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Spy, remanié et équilibré


Château de Spy - 5190 Spy (Jemeppe-sur-Sambre)



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Gelieve CASTLE te herschrijven hieronder:

  • Façade nord. © Philippe Farcy octobre 2008

  • Portail aux armes van Zuylen van Nyevelt. © Philippe Farcy octobre 2008

  • Portail oriental. © Philippe Farcy octobre 2008

  • Façade sud. © Philippe Farcy octobre 2008

  • L'orangerie. © Philippe Farcy octobre 2008



Officieel Naam Château de Spy
Ligging 5190 Spy (Jemeppe-sur-Sambre)
Bouw XIIIe eeuw; XVIIIe eeuw; rond 1750; rond 1840; rond 1880
Stijl
Architect 1880: Henri Parent
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming

Laatste update : 31/07/2013



La résidence de Spy est classique, simple et solidement campagnarde


Son parc de douze hectares bien planté depuis 1840 lui donne une prestance réelle et enviable. S’il fallait lui trouver un inconvénient ce serait d’être trop près de la route menant à Sambreville. Au-delà de ça, c’est du bonheur. Il a été perpétué au siècle passé par la baronne Ghislaine van Zuylen van Nyevelt qui par son mariage avec Jean Bastin, fondateur en 1946 et président des Assurances-Crédit de Namur, l’a transmis à ses enfants.

Ensuite de quoi c’est leur fils Norbert, ancien conservateur du Musée de Groesbeeck-de Croix, président de l’Académie Royale d’Archéologie de Belgique et son épouse Jacqueline qui déterminent de nos jours la destinée de cette maison de plaisance. Nul doute que la gaieté qui se dégage de cet endroit remonte aux temps les plus anciens. Il n’y eut point ici de grand conflit ni de bataille épique même si il semble certain qu’un donjon défensif trouva sa place à Spy. Le rôle militaire majeur dans cette zone était tenu par le puissant château de Mielmont, trônant à deux kilomètres d’ici, sur ses rochers dominant l’Orneau. Jean Bastin nous avait donné une plaquette en 2001 relatant l’histoire de son domaine. Henri de Radiguès, Norbert Bastin à plusieurs reprises et Cécile Douxchamps ont donné eux aussi de nombreux éléments historiques sur le village et sur ce lieu qui n’est pas classé.

Au XIIIe siècle écrivait Norbert Bastin, une tour de défense fut érigée dans ce périmètre par le comte de Namur, ce qui la plaçait dans la ligne de défense du comté face au Brabant. La ligne incluait en ce temps le château de Golzinne où il reste de hauts murs menant au potager; ils datent de cette époque reculée et sont bien conservés. La tour de Villeret (lamentablement abandonnée) et Corroy en étaient d’autres points de contrôle. La tour de Spy est encore là en partie et fut intégrée dans le château agrandi aux siècles suivants sur le massif nord-ouest. On y repère des chaînages sur deux niveaux. Elle servait du temps de Jean Bastin aux séminaires de la fondation scientifique instituée par l’auteur, et toujours bien active. D’autres éléments d’avant la Renaissance sont visibles dans la partie occidentale. L’apparence actuelle du château remonte au XVIIIe siècle. Il est de plan classique en U inscrit dans un axe nord-sud. La tour orientale est haute de 26,50 mètres et possède une exceptionnelle structure faîtière en zinc haute de 6,50 mètres dont la complexité imposa de faire venir des artisans parisiens pour la restaurer. C’était en 1880 lors de l’occupation des lieux par le comte Charles-Théodore van der Straten-Ponthoz et son épouse née Valérie de Beaufort-Spontin (la fille du duc). Sans doute étaient-ils locataires. L’un des deux frères architectes Parent, qui édifia le musée Jacquemart-André à Paris, rencontré aux châteaux de Ooydonck et de Thieusies (détruit; c’est là que résidèrent les princes de Ligne lors de l’incendie de Beloeil) et ici tout près à Mielmont signale Norbert Bastin, supervisa les travaux. Une tour fut érigée au sud-ouest au milieu du XIXe siècle (vers 1840 d’après le Patrimoine monumental) à la jonction des ailes.

A l’est, l’accès s’effectue en passant deux piliers à bossages sommés d’une très belle grille de fer forgé aux armes. L’allée de hêtres date des années 1840; elle fut plantée par les comtes de Beauffort. Une autre allée est postée dans l’axe nord-sud. L’aile principale accueille huit travées égales sur deux niveaux posés sur un mince soubassement ajouré du côté de la cour d’honneur. La face donnant vers le parc compte neuf travées cantonnées par les deux tours disposées en retrait. Sur l’est, vers 1750 on mit un point final au U en érigeant dans le style classique mosan une aile de remise pour les voitures; elle ne comptait qu’un niveau. Vers 1880, la hauteur de cette aile fut doublée. Depuis 1985 cette partie du château et d’autres adjonctions orientales ont été transformées en trois habitations.

La seigneurie relevait au XIIIe siècle du baillage de Fleurus et devint une seigneurie hautaine en 1612 pour Warnier de Dave, sire de Mielmont. Sa fille Agnès épousa François de Sainte-Aldegonde, ce qui crée un lien avec l’intéressante tour de Gosselies. En 1689, suite à une saisie, le domaine fut “offert” à Jean-Charles Roose qui venait d’Anvers. Dans le premier tiers du XVIIIe siècle, le bien était passé aux mains de (Pierre) Albert Colins de Termeeren qui donna à la bâtisse son aspect actuel dit-on chez Mardaga. Pierre-Albert Colins, seigneur de Termeeren (membre de l’état noble de Namur en 1723) avait épousé Marie-Gabrielle de Zevecote. Cécile Douxchamps signale qu’en 1752, Eugénie Roose détenait Spy. Elle allait épouser Jean-Evrard Coloma dont la famille possédait le château de Bornem. La comtesse John de Marnix (née comtesse Amélie d'Arschot Schoonhoven) nous précise par ailleurs que "cette branche Coloma descend bien de Pedro Coloma, contador mayor de l'armée de Philippe II d'Espagne. Son petit fils hérita de Bornem et le frère de celui-ci des biens de son épouse dont Moriensart, etc... Mais au moment de la succession, les deux branches se brouillèrent et n'eurent plus de contacts". Jean-Evrard Coloma sera le dernier sire de Spy; il mourra ici en 1825. Spy fut laissé alors à Marie-Philippine Coloma qui avait épousé Joseph-Albert de Visscher de Celles. Leur fille Henriette prit les rênes avec son mari Pierre-Charles, comte Roose de Baisy. Leur fille continua la ligne féminine puisque Spy lui échut et elle fit passer le bien chez les Beauffort qui possédaient déjà Mielmont, reçu des Roose. Finalement, le comte Amédée de Beauffort reprit Spy et le vendit en 1922 à Marie du Pierreux, épouse de Paul Thémon. En 1936, la baronne van Zuylen van Nyevelt alors âgée de 23 ans et aidée par sa mère née Spangen de l'Herze (issue de cette famille qui détenait le château de Courrière, placé aux bords de la Nationale 4 et dont les travaux de restauration s'achèvent), en fit l’acquisition. Elle restaura Spy de fond en combles.


On ne visite pas. La face sud se voit un peu de la chaussée. Les chiens ne sont jamais loin.



SOURCES:
Philippe Farcy
Cécile Douxchamps-Lefèvre, Châteaux de la province de Namur 2002
Le patrimoine monumental de la Belgique, Volume 5, Tome 2, Ministère de la Culture Française, Namur/arrondissement de Namur N-Y, Pierre Mardaga 1975
Henri de Radiguès, Les seigneuries et terres féodales du comté de Namur, Annales de la Société Archéologique de Namur, n° 22, Ad. Wesmael-Charlier 1895