). Elle décida de la création d’une fondation en souvenir de son grand-père (13 février 1994). Elisabeth légua son château-ferme à la Fondation Félicien Rops que dirige M. Thierry Zéno avec mission de créer en ce parc charmant de 19 hectares une maison d’art après avoir restauré les biens immeubles et le site. Les responsables de la fondation sont animés des plus belles ambitions pour cette délicieuse maison. Mais rien n’est possible en l’espèce sans l’aide des pouvoirs publics tant les bâtiments étaient il y a peu en piteux état. Le château est à dire vrai sauvé, grâce à la Région Wallonne et à l’Institut du Patrimoine Wallon. Mais en cet été 2003 l’ensemble de la ferme est toujours ruiné; c’est plus que regrettable.


Tour-porche

Pour arriver à Thozée, trois routes mènent à des drèves de belle ampleur. On accède au château par la tour-porche classée comme le château depuis le 22 juillet 1996. Elle appartient à la ferme qui, elle, n’est pas encore classée, guère plus que le parc, ses murs et ses espaces aquifères, ce qui est une aberration. La ferme en moellons de grès et pierre bleue est d’un plan irrégulier et dans l’état de conservation déjà précisé. Au centre de la cour, un alignement de superbes arbres dessine une nouvelle allée et quand les bâtiments se resserrent, c’est pour former la cour d’accès pavée du château. La façade compte ici cinq travées asymétriques. Le corps central en avancée est percé d’une triple baie à l’étage sous arc surbaissé aménagée vers 1840.

Le château verrait son existence remonter au XVe siècle. En tout état de cause, son apparence actuelle le fait se situer à la fin du XVIIIe siècle avec des adjonctions datant du XIXe siècle dont un châtelet d’esprit néogothique ajouté sur l’élévation sud. Dans le de Seyn, on voit que les tourelles d’angle entre le pignon à quatre gradins étaient sommées de toitures en poivrière à trois lucarnes. La façade sur jardin est scandée par deux tours cornières de trois niveaux à gauche et de quatre niveaux à droite sous des toitures en pavillon à coyaux terminées par un clocheton carré.

Le corps central compte cinq autres travées sur deux niveaux dont trois travées intégrées à l’avant-corps sommé d’un fronton percé d’un oeil-de-boeuf. Le château-ferme deviendra un musée et un lieu de résidence pour artistes.


Visites souhaitées avec ardeur.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 

Eug. de Seyn, Dictionnaire Historique et Géographique des Communes Belges, Etablissement Brepols, Turnhout, 3e édition non datée (après 1945)