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Strée, gemoderniseerd door architect Vierset-Godin


Château de Strée - 4577 Strée-lez-Huy (Modave)



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Kategorie : Informatie Business Evenementen
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Gelieve CASTLE te herschrijven hieronder:

  • © Philippe Farcy

  • Durant l'époque Rosen vers 1840

  • Epoque Moffarts vers 1890 après les interventions de l'architecte Vierset-Godin

  • La chapelle. © Philippe Farcy

  • Belles grilles à l'extrémité occidentale des communs. © Philippe Farcy



Officieel Naam Château de Strée
Ligging 4577 Strée-lez-Huy (Modave)
Bouw 18de eeuw
Stijl Neorenaissance
Architect XIXe eeuw: Vierset-Godin
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming

Laatste update : 06/01/2013



Dépendance de la commanderie de Villers-le-Temple, le domaine de Strée échut à de grandes familles liégeoises.


En 1969, Emmanuel de Bien a publié dans le BIAL un article bien charpenté sur le domaine de Strée, en Condroz liégeois. L'auteur signale que les plus anciens documents datant de la première moitié du XIIIe siècle, permettaient de donner pour Strée une double mainmise partagée par les Templiers (1ère notification en 1248), installés à Villers-le-Temple et par les chanoines de Notre-Dame de Huy. Ceci n'empêcha pas de donner le domaine en charge de quelques preux chevaliers dont on pourra signaler Jean Loupin de Strée connu en 1279. Il sera suivit par Gilles, époux d'Agnès de Beaufort.

Transmission féminine

En 1345 Guillaume d'Orjo, seigneur de Barse par sa mère est aussi seigneur de Strée par sa femme, fille de Gilles. Par alliances arrivèrent les Flémalle, puis les Giele ou Gilet, descendants de Gilles de Strée. Ensuite, l'auteur cite un La Malle puis un Borsu. Mais c'est pour mieux rebondir sur Ottard de Brialmont, fils d'un mayeur de Huy. Les Brialmont sont à dire vrai une branche cadette des puissants seigneurs de Hamal. Voici les différentes branches des Hamal. Il y eut les Hamal de Soy, les Hamal-Brialmont, les Paives, les Montfort, les Pantires, les Chrisgnée, les Blise, les Tellet de Verbois, les Kemexhe dits Loen, les Verlaines, les Flémalle, les Schoonbeek et sans doute les chevaliers de Cannart d'Hamale qui existent toujours. Trois branches bâtardes des Hamal restèrent dans l'histoire. La première est celle qui donna naissance au XVIIIe siècle au chanoine et compositeur baroque Jean-Noël Hamal. Puis il y eut les Hamal de Petite-Somme (issus des Hamal de Soy, titrés comtes de Hamal au XVIIIe siècle). Enfin et surtout on compta les barons puis comtes de Geer en Suède et aux Pays-Bas qui fondèrent la métallurgie en Suède et devinrent immensément riches. Voilà qui situe la nébuleuse liégeoise et principautaire d'une famille illustre dont les possessions furent considérables.


Vente publique

Mais revenons-en à notre Ottard. Il était seigneur d'Atrin, de Bassines et de Fraiture; ce dernier château il l'avait acheté à Jean de Merode en 1559. Ottard était l'époux d'Aldegonde de Berlaymont. Leur fils Jean suivra, puis son fils Otto-Ernest qui releva le bien en 1598. Mais dès le 20 avril 1600, Brialmontun peu serré sans doute dans ses finances, vendit le bien à Pierre d'Engis, prélocuteur. Cette famille garda Strée 55 ans. En 1655, la veuve de Pierre d'Engis et ses enfants mirent Strée en vente publique. La maison fut adjugée à Gertrude de Méan, issue d'une récente et puissante famille de juristes liégeois, pour 13.000 florins Brabant. Madame de Méan de Strée et d'Outrelouxhe était veuve de Bertholet de Haxhe, mayeur de Liège.

En 1682, un an après le décès de Gertrude, Strée passa à nouveau en vente publique avec soixante bonniers de terres. Les acheteurs furent Etienne Uten, fils d'Etienne et de Pétronille Auxbrebis et son épouse Catherine van Buel (famille originaire de Nimègue puis installée à Maestricht et de là à Liège), contre 14.201 florins.


Etienne Uten allait acheter Scry dans la suite, en 1706. Catherine était la marraine de Guillaume van Buel, châtelain de Marchin. Etienne et Catherine n'eurent point d'enfant.

Dès lors, Guillaume-Mathias van Buel (1671-1734), neveu de Catherine devint héritier. Seigneur d'Outrelouxhe et de Vance, il releva Strée en 1714. Il avait épousé en 1699 Marie Piret de Sainte-Ode, issue d'une puissante famille de maîtres de forges, à Sainte-Ode, Prelle et Montauban-Buzenol; ici ils précédèrent les Nothomb. La mère de Marie était une Poschet (famille de maîtres de forges également). En ces cas, parler d'alliances est bien, d'alliages serait encore mieux. Guillaume-Mathias décéda en 1734 et Marie en 1738. Des trois enfants qu'ils eurent, l'un fut chanoine tréfoncier de Saint-Lambert à Liège, l'autre Thomas (1707-1773) fut mayeur de Liège en 1750 et hérita de Strée.


Toujours par les Dames

Enfin, Jeanne van Buel épousa d'abord Louis de Liverlo dernier de son nom (dont elle hérita de tous ses biens); puis elle s'unit au marquis de Beauchamps (le décor de toiles peintes de sa chambre est remarquable; les toiles sont du peintre Lovinfosse, comme on en trouve à Borgharen, car les barons de Rosen l'employaient à l'année). Le marquis était seigneur de Grand-Fief et de Champfleury et il décéda au château de Beemont en 1778. Thomas van Buel releva Strée en 1743. Il avait épousé Anne-Marie de Goër de Herve, des sires de Jehanster. Seule une fille leur survécut. Il s'agissait de Marie-Louise (1750-1809) qui convola avec le baron Charles de Rosen de Borgharen, seigneur de Reepen (1746-1828). Ils eurent onze enfants. Parmi eux il y eut la baronne Marie-Louise (1781-1864). Elle épousa le baron Charles de Moffarts (1782-1852), aïeux des actuels propriétaires, le baron et la baronne Michel de Moffarts. Donc, depuis 326 ans Strée est passé de famille en famille sans se vendre.



Interventions de l'architecte Vierset


Le château est posté à 500 mètres d'une charmante chapelle gothique. Entre deux piliers carrés, un chemin mène vers le château. Peu utilisé de nos jours, il était d'usage public jusqu'au milieu du XIXe siècle, quand les Rosen rachetèrent la servitude et firent en sorte que pour rejoindre Vierset on ne passe plus à 15 mètres des fenêtres des salons mais que l'on contourne le parc de 40 ha. Bien leur en pris sans quoi c'eut été la mort du lieu.

Posé à mi-pente, le château s'étire en longueur comme le font les dépendances en pierre bleue. Le château est essentiellement érigé en briques et paré de pierre bleue. La base de la bâtisse est du XVIIIe siècle. Certains décors extérieurs et intérieurs en font foi. Mais on retient plus de nos jours les interventions du célèbre architecte hutois Vierset-Godin (étudié par Laurence Ancion), défenseur du style néorenaissance. Il abaissa les plafonds du rez et décora le vestibule de différents piliers. Il créa aussi une passionnante chapelle au deuxième niveau en boiseries panneautées et décors de peintures de qualité. Et aux façades il scanda les alignement de flèches diverses, en zinc et en fer forgé. Le temps, le changement des goûts plus quelques tirs de carabine 22 long rifle par une jeunesse insouciante eurent raison de la plupart de ces décors dynamiques venus élancer une maison toute en longueur, s'étirant sur 10 travées, annexes comprises. Il se dit même que le coq de l'église a reçu dans son arrière-train quelques grenailles de ces canailles !! 

La terrasse date de 1928. Le domaine compte toute une aile de dépendances, posée parallèlement au château et c'est par un porche couvert en plein cintre que l'on accède à la cour d'honneur. Une drève de châtaigniers y mène. Vers le village et l'ancien potager se trouvait un petit pavillon carré de Vierset-Godin, dont l'était imposa à Michel de Moffarts de le faire disparaitre. Dans le parc, au sud-ouest, une magnifique allée d'une seule ligne de hêtres pourpres vieux de 300 ans au moins conduit à un petit pavillon d'époque Louis XVI, malheureusement en mauvais état. Il avait été restauré par les fils Duchêne qui avaient juré en captivité que s'ils s'en sortaient ils feraient le nécessaire pour le restaurer. Ce fut fait, mais cinquante années à nouveau se sont écoulées et le pavillon a bien mauvaise mine de nos jours.

On ne visite pas. Le château se loue pour des activités privées et d'affaires. Le château s'aperçoit un peu des différentes routes.


SOURCES:
Philippe Farcy, Strée joliment modernisé par Vierset-Godin, LaLibre.be 13 juin 2008  http://www.lalibre.be/archives/divers/article/427538/stree-vieux-fief-templier.html
Laurence Ancion, L'oeuvre de l'architecte Emile Vierset-Godin 1999
Laurence Ancion, Emile Vierset-Godin. Un architecte hutois du XIXe siècle, mémoire de license 1994-1995, Université de Liège