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Spontin, fort bedreigd met vergetelheid


Château de Spontin - 5530 Spontin (Yvoir)



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  • Spontin conserve tous ses charmes et ses atours de forteresse que le Temps n’affecte pas. © Philippe Farcy

  • Dans les clapotis d’un bras du Bocq, Spontin flotte sur les siècles aidé par un propriétaire passionné. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Carte postale ancienne, ed. Nels, série 2, n° 8

  • Carte postale ancienne, ed. Nels, série 2, n° 17

  • Timbre-poste, série Pour le Tourisme 15 juillet 1967, Catalogue Officiel de Timbres-Poste (COB) n° 1423, dessin Herman Verbaere, gravure Constant Spinoy

  • Stella Artois, Année des Châteaux 7

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Château de Spontin
Ligging 5530 Spontin (Yvoir)
Bouw Van XIIIe eeuw tot XXe eeuw
Stijl Traditioneel
Architect Auguste Van Assche (1826-1907) & baron Jean-Baptiste de Bethune
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning & verhuringen voor culturele evenementen
Bescherming Beschermd op 14 januari 1950

Laatste update : 04/01/2013


Une superbe forteresse au coeur d’une profonde vallée.


La littérature consacrée au donjon et au château-fort de Spontin, abonde. C’est à juste titre tant les bâtiments dont Robert Vermeersch (assassiné en 2004) a pris courageusement la charge voici quelques années par passion des vieilles pierres, sont exceptionnels. Mais Spontin n’est pas au mieux de sa forme. La volonté d’un seul homme, tout exemplaire qu’elle soit, n’est guère suffisante face à une demeure aussi exigeante. L’aide publique indispensable à la mise en valeur d’un site aussi remarquable devrait être nettement augmentée. Si extérieurement, Spontin et ses diverses composantes gardent fière allure, les abords sont dans un état peu présentable. On n’évoquera pas l’intérieur, très malmené par le temps, les héritages et vidé dès lors de presque tout son contenu.



Trois éléments constructifs

Le complexe castral est composé de trois éléments. Le premier, visible depuis la rue, est celui de la ferme-fortifiée en U dont la tour-porche est datée de 1622. Cette partie est installée sur le flanc est. La cour intérieure du U est donc la basse-cour. Des baies généralement à croisée animent les façades sur cour. Elles sont accompagnées de portes en plein cintre qui donnaient accès aux étables. La partie la plus connue du château est celle qui possède les fameuses quatre tours circulaires engagées. Cette aile orientée à l’est, est composée de briques et de moellons de calcaire. Une large pièce d’eau alimentée par un bras du Bocq, en défend l’entrée. Cette aile en L érigée entre 1450 et 1500 ceinturait jadis toute la plate-forme. Un pont-levis permet de se glisser via un passage couvert dans la haute cour. Là se découvre alors le donjon primitif. Ses éléments de défenses sont encore bien présents, à l’intérieur comme à l’extérieur. Construit totalement en moellons de calcaire sur quatre niveaux, il remonte au moins au XIIIe siècle. Son rez-de-chaussée actuel était le niveau des caves, comme à la tour de Ter Heyden, à Rotselaer. Le rez, jadis, se situait au premier étage (2ième niveau actuel). Les cheminées gothiques sont partout remarquables. Les niveaux inférieurs sont délimités par un bandeau biseauté. On notera que des travaux ont été consentis à la fin du XIXe siècle sous la direction de l’architecte Auguste van Assche né en 1826 et décédé en 1907. Il a travaillé à Leignon et à Fallais; ici il fut conseillé par Béthune (Maredsous, Gesves, Loppem) qui était son maître et on les retrouve tous les deux à Tilleghem.



Histoire illustre

Alex Wouez, reprenant le baron Houtart, cite les Beaufort, seigneurs de Spontin, de Gosne, de Filée, de Fallais et d’Havelange présents à Spontin dès 1044 comme premiers seigneurs en ces lieux. À la fin du XVIe siècle, par la naissance de trois filles, la branche aînée des Beaufort s’éteignit. Le domaine échut aux comtes de Glymes de Brabant (Samart), marquis de Florennes. Dégoûtés dit-on par les faits de guerre, ils vendirent le château en 1619 au comte d’Ost-Frize ou d’Oostfrize et d’Emden, époux de la princesse Lamberte de Ligne. C’est à eux que l’on doit le U de la ferme. Un retrait judiciaire remis les Glymes à la tête de Spontin. Ils conservèrent les lieux jusqu’au mariage de Marie-Marguerite avec Charles-Albert, marquis de Spontin, comte de Beaufort, le 13 juillet 1743. Spontin renouait avec ses origines. En 1842, la duchesse Strozzi, née Marie-Thérèse Charlotte Vincenzia de Beaufort-Spontin (Issy-lez-Paris, 17 juillet 1789-Florence, 9 janvier 1857) mariée le 24 janvier 1820 à Don Ferdinando Strozzi prince de Forano et duc de Bagnolo (20 octobre 1774-16 août 1835), vendit le château au comte Félix de Gourcy-Serinchamps, châtelain de Mianoye. Décédé sans hoir en 1885, le bien passa à la baronne van Caloen, née Gourcy, ce qui explique la parenté des escaliers d’honneur entre Spontin et Loppem. Puis il fut dévolu à son fils le baron Ernest van Caloen et à la fille de ce dernier, baronne de Pierpont Surmont de Volsberghe. Les Pierpont le conservèrent en bel état jusqu’aux années septante. Ensuite, ce fut une succession de ventes, d’achats, de reventes et un cortège de misères. M. Vermeersch est enfin arrivé pour arrêter l’incurie. Grâce lui soit rendue.



SOURCES:
Comte Baudouin d’Ursel, Beaufort-Spontin 1782, Le Parchemin, 73e année, n° 373, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, janvier-février 2008

Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel VI,  Hobonia 1995