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Grootsheid en verval van Serinchamps


Château de Serinchamps - 5590 Serinchamps (Ciney)



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  • D’excellents architectes furent appelés par les barons de Senzeilles afin de construire deux châteaux au milieu du XIXe siècle. Vous avez dit folie ?© Philippe Farcy

  • Serinchamps se cache derrière ses hectares non loin de Marche, en attendant qu’une bonne âme passe et s’éprenne de cet ensemble étonnant © Philippe Farcy

  • Carte postale, ONCSC Centre Dunes et Bruyères, ed. Ern. Thill & Nels



Officieel Naam Château de Serinchamps
Ligging 5590 Serinchamps (Ciney)
Bouw 1855; 1921
Stijl Eclectisch; kasteel: Lodewijk XIII en Lodewijk XIV
Architect 1855: Coppens; na 1921: Paul Saintenoy
Huidige bewoners
Toewijzing Zonder
Bescherming Niet beschermd

Laatste update : 16/03/2012


Folie éclectique en pleine Famenne.


À Serinchamps, repose la dépouille de l’évêque de Liège, Walcaud (810-832, 14e évêque de Liège, après le déplacement du siège de Maestricht). La terre appartenait dès le XIIIe siècle à la famille de Crous, de Croix ou encore de Croo, c’est selon.
Un Jean de Croo en était seigneur en 1511. Serinchamps passa ensuite aux la Marck, comtes de Rochefort, qui conservèrent ce fief jusqu’au début du XVIIIe siècle quand Hélène de la Marck l’apporta en dot à son mari, baron de Rougrave. Toujours par mariage, le domaine échut aux Senzeilles. La propriété actuelle comporte encore une quarantaine d’hectares. Avant la guerre 1940-1945, le domaine s’étendait sur plus de 1.000 hectares. Il était alors la résidence du baron Albert van der Straten Waillet (1877-1940) et de son épouse née Renée de Collombs (1881-1956). Ils eurent six filles, toutes très bien mariées, dont une avec Jésus.



Souvenirs de maîtres verriers


À dire vrai, Madame était la propriétaire de cet imposant château éclectique. Elle l’avait hérité de sa mère, Marie-Louise Zoude (1853-1923), fille de François Zoude, maître verrier namurois et de Félicité Godin (+1912). Les Zoude, alliés aux Claes, nous rapprochent du château de Groenenberg et de Ittre. Le couple Zoude-Godin avait acheté le château de Serinchamps le 12 décembre 1883 avec 627 hectares de terres et de bois au baron de Senzeilles (Gustave, né en 1824, décédé en 1906), époux de Jeanne, comtesse de Robiano (1835-1900). Jeanne était fille de Louis et de Louisa (des marquis) de Beauffort. Gustave et Jeanne n’eurent point de descendance. Les Senzeilles (éteints), déjà rencontrés aux châteaux de Chokier à Flémalle et de Fontaine près de Anthée, étaient issus d’une très puissante famille établie dans les environs de Philippeville. Un village et les restes d’un château portent encore leur nom.



À la recherche d’un lustre passé


Le grand-père de Gustave, Arnold-Matthias, baron de Senzeilles, débuta la construction d’un château neuf, soutenu par son épouse, Adélaïde de Fusco Mantolini, dès 1772. Le fils de ces derniers, Alphonse-François de Senzeilles de Soumagne, né en 1786, poursuivit l’oeuvre accomplie en l’adaptant, semble-t-il assez tard, aux goûts du jour et donc de l’éclectisme. En effet, le château imaginé dans ses habits baroques par l’architecte Coppens (à qui l’on attribue le château de Peteghem) semble avoir été inauguré en 1855. Alphonse-François n’en profita guère car il mourut en 1856 un an après le mariage de Gustave, son fils unique. Afin de rendre à Serinchamps son lustre passé, les Senzeilles ne se contentèrent pas de construire un château mais deux posés l’un à côté de l’autre. La tour oblongue en moellons de grès et de calcaire est, paraît-il, une copie lointaine, réussie et impressionnante, de ce que fut le castel quand il était arrivé du fin fond du Moyen Âge dans les mains d’Evrard III de la Marck, bâtard du comte de Rochefort vers 1510. L’autre fut partiellement reconstruit par Paul Saintenoy (déjà rencontré au château de Ter Deck, à Overijse) après un incendie survenu en 1921. Le 2 février 1949, l’ensemble était acquis par les Colonies scolaires catholiques d’Ixelles. En 1991, le château passa finalement en vente publique au profit des actuels propriétaires.



Effets de symétrie


Parfaitement symétrique, la demeure, construite en briques et en pierre bleue qui strient les façades en panneaux verticaux et horizontaux, offre neuf travées sur les façades principales. On en compte quatre ailleurs. Elles sont divisées en cinq éléments, soit deux tours d’angles d’inspiration flamande, à chaînages et un avant-corps central en légère saillie enserré par deux fois trois travées de hautes baies planes et droites. Alors que le château, posé sur un haut soubassement de caves ne monte que sur deux niveaux sous des toitures en bâtière, l’avant-corps central comporte un niveau supplémentaire. On remarquera le riche décor baroque (refends, arc brisé armorié) du portail d’entrée. Il est précédé par une large terrasse. Territoire et château sont surveillés.



On ne visite pas.




SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003