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Nieuw leven in La Neuville


Château de la Neuville - 4500 Tihange (Huy)



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  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy 2008

  • Façade nord-est © Philippe Farcy 2008

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Château de la Neuville
Ligging 4500 Tihange (Huy)
Bouw 1706
Stijl Lodewijk XIV
Architect
Huidige bewoners Domaine du Château de la Neuville
Toewijzing Hotel-restaurant
Bescherming Niet beschermd goed

Laatste update : 03/01/2013


Le château de La Neuville oublie sa Meuse et sa Muse.


Jadis, il n’y avait ici que bois de hautes futaies et fleuve paresseux orné de vaguelettes que le vent balaie toujours. L’imposant château de La Neuville-sous-Huy, en U et d’époque Louis XIV, est constitué de briques, de calcaire et de nombreux éléments décoratifs en tuffeau.



Des paliers menant au fleuve des voitures

On vit passer ici du XIVe au XVIIe siècles, les Royer. En 1616, Marguerite de ‘t Serclaes de Tilly acheta le bien. En 1638, le domaine passa au baron de Neuforge, seigneur de Fisen. En 1705, vint Lambert, baron d’Olne. On lui doit la bâtisse actuelle et les très jolis décors de la chapelle du village, chère au coeur de feu le général-baron Danloy.



Arbres anciens immolés

En 1744, les barons de Grady y élurent domicile jusqu’en 1861 quand Son Altesse le prince Eugène de Ligne acquit la propriété. Son petit-fils, Albert, qui aurait pu choisir Antoing, ne résida ici qu’en été. Ses deux filles survivantes ne se souviennent plus guère de leur maison de campagne. Logique, car le prince Albert vendit le domaine en 1920 à la Compagnie Immobilière de Belgique qui immola honteusement les plus beaux arbres comme elle le fit à Wanfercée. Un malheur n’arrivant jamais seul, cette société fit de même un peu plus tard avec les arbres de La Neuville-en-Condroz, réduisant l’illustre « Chêne Madame », plusieurs fois séculaire au rang des souvenirs. Parfois le capitalisme est insupportable. Ensuite, Fernand Petit occupa le château des Ligne de 1921 à 1949.



Influences françaises

Le château date de 1706. Son style français est exceptionnel car il est hors du champ mosan traditionnel. On arrive au castel en longeant un étang et on pénètre dans la cour d’honneur à travers une belle grille reliant deux pavillons de corps de garde encore récents. Dans la cour, le regard est accroché par les deux tours carrées latérales, partiellement engagées. Du haut de leurs triples niveaux et de leurs toitures en bulbe octogonal sommées de lanternons ouverts, elles limitent latéralement l’élévation. Légèrement, elles dissimulent deux entrées placées sous un porche couvert précédé d’un escalier droit. Puis vient le double corps central de l’édifice, superbe. Il est composé de deux niveaux séparés par un épais larmier en calcaire et de sept travées, plus une en retour d’équerre. La bâtière est haute et bordée d’une large corniche en cavet calcaire et rythmée par quatre œils-de-boeuf séparant trois lucarnes. La façade sur jardin n’est pas moins magistrale et reprend le même vocabulaire architectural. La Neuville vit, mais avec des aigreurs.


On ne visite pas, mais le domaine est souvent ouvert.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 
Charles Pire, Tihange, racines et identités, JMD 1990