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Het imposante gebouw van Crukay domineert de omgeving van Nanry


Château du Crukay - 6927 Resteigne (Tellin)



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Kategorie : Informatie Business Evenementen
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  • Cette belle et ample demeure est superbement entourée d’un jardin de fleurs puis d’un parc bien planté.

  • La petite façade du Crukay annonce la rigueur de style médiéval de la bâtisse.

  • Carte postale envoyée en 1948, ed. Vve Dauru-Thitaux Hôtel de la Lesse & Nels



Officieel Naam Château du Crukay
Ligging 6927 Resteigne (Tellin)
Bouw Einde 19de eeuw
Stijl Neogotiek
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Niet beschermd goed

Laatste update : 04/01/2013


Souvenirs gothiques au cœur de l’Ardenne


Entre Wellin et Tellin, cachées derrière les hautes frondaisons des arbres, émergent, pour qui est un peu attentif, les toitures d’un château posé presque au sommet d’une colline que l’on nommait voici cent ans et plus « Le Mont chauve ». Il s’agit du château le plus récent de Resteigne. À ses pieds coule le Nanry qui file avec douceur à travers une suite de petits étangs vers la Lesse. Nous sommes aux confins de la Famenne. Resteigne est une vieille entité à l’histoire fort riche. Ici sur la colline, on aime le Bourgogne et les autres vins de France. En été, les maîtres de maison y reçoivent leurs amis au pied du château et ils se dégustent des mets délicieux posés sur une grande table composée de deux pierres tombales; elles sont retournées comme un défi à la mort.


L’Astoria

Les heureux propriétaires de cette imposante demeure sont aussi les héritiers de l’hôtel Astoria, un des plus élégants de Bruxelles, aujourd'hui en cous de rénovation, où le prince Laurent et la princesse Claire dînèrent le soir de leur mémorable mariage. Depuis près de trente ans, les Goossens Bara-Devillers ont soutenu les « Concerts de l’Astoria » donnés par des artistes de qualité tous les dimanches matin. Mais à Resteigne, ce ne sont pas les notes des instruments qui se font entendre. Ce sont celles des oiseaux qui chantent leur bonheur. Le château date de la fin du XIXe siècle et a été érigé en moellons de pierre calcaire non équarris. Les Wégimont, déjà propriétaires de l’ancien château de Resteigne posé à fleur de l’eau sur la Lesse, décidèrent un jour d’ériger une maison afin d’y installer un de leurs enfants. À l’époque on n’avait peur de rien, les impôts étaient très réduits et les revenus des terres assez considérables. Si on ne connaît pas le nom de l’architecte qui dessina les plans de la maison, on sait que l’entrepreneur était M. Martin, installé à Resteigne. La carrière toute proche servit à alimenter le chantier. La construction, effectuée en trois temps, est posée sur un fond de schiste. Vers 1910-1912, les propriétaires agrandirent leur bien de deux travées sur l’aile droite terminée à présent par une tour circulaire. Mais juste avant la Grande Guerre, les Wégimont vendirent leur château à la grand-mère de Mme Goossens. Celle-ci prenait dans la foulée le contrôle de 80 hectares.


Inspiré par Rochefort

Vers 1930, l’habillage du château fut terminé par l’ajout de la tour circulaire précitée. Elle a été dessinée par la grand-mère Bara-Devillers qui copia une des nombreuses tours du château anéanti de Rochefort. Vu son âge, l’histoire du château est fort brève. Le seul fait historique à évoquer tient dans la présence des différentes armées pendant la Guerre 1940-1945. Les Allemands n’y causèrent aucun dégât. Par contre, les Anglais de la 377e COY mirent la demeure à sac. Les Américains, passés par là ensuite, logèrent dans ce qui restait. Le château a été reconstruit partiellement à la sortie du conflit. Il se singularise bien sûr par la puissance de ses matériaux non enduits. Son élévation est de trois niveaux, caves comprises. Celles-ci sont très hautes et placent le rez à une hauteur respectable.

La façade principale est divisée en trois éléments centrés sur une avancée qui sert de porche couvert. Le porche est en plein cintre et il est surmonté par un étage et demi sous un pignon plat où se niche encore une petite baie en hauteur. Les baies sont presque toutes divisées par des croisées et les fenêtres comportent des petits-bois. La toiture assez verticale est couverte d’ardoises et piquée d’autant de lucarnes qu’il y a de travées. La tour latérale monte sur cinq niveaux y compris celui en léger encorbellement. La toiture est ici en poivrière. Le parc très délicatement fleuri est planté de quelques très beaux arbres dont des hêtres pourpres.



On ne visite sous aucun prétexte.




SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003