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Le Burg affectionné des La Marck


Kasteel de Burght - 3560 Lummen



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  • © Philippe Farcy

  • Carte postale ancienne, ed. Busschots & Nels

  • Ferme du Burght © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Carte postale envoyée en 1903, ed. B. Delde

  • Carte postale ancienne, ed. Breuls



Officieel Naam Kasteel de Burght
Ligging 3560 Lummen
Bouw 1203; c1550-1725; 1725-1744; XIXe-XXe eeuwen
Stijl
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming

Laatste update : 06/01/2013


Le Burg affectionné des La Marck

Presque rien n'a changé au château de Lummen dit le «Burg», depuis 200 ans au moins comme en témoigne le carnet de dessins du chevalier de Corswarem déjà mentionné ici et édité récemment. En réalité, la ferme est un peu plus éloignée de la motte féodale qui d'ailleurs mène en pente à la haute cour alors que sur le dessin tout semble de plein-pied. Saumery dans ses Délices du Païs de Liège, signale bien cette hauteur de mise du château par rapport à l'étang. De plus si l'eau ceinture toujours le château c'est à présent sur ses flancs nord-orientaux et plus vers le sud. Ici le fossé fut comblé à une date indéterminée. C'est le côté qui regarde vers le Hamel, château des Moffarts, posté juste de l'autre côté de la rue et où se trouve le sus-dit volume de Corswarem.

Nous sommes dans l'ancien comté de Looz, partie de la principauté de Liège et le Burg appartint selon Saumery aux Limbourg, dont était issu Arnoul. Sa fille aînée épousa un sire d'Agimont, seigneur de Warck et de Neufchâteau, issu des comtes de Looz. Une fille de cette lignée prénommée Marie (décédée en 1410) épousa Everard Ier de La Marck, sire d'Arenberg en Eifel, frère d'Engelbert prince-évêque de Liège. Everard Ier rendit son âme à Dieu en 1387. Everard II passa à son tour comme maître de céans et avait épousé Agnès de Walcourt-Rochefort, née d'une mère Autel. Il était devenu sire de Florenville et de Sedan. Jean II de La Marck leur succéda comme seigneur jusqu'à sa mort survenue en 1470; il était en outre sire de Peer et Seraing-le-Château.

Puis toujours dans la famille on vit passer ici Guillaume II comte de La Marck, baron de Lumen, dit de Lumey (1542-1578). Il fut un des membres de la conspiration dite du Compromis des Nobles. Louise-Marguerite de La Marck (1730-1820) fut une de ses descendantes et même la dernière de ce nom qui allait se marier avec son parent le prince Charles d'Arenberg, duc d'Aerschot et de Croÿ (mort en 1778). Les Arenberg ne gardèrent pas longtemps ce château faute d'envie, car la branche concernée vivait à Paris. Ils vendirent le domaine via une vente publique le 29 août 1837 à l'homme d'affaires de Hasselt Louis Palmers (1803-1880). C'est le même personnage qui avait acheté les châteaux de Stevoort (aujourd'hui une école) et de Terlamen à Zolder (toujours dans la descendance des Palmers). Il en est de même ici et le Burg passa à Catherine Palmers, fille de Louis. Elle allait épouser Henri Briers (+1901). La descendance garde ici aussi la maîtrise d'un site agreste et bien isolé dans un parc relativement sauvage propice à la chasse aux canards.

La demeure est érigée en totalité en briques. Elle se présentel tel un U sans que l'on sache si il y eu jamais une cour fermée. La chose est possible mais sous la description de Saumery vers 1740 ce n'était pas le cas. La résidence actuelle s'étire sur la droite de l'entrée marquée par une travée carossable percée d'un porche en pierre bleue. L'arc en plein cintre est surmonté de deux niveaux sous une toiture en pavillon mansardée à croupettes. Ce ne fut jamais semble-t-il un pigeonnier mais une surface habitable pour le personnel. Sur la gauche on trouve dans la cour un portail qui donne accès à un garage. Les écuries étaient sans doute cantonnées dans la ferme. Du temps de Corswarem, on comptait sept travées inférieures et deux baies au deuxième niveau sur le flanc sud côté droit. Plus la travée axiale et trois à gauche, cela donnait onze travées. Des baies égales ont été placées au deuxième niveau. Sur le côté oriental on en comptait six dont deux dans une façade à pignon crenelé en léger ressaut. Désormais on en compte quatorze ce qui vint clôturer la terrasse sur le flanc est. Un pignon crenelé vient faire le pendant de l'ancien.

On ne visite pas. Le chien n'est pas grand, mais il mord avec joie.....



SOURCES:
Philippe Farcy
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel VIII,  Hobonia 1999
Pierre Lambert de Saumery, Les Délices du Pais de Liège ..., chez Everard Kints 1738