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Waldenburg, assis sur le temps


Château de Waldenburg - 4701 Kettenis (Eupen)



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  • Posé sur un épais soubassement, le château présente des façades plates aux fenêtres animées de chaînages. © Philippe Farcy

  • Précédé d’un joli pont dormant, le château a conservé son harmonie malgré les outrages, incendie et autres soucis dus à une sorte d’incurie. © Philippe Farcy



Officieel Naam Château de Waldenburg
Ligging 4701 Kettenis (Eupen)
Bouw XVe eeuw, 1661; XVIIIe eeuw; einde van de XIXe eeuw; XXe eeuw
Stijl
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Niet beschermd

Laatste update : 03/01/2013



Une maison de plaisance où prime l’art de vivre.



Située à deux kilomètres derrière le château de Libermé, le petit château de Waldenburg est par ailleurs « coincé » entre le château de « Philippenhaus » (vers 1770) qui lui ressemble furieusement et le château de Weims, datant du XIVe siècle.

Waldenburg apparaît accompagné d’un corps de ferme triangulaire en U dont on sait par une clé armoriée (famille des Waldenburg) sommant une baie, qu’elle date de 1669. La ferme est essentiellement constituée de moellons de calcaire. L’accès à la propriété s’effectue par un porche à arc surbaissé et par la cour. Un pont à deux arches précédé par deux beaux pilastres baroques donne accès à l’îlot sur lequel le château repose. Sur les deux premiers flancs que l’on aborde, la demeure est ceinturée par un très beau pavement ancien.



Beaux arbres et belles douves


Le château voisine avec de très beaux arbres et est agréablement entouré d’eau sur trois côtés; le quatrième côté fut comblé. Le bâtiment est construit en longueur sur sept travées. Sur la façade d’accès, l’une des travées sert évidemment de porte d’entrée. Au XIXe siècle, la façade arrière fut agrémentée de la même manière en installant au deuxième niveau une porte-fenêtre sans balcon mais précédée par un garde-corps en fer forgé bombé. Les petits côtés ne comptent que deux travées centrales. Elles sont presque accolées à l’ouest alors que la face est a été percée d’une haute baie à croisée, au centre. Les autres ouvertures sont asymétriques.

Le château s’élève sur deux niveaux de hauteurs inégales. Ces niveaux prennent appui sur un soubassement biseauté en moellons de calcaire, percés de jours carrés. On remarquera qu’un bandeau en moellons de calcaire assure une césure entre la façade et la toiture. Toutes les baies à petits-bois modernes sont encadrées par des piédroits chaînés, à linteaux bombés ornés de clés. L’entrée de la maison est assurée par un petit perron comptant deux volées d’escaliers. On y voit un garde-corps en fer forgé de style Louis XVI. La bâtière à coyaux qui couvre le bâtiment est tapissée de tuiles modernes. Guy Poswick, dans ses  Délices du duché de Limbourg, signale que la face nord-est comportait avant 1929 un petit oratoire en encorbellement. L’auteur précise par ailleurs que le grand salon est superbement décoré de stucs exécutés en 1805 par Gagini. Ces décors ont été saccagés au début des années 1970.



Vieille bâtisse


L’implantation d’une demeure importante est signalée ici dès le XIVe siècle. On trouve dans les caves des meurtrières et les restes d’une tour. Cinq couches stratifiées témoignent d’une occupation ancienne. Le bien appartint aux Crummel en 1560 puis il passa aux Bertolf de Belven qui le vendirent en 1626 à Henri de Carlsfeld, marié à Barbe Schuyl de Walhorn (Houtain-le-Val).

Leurs héritiers cédèrent le domaine en 1661 au colonel André de Waldenburg qui construisit l’actuel château. Son fils Jean-François avait épousé Anne de Plaine, dame de Ter Bruggen à Erps (Brabant). L’autre fils d’André, Maximilien, devenu propriétaire, avait convolé avec Marie-Thérèse de Catz, dame de Stockem.

Le château passa ensuite à leur neveu Hyacinthe de Waldenburg, uni à Marie-Françoise de Royer de Libermé. En 1773, Jacques, frère de Madame, déjà châtelain du Philippenhaus situé à 200 mètres, acquit Waldenburg. Mais il vendit la maison qui nous occupe dès 1776 à Nicolas de Hodiamont (1745-1830), époux de la baronne Lambertine de Fromenteau de Ruyff. Une de leurs filles, Sophie, était mariée à Guillaume de Résimont, châtelain de Bempt.

Jusqu’à la Grande Guerre, les descendants des Résimont/Hodiamont conservèrent le bien. Jules Keller acheta le lot en 1917 ou 1918. Il s’en défit dès 1920 au profit d’André Franssen von Cortenbach (1862-1946), fait baron en 1938. Le château resta dans sa descendance jusqu’en 1966 au profit de M. Adolff, industriel à Stolberg. Les Franssen ne se séparèrent pas de la ferme qu’ils louent toujours. Le château brûla (par hasard ?) en plein hiver de l’an 1975 quand l’étang était gelé. Il fut ensuite vendu à M. Knauff qui l’a restauré avant qu’il ne le revende en 1983 à l’actuelle propriétaire.



On ne visite pas. Des soldats en plomb armés jusqu’aux dents surveillent les accès.




SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 

Guy Poswick, Les délices du duché de Limbourg, Archives verviétoises, tome IV, Verviers 1951