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Durbuy, la fierté d’une cité


Château de Durbuy - 6940 Durbuy



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  • © Philippe Farcy

  • Vue depuis la rive gauche de l'Ourthe. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy 21 septembre 2008

  • Poterne d'accès au château. © Philippe Farcy

  • Carte postale ancienne, ed. Schindeler & Nels

  • Carte postale, ed. Cosse, carte-vue "Arduenna", photo Clém. Dessart



Officieel Naam Château de Durbuy
Ligging 6940 Durbuy
Bouw 900; 1078; 1880-1882
Stijl
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming

Laatste update : 12/01/2013


Il n’y a pas beaucoup de lieux aussi agrestes en Belgique que la petite ville de Durbuy dont l’homogénéité des ruelles et du bâti est un moment de grâce, comme arrêté dans le temps

Serge de Foestraets a donné dans le site www.chateaudedurbuy.be, une explication à l’éthymologie du nom de Durbuy. Elle est celte et de ce fait est d’une rareté absolue en Belgique. La seigneurie est signalée dans les sources déjà en 1078. De tout temps, les lieux ont été vus comme possédant une défense territoriale et il faut dire que la nature a beaucoup aidé en ce sens. Le château actuel est un empilement de générations de pierres depuis plus de 1000 ans et il continue à dire vrai à protéger ses ouailles, ne fut-ce que par sa position centrale dans l’échiquier touristique de la ville. Peut-être va-t-il revenir un jour dans le parcourt touristique de Durbuy car la nouvelle génération de comtes d’Ursel s’emploie à faire parler d’elle.

Le comte Jean-Michel se présente en effet sur les listes électorales en ce 14 octobre 2012 avec l’intention de faire parler, de lui, et de sa liste, concurrente à celle du mayeur actuel. Ce sera pour le château une belle revanche après vingt-six ans d’enfermement dans sa tour d’ivoire, interdit d’y voir, sinon des murs ceints de falaises.

1000 ans, ce n’est pas rien à l’échelle humaine, et il en fallait de sacrément grande pour oser affronter un château de bois comme il semble qu’il y en eut un dès l’an 900. D’autant que jusqu’en 1725, l’ensemble du rocher était cerné d’eau, celles de l’Ourthe bien sûr. La ville était ceinturée de murs au moins jusqu’au XIVe siècle. La seigneurie était détenue aux XIe et XIIe siècles par les comtes de Namur. Par héritage elle aboutit aux Luxembourg. Aux XIIe, XIIIe et XIVe siècles le castel fut détruit plusieurs fois par les Liégeois toujours ardents et fiers ; c’était vers 1156, 1237 et 1317. En 1331, Jean de Luxembourg dit l’ « Aveugle », qui était roi de Bohême, octroya au village le titre de « ville », comme il l’avait fait avant avec Marche, Nassogne et La Roche. La plus petite ville du monde était née. Elle est toujours la plus petite en son genre.

En 1412, la ville-seigneurie passa sous le contrôle des ducs de Bourgogne. Cela allait attiser encore plus les tensions avec les comtes de La Marck qui étaient au cœur de toutes les tensions liégeoises, du Limbourg jusqu’à Bouillon et Sedan. Durbuy était une terre importante et stratégique, de près de 30 km² et cela lui coûta des destructions encore, en 1484 et 1492. La tour ronde dont il reste les bases, vers l’église, a été détruite vers ces années. Les La Marck avait pris des engagères ici mais aussi sur Logne et la Roche. Les trois lieux furent détruits sur ordre de Maximilen d’Autriche. Durbuy fut alors saisi par la couronne. D’autres seigneurs engagés s’y suivirent, comme les Schoonvorst, les Virnebourg.

Il faut noter qu’au XVIIe siècle, un tiers des minerais de fer de la principauté de Liège provenaient des terres de Durbuy. Il y avait donc là un affairisme important et c’est ce que comprit  Antoine Schetz, baron de Grobendonck, qui mit sur la table des souverains 400000 florins d’or pour prendre le bien en engagère. La couronne ayant des dettes énormes vis-à-vis des Grobendonck depuis les années 1580, seuls 200000 florins furent payés, signale le comte Baudouin d’Ursel dans ses volumes consacrés à sa famille et dans le n°103 des « Maison d’Hier et d’Aujourd’hui », en 1944. Depuis 1628, les Schetz devenus comtes d’Ursel règnent sur ce château fier mais finalement assez simple.

Pour ce qui regarde l’architecture, la maison actuelle se réparti en diverses zones mais pour faire simple nous allons citer le corps de logis qui aligne neuf travées en long posé sur un socle énorme percé de rares jours. Cette partie, toute en moellons de calcaire monte sur deux niveau et est couverte d’une toiture en bâtière, mansardée, à croupe. En toiture, on compte huit lucarnes en pavillon et dans la partie haute on peut en égrener sept autres en bâtière, à croupettes. Le dispositif est comparable sur le versant du jardin en terrasse. Avant les années 1880, les lucarnes étaient inexistantes ou presque et seule une tour ronde conique à brisis calait la masse castrale vers l’église. Le logis est relié à un petit massif du XVIe siècle par un étroit passage couvert qui mène aux cuisines. Cet endroit se caractérise par une charmante tour à demi-ronde et à un pan coupé sous une toiture à six pans.

La grande nouveauté vint donc dans les années 1880-1882, quand on fit construite deux tours de plus à celle qui existait déjà, pour donner plus de superbe à l’endroit et une visibilité encore plus grande. Ces trois tours possèdent trois types de couvertures. Une est conique, l’autre en bâtière et la troisième à six pans. Les deux tours neuves sont rondes et engagées. Elles possèdent un niveau en encorbellement.

 

 

SOURCES:
Philippe Farcy, Durbuy, la fierté d’une cité, Vie de Château 638, La Libre Belgique