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Het romaanse kasteel van Rijkel


Kasteel Rijkel - 3804 Rijkel (Borgloon)



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  • Jadis fermé totalement, le château présente un aspect militaire allégé par des bandeaux de grès. © Philippe Farcy

  • Cette ancienne maison-forte a été récemment sauvée par la province du Limbourg. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel Rijkel
Ligging 3804 Rijkel (Borgloon)
Bouw Van de XVIe tot de XIXe eeuw
Stijl Traditioneel uit de Maasstreek
Architect J. Draye & J. Martens
Huidige bewoners Provinciaal Centrum voor Cultureel Erfgoed en de Monumentenwacht
Toewijzing Kantoren van de Provincie Limburg
Bescherming Beschermd op 3 juli 1942

Laatste update : 04/01/2013


Un château sauvé in extremis.


L’entité de Borgloon (Looz) ne compte pas moins de vingt châteaux importants sur les douze villages et hameaux qu’elle comporte. Celui de Ryckel est un des plus attrayants. Malgré sa position actuelle qui le prive d’une partie de son parc loti dans les années soixante/septante, cette bâtisse des seigneurs de Ryckel en impose par sa massivité et son allure altière. La première mention de la famille Ryckel remonte à 1253. À partir du XIVe siècle, le château-ferme d’alors était occupé par les Bolle de Ryckel, branche bâtarde des seigneurs de Gelinden. Les Gelinden possédaient en ce temps-là le château de Gors-Opleeuw devenu un délice néo-classique en mains hollandaises.



Amélioration renaissantes

Avant les Bolle, Ryckel tenait plus d’une ferme fortifiée que du véritable castel. On sait que des aménagements furent consentis en 1541 et notamment à l’aile terminée par un pignon à gradins. Au XVIIe siècle, par mariage, le domaine passa aux barons de Hinnisdael, seigneurs de Saint-Pierre-Horne, de Vechmaal et de Sassenbroeck; ils étaient aussi propriétaires du petit château posé en face du Shopping Center à Woluwé-Saint-Lambert. Ce sont eux qui créèrent la cour intérieure fermée sur ses quatre côtés. Ils piquèrent les ailes de trois tours carrées partiellement engagées. Le château était alors totalement ceinturé d’eau. Il ne l’est presque plus; ses fossés sont secs sauf au nord où stagne un brin d’eau et bien plus de vase. Du côté nord, les Hinnisdael posèrent leurs armoiries au-dessus du portail d’entrée singularisé par ses arcs surbaissés à clés. Dans le courant du XVIIIe siècle, le bien échut au baron Pierre-Antoine de Thiribu. Devant le piètre état de conservation de la bâtisse, celui-ci entama de nouveaux travaux. En 1785, le pont-levis fut supprimé. Un nouvel accès fut ménagé dans la partie ouest de la cour comme l’illustre un dessin de Philippe de Corswarem exécuté vers 1800. Les Thiribu possédèrent le très proche château de Voort (disparu sauf une tour et des communs) entre 1762 et 1778. Les filles de Pierre-Antoine, Marie et Anne héritèrent du bien. Marie décéda la seconde en 1831 et à sa suite le château resta vide pendant cent ans !



Disparition des décors

Durant cette longue période d’indifférence, les décors intérieurs disparurent. Le domaine qui compte encore 10,94 hectares de nos jours tomba dans l’escarcelle du baron Camille-Louis Breuls de Tiecken. En 1936, celui-ci offrit le site à l’Association Royale des Demeures Historiques et des Jardins de Belgique qui en fit cadeau en 1965 à la Province du Limbourg. Un an plus tard, la tour du nord-ouest s’effondra. Cela créa un électrochoc salvateur et les édiles procédèrent aux restaurations. Elles durèrent de 1972 à 1984 et furent dirigées par les architectes J. Draye et J. Martens.



Style mosan

Le château présente toutes les caractéristiques du style mosan liégeois. Il est érigé en briques et en moellons de grès pour les nombreux bandeaux, certains appuis, les meurtrières et les trous de boulins. La partie la plus ancienne, vers l’est, est marquée par son austérité. Elle se singularise par ses deux pignons crénelés débordants dont l’un s’appuie sur le prolongement plus tardif de l’aile. Sur ce côté la partie ancienne grimpe sur trois niveaux inégaux. Les baies sont ornées de traverses et de croisées en pierre bleue. Le prolongement du XVIIe siècle ne présente plus que deux niveaux protégés par une bâtière à coyaux, animée de trois lucarnes. La tour carrée à peine engagée dont les angles sont chaînés est surmontée d’une superbe toiture en pavillon; elle est surmontée d’un tambour à quatre pans sommé d’un bulbe et d’une délicate ferronnerie. L’aile nord est la plus homogène. Elle compte dix travées dont une double travée pour la porte cochère.


La cour comme le parc sont accessibles au public.



SOURCES
:
Raf Vanmechelen, Het kasteel van Rijkel, acht jaar later: Omwonenden willen dat eigenaar kasteel aanpakt, De Standaard 28 juli 2011 http://www.standaard.be/artikel/detail.aspx?artikelid=GT3D9PTK
Marc Belvaux, La famille de Hannut dite de Bawegney et de Thiribu, Le Parchemin, 73e année, n° 376, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, juillet-août 2008

Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel VII, Hobonia 1997