FR - NL - EN
HOME AGENDA CONTACTEER ONS FAQ VERBINDING KASTEELHEREN

Libermé, ooit een sterk fort


Château de Libermé - 4701 Kettenis (Eupen)



Contacteren

Kategorie : Informatie Business Evenementen
Voornaam
Naam
E-mail
Telefoon
Gelieve CASTLE te herschrijven hieronder:

  • © Philippe Farcy

  • Libermé est un des cinq château du village de Kettenis. Certaines demeures de cette région proche de l’Allemagne font preuve d’une certaine rudesse. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Château de Libermé
Ligging 4701 Kettenis (Eupen)
Bouw 1534; 1719; 1756; 1919
Stijl Fort
Architect
Huidige bewoners Château Libermé AG - Institut für internationales Steuerrecht
Toewijzing Privéwoning & instituut voor internationaal belastingrecht & concerten
Bescherming Niet beschermd

Laatste update : 06/01/2013


Digne cousin germanique de Crupet.


Publié par Poumon en 1950, largement étudié par Guy Poswick en 1952, le château de Libermé est une des cinq demeures seigneuriales disposées sur le territoire de Kettenis, village dépendant de Eupen.

Placé en contrebas de la route, le château se singularise par sa petite taille et par sa curieuse position isolée au milieu du plan d’eau qui l’entoure totalement. En effet, la demeure émerge de l’eau et semble posée comme un fruit sur un mince plateau d’argent quand les pierres aplaties et polies par les intempéries reflètent les rayons du soleil au couchant. Cette impression de plateau se ressent du moins sur trois côtés. Le flanc orienté au sud-est bénéficie d’une terrasse plus large assortie à un angle d’un très beau saule pleureur. On y descend par quelques marches. L’accès au château passe obligatoirement par un autre escalier menant au bel étage. Au bas du chemin en pente bordé de jeunes tilleuls, la partie droite de l’ensemble est occupée par les bâtiments de la ferme dont une partie sert de résidence privée; ils sont séparés du château par l’eau; mais jadis, c’est par la ferme que l’on accédait au château. Un pont en pierre de trois arches, daté de 1756 et venu remplacer un second pont-levis, relie les différents édifices.



La grâce d’un châtelet


L’ancien châtelet d’entrée est couvert de moellons de calcaire comme tous les bâtiments. Son portail est splendide. Il est toujours cantonné par deux tours circulaires engagées coiffées de toitures en poivrière à six pans. On y passait jadis après avoir emprunté un pont-levis. Les armes des Battenburg et des Straet y figurent accolées sur une date de 1534. Sous le passage couvert, une clé indique la date de 1719. L’accès au château s’effectue désormais par le sud-est grâce à un pont contemporain du meilleur effet, en métal et en bois. Il longe le corps de ferme puis aboutit au pont de pierre. Le château est construit en L. La plus petite partie du L fait office de tour d’angle et aurait été surélevée au XXe siècle, si on en croit Poswick. La demeure, massive, compte trois niveaux de résidence en ce compris un haut soubassement de caves illuminé de rares jours carrés. Le rez se trouve donc au deuxième niveau. Là se situent les salles de réception. De grandes baies à petits-bois et à linteaux bombés illuminent ce niveau. Les piédroits des baies sont à chaînages. Cette aile, la plus longue, compte cinq travées dont une pour la porte à un seul vantail. Par contre, la « tour » ne comporte qu’une travée par côté. Au dernier niveau, toutes les ouvertures sont sommées de linteaux bombés. La toiture est couverte d’ardoise et est mansardée. On y trouve autant de lucarnes que de travées. Les lucarnes portent des croupettes.



Façade aveugle

Du coin de la « tour » émerge à cette hauteur une intéressante flèche conique installée après des transformations entamées en 1919. La façade sud-ouest est totalement aveugle. Trois contreforts et trois lucarnes lui offrent un minimum de mouvement. Par contre, la façade ouest est ouverte par cinq travées. Des aménagements récents lui ont permis de bénéficier d’une terrasse supplémentaire au deuxième niveau, précédée d’une porte-fenêtre. Deux baies y conservent toutefois leurs meneaux. Cette aile accueille les derniers éléments de colombage posés en très léger encorbellement et appuyés sur une frise de corbeaux de bois. Il y a fort longtemps, ce décor s’étendait sur toute la partie nord-est et nord-ouest.


Longue histoire

Le château appartint à la famille des Libermé au XIVe siècle. En 1453, écrit Poswick, Libermé était un stock-fief distinct de celui de Kettenis mais il dépendait comme ce dernier du chapitre de Notre-Dame d’Aix-la-Chapelle. Il fut acquis par Thierry de Palant, burgrave de Limbourg qui le revendit trois ans plus tard à Jean Bertolf de Hergenrath.

Celui-ci avait épousé en 1445 Agnès Poleyn, de Kettenis, après en avoir eut trois fils « avant la lettre ». En 1531, voilà le domaine aux mains de Herman de Battenburg, capitaine impérial, qui construisit le château actuel et son châtelet. Sa petite-fille Marie épousa Jacques de Presseux de Hautregard. Leur fille Catherine convola à son tour avec Jean de Halley, mort en 1665. En 1697, le domaine a été vendu au baron Maximilien d’Estembecque, décédé en 1738, dont la fille Isabelle-Josèphe allait s’unir à Maximilien de Royer. Par héritage, le bien passa à Anne-Marie de Royer, épouse de Jean-Charles de Fraipont (1757-1811). Leurs héritiers vendirent ensuite à Pierre-André Poswick (1769-1851), mayeur de Kettenis. En 1823, Libermé fut cédé aux The Losen dont une descendante (Elise-Marie) se maria avec le juge Franz Broich. Vendu en 1918 aux Suermondt, de Düsseldorf, le château fut placé sous séquestre en 1946. Depuis 1995, la famille Haas, elle aussi Allemande d’origine, y est installée.


On ne visite pas. Le château se voit de la rue


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 
Emile Poumon, Les châteaux de Wallonie, Institut Jules Destrée pour la Défense et l'Illustration de la Wallonie 1973
Guy Poswick, Les délices du duché de Limbourg, Archives verviétoises, tome IV, Verviers 1951