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Heuseux, een plaats waar kinderen tot rust kunnen komen


Château d'Heuseux - 4632 Cerexhe-Heuseux (Soumagne)



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  • Maison d’agrément, Heuseux est devenue une demeure pour enfants légèrement handicapés. Les vocations changent mais les demeures demeurent. Restauré en ce printemps 2003, le château a retrouvé sa beauté et sa fraîcheur. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Collection Philippe Farcy



Officieel Naam Château d'Heuseux
Ligging 4632 Cerexhe-Heuseux (Soumagne)
Bouw 1766
Stijl Lodewijk XV
Architect
Huidige bewoners Institut Notre-Dame; ACIS (Association Chrétienne des Institutions Sociales et de Santé) a.s.b.l.
Toewijzing Residentiële dienst voor jongeren
Bescherming Niet beschermd

Laatste update : 04/01/2013


Un château séparé de sa ferme.


Le château d’Heuseux appartient depuis quelques années à l’Institut Notre-Dame, une des antennes de l’ACIS, Association Chrétienne des Institutions Sociales et de Santé, à qui l’on doit, sous la formidable impulsion de l’abbé Tassin, la récente résurrection du château de La Plante, près de Namur. Le château d’Heuseux est le centre d’un beau domaine qui prend en charge des enfants réclamant un encadrement thérapeutique d’un service résidentiel pour jeunes. Jadis, la très belle ferme des familles Lardinois puis Grégoire, accolée au château comme l’est la ferme de Schalkhoven, appartenait aux châtelains. Les deux ensembles sont désormais totalement séparés. Avant l’actuel institut se trouvaient ici les Filles de Saint-Joseph. On apprend par J. Dorthu, auteur d’une petite étude publiée dans la revue du Cercle Archéo-Historique des Cantons de Fléron et Grivegnée (aujourd'hui Cercle Historique de Fléron), que Sophie Moxhon, décédée célibataire à Liège en 1932, avait vendu son domaine dès 1907 avec 6,10 ha aux dites soeurs. Sophie était la fille du notaire Jean Moxhon et de Ferdinande Laloup.



Fief des Géradon

Cette dernière, veuve, avait acheté le château aux Géradon, en 1873. Elle y décédera en 1887. En remontant le temps, on sait qu’en 1817 le territoire appartenait à Jean-François de Géradon (1758-1832), époux d’Anne de Gilles depuis 1794. À qui avait-il acheté ? Mystère. Le château passa ensuite à son fils Jean-Baptiste (1803-1872) qui avait épousé en 1815 à Verviers Marie-Angèle de Coune. Au XVIIIe siècle, le château appartenait à Jean-Baptiste, chevalier de Diffuy, mort en 1780. Il avait convolé une première fois avec Marie-Catherine de Favereau en 1740, puis une seconde fois en 1766 avec Marie-Thérèse de Goeswin. Les Diffuy étaient établis à Liège et donnèrent dès le début du XVIIe siècle des échevins à la cité, des conseillers privés au prince, des militaires et des chanoines à diverses églises de la ville mosane. Leur établissement à Cerexhe, mais pas à Heuseux date des années 1620. Ils apparaissent à Heuseux en 1731. La première mention d’un château date de 1747. Le château actuel a peut-être été restauré pour le mariage précité de 1766.

Des travaux ont été effectués au printemps 2003 afin de rétablir l’apparence des façades blanchies et de restaurer les peintures murales du très beau hall et de l’ancien salon. L’un et l’autre sont décorés de très élégantes scènes et d’allégories en stucs du XVIIIe siècle, en dessus-de-porte et à la cheminée.



Communs pour la chapelle

Le château est constitué de briques et de pierre bleue. Sur la cour, fermée au nord par des communs transformés en chapelle par les religieuses, le corps de bâtiment est composé d’un quadrilatère unique de sept travées de large. Cette élévation regarde vers l’ouest. Le centre se présente en retrait et se trouve limité par les extrémités en légère avancée, larges de deux travées. Les angles sont chaînés sur toutes les arêtes mais pas les baies. Celles-ci sont sommées d’arcs surbaissés à clé et sont encore animées de leurs volets. La façade d’accès grimpe sur deux niveaux sur un léger soubassement percé de jours. Elle s’arrête sous une curieuse toiture mansardée couverte d’ardoises et de zinc, piquée de rares lucarnes. Les avant-corps sont coiffés de bulbes en zinc (pas très gracieux; ils étaient en ardoises précédemment) posés sur des toitures en carène. Le centre est décoré d’un beau fronton arrondi où deux putti tiennent les armes des Diffuy. La porte d’accès est précédée de quatre degrés. Elle présente un arc en plein cintre à clé feuillagée et datée de 1766. La face sud s’étire sur quatre travées et s’élève sur trois niveaux si l’on prend en compte le pignon. Lui aussi est érigé en briques. Ce niveau ultime est percé de trois ouvertures rectangulaires. La façade est présente à son tour un jeu de trois éléments autour d’un avant-corps central en très léger ressaut, chaîné. Vers le sud, la façade est aveugle. La partie centrale abrite les baies du salon principal. La partie orientée au nord a perdu sa vocation par la construction d’une jonction avec une aile moderne où se donnent les cours, ce qui gâte la vue.


On ne visite pas.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
J. Dorthu, Cerexhe-Heuseux au temps jadis, Cercle Archéo-Historique des Cantons de Fléron et Grivegnée (aujourd'hui Cercle Historique de Fléron), Ed. M. Lesoinne 1976-1977