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God save Saive


Vieux Château de Saive - 4671 Saive (Blégny)



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  • Il reste du château-fort racheté par les Méan une haute tour privée de son toit et quelques éléments défensifs. Enserré dans le chèvrefeuille et les hauts arbres, la tour semble tenir par habitude. © Philippe Farcy

  • Les armes des Monsen/Playoul ornent le sommet de la tour. On notera la présence du perron liégeois qui somme la pierre. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Vieux Château de Saive
Ligging 4671 Saive (Blégny)
Bouw Van de 14de tot de 18de eeuw
Stijl Renaissance uit het Maasbekken
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privé-eigendom
Bescherming Beschermd op 17 juni 1971

Laatste update : 14/04/2012


Qui peut sauver ce qui reste de Saive?

La tour qui nous occupe est celle du vieux château de Saive. Il faut être précis car à Saive, il y a deux bâtisses seigneuriales.

Le vieux castel, réduit à une tour, à un reste d’entrée et à des communs récemment viabilisés, hésite depuis près de deux siècles entre l’indolence désespérée des forces passives et la ferme volonté d’un combattant pour qui la vie est mouvement.

Or, à Saive, il y eut du mouvement, même si cela s’est arrêté en termes d’habitat voici plus de cent cinquante ans, comme au château de Fernelmont. Mais Saive n’est plus couvert par des toitures protectrices et ses murs se délitent.


Amour et passion

Le château-vieux, stylistiquement proche de celui de Poulseur (Liège), de celui de Brandenburg et de celui de Dill (en Allemagne), n’est plus qu’un donjon puissant dont les murs branlants, tenus par l’effet annuel de la sève qui gonfle les rameaux de vigne vierge, sont les derniers à témoigner d’un passé prestigieux. Son passé très récent fut marqué du sceau de l’amour et de la passion éprouvé par des gens à qui les vieilles pierres parlent. Contraste, toujours, tu tiens cette demeure, lui forgeant une belle histoire. Saive a une âme!

« Tout a commencé vers 1250-70 » nous dit Marcel Otte, jeune étudiant de 1971 (devenu depuis une sommité en archéologie à l’Université de Liège), lorsqu’il développa une thèse sur le château.

« À dire vrai, le village de Saive existe depuis le IXe siècle. Il dépendait de Jupille qui dépendait de l’évêché de Verdun. Au XIVe siècle, le château appartenait aux Charneux. Il passa aux Birgel puis aux de Harff ». Les Clermont y arrivèrent en 1480 mais le propriétaire se fit tuer par Guillaume de La Marck en même temps que le prince-évêque Louis de Bourbon (fait historique illustré par une toile de Delacroix, au Louvre). Jean de Hornes, autre prince-évêque de Liège, fit détruire le château en 1487 en démantelant de même ceux d’Anthisne et d’Esneux (les deux donjons appartenaient aux La Marck, comme le château de Lummen).

Ce ne fut qu’un acte partiel, preuve en est de ce qu’il reste.

Les héritiers des Clermont restèrent à Saive. Les quatre blasons des Monsen-Playoul placés sur les quatre façades, jusqu’à l’arrivée des Méan en 1692, en témoignent. Les Méan furent faits barons puis comtes par la grâce de Ferdinand III d’Espagne, dès 1648. Ils se sont éteints dans les d’Oultremont. Les Méan donnèrent à Liège son dernier prince-évêque, né dans l’autre château de Saive; il a été enterré comme premier archevêque de Belgique à Malines. Au XIXe siècle, le château arriva aux comtes du Parc Locmaria, héritiers des comtes de Lannoy.


Coup de cœur américain

Voici une quinzaine d’années, sur une brocante, un Allemand d’origine japonaise trouva une gravure ancienne montrant le château de Saive. Émerveillé, il se fit conduire sur le site et sa fougue le poussa à proposer d’acheter le bien à la comtesse Alix du Parc, propriétaire. Aimablement, cette dernière le lui vendit. La passion passa sans que rien ne bougea jusqu’en 1987, quand un citoyen américain époux d’une de nos voisines hollandaises tomba en arrêt devant cette tour majestueuse. On la voit encore, assez fière, construite en grès houiller et en briques, jadis (1891) sommée d’un toit rhomboïdal, et ceinturée de douves.
Avec courage, les nouveaux occupants remettent le domaine en état. Les communs sont presque terminés. Bientôt, ils vont s’attaquer à la tour, vide de haut en bas et dont certains décors se trouvent au château de Hun dans la vallée de la Meuse près de Namur.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 
Marcel Otte, Étude archéologique et historique sur le château médiéval de Saive,  Centre Belge d'Histoire Rurale, Liège 1973


HOMONYMIE:
Château de Saive, 4317 Celles (Faimes).