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Het discrete bestaan van een Teutoonse commanderij in Voeren


Château de la Commanderie - 3792 Fouron-Saint-Pierre/Sint-Pieters-Voeren (Voeren/Fourons)



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Kategorie : Informatie Business Evenementen
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  • Installée dans la vallée de la Voer, la commanderie teutonique est bordée par une chapelle baroque et ceinturée d’eau où l’on élève des truites. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Château de la Commanderie
Ligging 3792 Fouron-Saint-Pierre/Sint-Pieters-Voeren (Voeren/Fourons)
Bouw 1574 tot 1610
Stijl Renaissance uit het Maasbekken
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Beschermd op 16 juni 2000

Laatste update : 06/01/2013


Petite forteresse de chevaliers teutons


Évoquer Fouron et sa commanderie, c’est remonter sans coup férir au XIIIe siècle lorsque les chevaliers de l’Ordre Teutonique, déjà installés dans le bailliage des Vieux-Joncs (Alden Biesen), près de Bilzen, voulurent planter leurs territoires de diverses commanderies. Le baillage des Vieux-Joncs était le plus méridional de l’Ordre. Le siège central de celui-ci se trouva à Venise avant d’être transféré dans le grand château de Marienbourg (actuel Malbrok, en Pologne), puis à Vienne sous l’impulsion des archiducs de Habsbourg. Pour rappel, l’Ordre Teutonique naquit il y a plus de 800 ans à Acre, en Palestine, lorsque les habitants de Brême et de Lubeck installèrent un hôpital de campagne au moment de la IIe croisade. Depuis les Vieux-Joncs, le grand-commandeur agissait comme souverain immédiat de l’Empire germanique et exerçait les droits de seigneur sur diverses terres, parfois très lointaines. Fouron était un établissement périphérique comme Siesdorf, Gemert, Bekkevoort, Ramersdorf, Bernissem, Saint-Gilles (d’Aix-la-Chapelle), Vught, Gruitrode, Jungen Biesen à Cologne, Ordingen et Aschaffenburg, près de Mayence. Cette liste montre l’étonnante étendue des pouvoirs géographiques des Vieux-Joncs, sur trois Etats actuels.


En pleine Renaissance

Chaque établissement possédait son commandeur. A Fouron, l’Ordre ne détenait pas de pouvoirs ecclésiastiques. Les dîmes furent longtemps perçues par le chapitre de Fouron-Saint-Martin. En 1574, - ce qui correspond à la Renaissance dans le domaine architectural dans nos régions - le chapitre du baillage des Vieux-Joncs décida d’entreprendre à Fouron des travaux de construction d’une nouvelle commanderie. Les travaux se terminèrent seulement en 1610 vu l’importance du chantier. Peut-être faut-il y voir un effet de l’Inquisition. Le corps central du bâtiment en briques et pierres bleues, date de cette époque. Des agrandissements, aménagements et décorations intérieures furent consentis aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment lorsque le prince de Schönborn était grand-commandeur. Le château est dessiné en un L de quatre et trois travées. Il monte sur deux niveaux, plus un haut soubassement de caves et se compose d’une longue aile constituée de trois éléments accolés. La toiture y est raide, percée de sept lucarnes et de seize jours qui illuminent les deux niveaux de greniers. Les quatre travées du corps central sont suivies par un petit édifice de trois niveaux long de quatre travées. Il se termine par une tour carrée de quatre niveaux sous une toiture en bâtière et à coyaux. Les bâtiments sont couverts d’ardoises. Les baies et les angles sont animés de chaînages en pierre bleue. La belle corniche est précédée par un bandeau surmonté d’une frise de trous de boulins. On accède à la porte d’entrée, à double vantaux, par un perron en fer à cheval sous lequel on ménagea une porte menant aux salles de service. Le château est poursuivi au nord et à l’ouest par les bâtiments agricoles.



Châtelet d’entrée

Le front orienté à l’est est joliment garni d’un bâtiment de deux niveaux et de près de dix travées disposées sous une magnifique toiture débordante; elle permit de placer une galerie en bois sous sa protection. Enfin, l’accès à la cour d’honneur s’effectue sous un porche oblong de deux niveaux dont le centre est percé d’un passage couvert en plein cintre. Les faces latérales sont terminées par des pignons débordants à crénelage. Le centre de ce bâtiment, qui faisait jadis office de châtelet d’entrée, est sommé d’une tour carrée agrémentée d’une belle toiture achevée par un bulbe. Une tour carrée à encorbellement, grimpant sur quatre niveaux, précède le châtelet. Le chemin d’entrée surplombe puis longe la Voer qui prend ici naissance dans un bassin carré de style baroque. De là, s’égrènent des bassins et des douves où les truites se reproduisent avec bonheur, depuis que le grand-commandeur de Bocholtz instaura la culture de ces délicieux poissons indispensables aux repas du vendredi et pendant les carêmes. Cet endroit est en tout point remarquable et cela justifie l’engouement qu’il a toujours suscité. Après avoir été confisqué par les gens du régime français après la bataille de Jemmapes, le domaine a été vendu publiquement.

Feu Hubert van Rijckevorsel nous disait, il n’y a guère, qu’« alors le bien fut peut-être acquis par les Vandresse, de Verviers ». On sait avec certitude que la commanderie était aux mains des barons de Loën d’Enschedé vers 1850. Vers 1900, ce sont les barons de Potesta de Waleffes qui y résidaient. Fouron échut ensuite brièvement aux comtes Ferreti di Castelferreto, puis il fut acheté par le jonkheer Hubert van Rijckevorsel, ambassadeur de la reine de Hollande, et Madame, née Doret, en 1975. Ces derniers étant décédés récemment, ce sont leurs enfants qui assument désormais les charges de ce domaine, dont ils veulent toutefois se défaire. La petite église Saint-Pierre ne fait plus partie du domaine, mais elle vaut le détour pour son maître-autel orné d’une superbe « Adoration de l’Enfant » peinte par le Liégeois François Walschartz (1597-1678) vers 1630. La vue du château depuis le cimetière est superbe.


Le château ne se visite pas.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002