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De beroemde bewoners van Seilles


Château de Seilles - 5300 Seilles (Andenne)



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  • Oublié dans la banlieue d’Outre-Meuse d’Andenne, Seilles abrite logements, bureaux et même une radio.

  • La façade occidentale du vieux château a conservé son aspect de maison forte issue du XVIe siècle. Les ouvertures du XVIIIe siècle lui ont donné plus de légèreté. À gauche, débute l’aile de la ferme.



Officieel Naam Château de Seilles
Ligging 5300 Seilles (Andenne)
Bouw XVIe, XVIIe en XIXe eeuwen; ; 2011-2013: herstel in 19 appartementen
Stijl Klassiek en eclectisch
Architect 2011-2013: Atelier d'Architecture Nicola Prebenna
Huidige bewoners Ville d'Andenne
Toewijzing Diverse verhuringen
Bescherming Niet beschermd

Laatste update : 31/07/2013


Un fief des illustres comtes d’Oyembrugge


Construit à diverses époques avec les pierres calcaire extraite dans l’entité, le château-ferme de Seilles a encore belle apparence, même s’il n’est plus entouré d’eau comme on le voit dans la très belle vue des Albums de Croÿ. Il est en bel état et bien entretenu par la commune mais il n’est pas classé malgré son importance historique et esthétique alors que la ferme d’Atrive (XVIe siècle), classée, voit ses dépendances pourrir outrageusement. Dans le village, l’église Saint-Etienne, classée et datant du XIe siècle, domine son monde, posée à flanc de coteau.



Un village coupé en deux

Dans ce paysage jadis agreste, le château occupe encore une place centrale dans la vallée, là où file le chemin de fer. Blessure perpétuelle. Il coupe le village en deux et éloigne le cimetière du domaine castral. Les châtelains n’y reposent pas tous cependant. Que devint la dépouille de Daniel de Seilles, un des premiers possesseurs de cette terre vers 1340. Et quid de son fils Pirloz cité en 1408 comme maître de céans ? Ensuite, de Seyn évoque le nom de Williame de Warisoul(x), entré à Seilles en 1427 par son mariage avec Catherine de Seilles. Les Warisoul(x) y demeurèrent jusqu’en 1580 quand une arrière-petite-nièce des premiers convola avec Guillaume de Crehen, seigneur de Hour-en-Famenne. Leur fille Antoinette épousa ensuite Adrien de Quarré. On dit par ailleurs que Philippe IV d’Espagne engagea contre 4.000 florins une moitié de Seilles en 1638 en faveur de Guillaume d’Oyembrugge de Duras, issu des seigneurs de ce nom à Grimbergen depuis le XIIIe siècle, tandis que l’autre moitié était engagée par le comte Charles d’Oultremont, seigneur de Fosseroule. Les Oyembrugge étaient comtes de Duras (terre reprise plus tard par les van der Noot, barons de Carloo) et barons de Roost. Ils étaient aussi seigneurs de Thynes en Condroz (près de Sorinnes et Lisogne), Hubertmont et Goursen, selon Stanislas Bormans.



Le bon plaisir d’un général

Par héritage, le bien passa aux comtes de Borchgrave le 26 mai 1753. Ceux-ci gardèrent Seilles malgré les troubles révolutionnaires. Puis, le bien fut acheté en 1838 par le général-major Edouard Mercx de Corbais (1788-1855), ancien des armées autrichiennes, françaises et hollandaises. Il était l’époux de la baronne (à titre personnel, 1856) Philippine de Baré de Comogne (1793-1877), née d’une mère Borchgrave. Leurs blasons couronnent la haute baie centrale sous le fronton restauré. Le neveu de Madame, Charles comte de Borchgrave d’Altena, hérita du bien puis, par union, le domaine échut chez les de Kerchove de Denterghem qui finirent par vendre Seilles avec 4 ha, en 1954, au CPAS (Centre Public d'Action Sociale) d’Andenne.


Affectations diverses

Seilles demeure un château méconnu, sans doute à cause de ses affectations récentes qui lui firent perdre une part de son âme. Il devint en 1958 un hospice pour personnes âgées avant d’être repris en 1988 par la ville d’Andenne. Elle y aménagea des appartements, des studios de radio locale, etc... Le parc vers la Meuse est toujours là, muré, bordé de vieilles maisons sur sa droite et piqué d’un « acer palmatum » (érable) qui est l’un des plus beaux du genre en Wallonie, après ceux de Roumont et d’Assesse. Dans le mur, une belle pierre armoriée Oyembrugge-Quarré signale d’ailleurs que Guillaume et son épouse « Anthonette » ont conçu le « parque » en 1670. Toujours du côté de la Meuse, la pelouse se termine sur un portique néogothique en briques et pierre bleue, érigé par le général Mercx de Corbais, comme un arc de triomphe. On retrouve les armes Oyembrugge-Quarré datées de 1646, au sommet d’un portail (remonté ?) de l’autre côté des bâtiments. La ferme est toujours là, pour partie en des mains anglaises, tandis que les terres ont été loties.



Portail à glissières

Le château-ferme privé de ses douves est constitué d’un quadrilatère d’où émerge la résidence bordée par deux tours d’angle rondes, engagées, sous des toitures en poivrière. Elle a été remaniée au XIXe siècle (baies géminées), tandis que les baies centrales étaient refaites à la fin des années 1980. Les façades grimpent sur deux niveaux posés sur un soubassement et séparés par un bandeau mouluré. Vers le parc, elle ouvre par cinq travées. En bordure de la voirie, on n’en compte que quatre et le soubassement vaut presque un demi-étage. La façade s’arrête ici sur un portail à glissières de pont-levis et refends, daté 1714 et armorié (Oyembrugge-de Gronde de Brandenbourg); il mène à la ferme. Il monte sur deux niveaux sommés par un fronton aveugle.



SOURCES:
Marc Belvaux, Six cartes généalogiques de chanoinesses de la famille d’Oyenbrugge et les huit quartiers de Marguerite d’Oyenbrugge de Duras, chanoinesse d’Andenne en 1669, Le Parchemin, 78e année, n° 404, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, mars-avril 2013
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003
Marc Belvaux, Généalogie de la famille de Villers-sur-Lesse (de Severy, d’Eve et de Walzin), 2e partie, Le Parchemin, 65e année, n° 328, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, juillet-août 2000
Eug. de Seyn, Dictionnaire Historique et Géographique des Communes Belges, Etablissement Brepols, Turnhout, 3e édition non datée (après 1945)
Stanislas Bormans, Les fiefs du comté de Namur, Ad. Wesmael-Charlier 1880