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De toekomst van Hamel als cultuurcentrum en museum


Kasteel Het Hamel - 3560 Lummen



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  • De l’ancien château, il ne reste rien. De celui du XIXe siècle non plus. Le Hamel est une version moderne d’un ancien collège hollandais. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel Het Hamel
Ligging 3560 Lummen
Bouw 1865; 1947-1950
Stijl Klassiek
Architect 1865: Gérard; 1947-1950:ridder Barthélemy de Theux
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning en Stichting MuseumMoffArts
Bescherming Niet beschermd

Laatste update : 06/01/2013


Un temple pour les Beaux-Arts et les beaux esprits.


Dans les temps qui sont les nôtres et face au système d’imposition qui frappe toute succession, l’une des rares manières d’éviter la dislocation d’un patrimoine est parfois la transformation d’un bien privé en une fondation. Tel est ce qui est advenu du Hamel (mouton en français), château récent du baron André de Moffarts. Sans héritier direct, ses collections de livres et d’oeuvres d’art allaient de toute évidence être dispersées. Amateur d’art, d’histoire, de botanique et de fruits, le baron André de Moffarts a inauguré officiellement en octobre 2002 (arrêté royal du 5 juillet 1999) ce qu’il faut nommer désormais la Fondation de Moffarts en un joli jeu de mots.



Inspiré par un collège hollandais

Le château proprement dit n’est guère grand. Construit par la baronne Eugène de Moffarts née Jeanne-Marie van Willigen, le château avait été inspiré au beau-frère du baron André, l’architecte Barthélemy de Theux de Meylandt et Montjardin (1913-1996) qui livra des esquisses, par la façade du Collège des Jésuites de Ravenstein. Ce collège avait été fondé par les van Willingen. Le nouveau Hamel remplaça entre 1947 et 1950 un autre château édifié entre 1865 et 1900 à gauche de la demeure actuelle. Il fut démoli en 1947 à cause des souffrances causées par les armées d’occupation. Le château neuf est en réalité posé sur les restes d’un qui remonte au XVIe siècle. La demeure actuelle présente un corps central orienté au sud. Elle est posée sur un soubassement de pierre calcaire. Sa façade principale se compose de huit travées limitées par des chaînages d’angles. Celle du centre est occupée par une porte à double vantail sous une baie d’imposte à petits-bois rayonnants. L’ensemble est inscrit dans un encadrement en pierre bleue moulurée à clé. Les baies du rez-de-chaussée sont à encadrements plats et animées de petits-bois; elles possédaient jadis des volets. L’étage supérieur qui est presque un demi-niveau est percé de huit ouvertures carrées dont les entablements sont reliés entre eux ce qui sépare distinctement les niveaux en créant l’effet d’un bandeau plat. Sur la partie gauche de l’édifice, on a adjoint une aile de deux travées sur un seul niveau. Cette aile est caractérisée par une paire d’ouvertures en plein cintre moulurée en pierre bleue dont les accès sont posés en retrait de la façade. Les toitures sont en bâtière à coyaux couvertes d’ardoises. On y trouve quelques lucarnes.



Ancienne maison dessinée par Corswarem

À l’arrière du château se trouve la ferme en U. Elle répond à une façade castrale presque identique à celle donnant sur le parc. L’histoire de cette terre ne va pas plus loin que 1515, nous apprend Paul Arren. Un château avait été édifié en 1865 par l’architecte Gérard, installé à Hasselt. À la fin du XIXe siècle, on lui avait ajouté une tour circulaire et une puissante tour de plan carré. Le commanditaire d’alors était Eugène van Willigen (1827-1885), bourgmestre de Schulen et sénateur. Ce fils de Jean-Jacques van Willingen et de Marie Briers avait épousé l’héritière du domaine en la personne de Marie de Zerezo de Tejada (1825-1893). Elle était la fille de Henri-François (1792-1861), natif de Diest et de la dernière des van Henis, Gérardine (1791-1871), précédemment propriétaire de cette terre sur laquelle il y avait une maison néo-classique de deux niveaux et de cinq travées. Elle a été dessinée par Philippe de Corswarem vers 1830. Le couple van Willingen-Zerezo eut trois enfants. Leur fils Henri (1852-1904) reprit le domaine désormais agrémenté de son château éclectique néo-baroque. Mort un peu jeune sans hoir, il avait convolé en justes noces avec Marie-Louise Glavany-Bey dont le père était ministre plénipotentiaire du sultan de Turquie auprès de Léopold II. Le frère d’Henri, prénommé Hubert, reprit le Hamel. Celui-ci avait épousé Françoise-Marie Claes, fille de Victor, maïeur de Lembeek où les Claes (Groenenberg) avaient un superbe château stupidement détruit. Victor était en même temps bourgmestre de Vinalmont où son autre château n’était pas mal non plus; il l’est toujours et en de bonnes mains. Victor Claes était, des trois célèbres frères installés sur le district de Halle, celui qui s’occupait du genièvre. Il avait séduit Jeanne-Emilie t’Serstevens. Du couple van Willingen-Claes, n’apparut qu’une gamine baptisée Jeanne-Marie (1884-1954). Devenue grande, elle tomba sous le charme du baron Eugène de Moffarts (1882-1925), fils d’Armand et de Marie-Louise baronne Whettnall. Ces derniers eurent six bambins entre le 18 octobre 1909 et le 24 avril 1925. Le baron André est cet ultime penseur, esthète, amoureux de la vie, de la fête et de l’esprit ayant en horreur la méchanceté et la bêtise. Sa générosité permet à la Belgique de s’enrichir pour le bien commun face à l’avarice et à l’envie.


Parc et bâtiments sont placés sous surveillance.


SOURCES
:
Siger Zeischka, Burgerij op de buiten. De familie van Willigen en het West-Limburgse platteland. La bourgeoisie à la campagne. La famille van Willigen et la région rurale du Limbourg occidental. Fondation de Moffarts, Lummen 2012
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel VIII,  Hobonia 1999