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Paisible Schoonhoven


Kasteel Schoonhove - 8020 Oostkamp



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  • Carte postale ancienne, ed. Ern. Thill & Nels

  • Carte postale, d'après une étude de Van de Putte XIXe siècle, ed. Ern. Thill & Nels



Officieel Naam Kasteel Schoonhove
Ligging 8020 Oostkamp
Bouw XVIIIe eeuw; 1850; na 1946
Stijl
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Beschermd in 1979

Laatste update : 03/01/2013


Le château des barons Rotsart de Hertaing est un bel exemple de classicisme. Les influences françaises dominaient alors la Flandre. L'ensemble est classé.

Oostcamp est connue depuis un texte de 961 (on parlait alors d'Orscamp). Cela voudrait dire «camps aux chevaux», mais d'autres sources évoquent un «champ aux ours». Nous sommes dans une de ces agrestes communes des environs immédiats de Bruges, caractérisées par leurs espaces verts et la qualité de vie que le patrimoine naturel génère. Nul doute que le résultat de cette chance tient au fait que les châteaux sont nombreux par ici.

Oostcamp comme village en compte près de dix. L'entité du même nom, regroupant Hertsberghe, Waerdamme, Ruddervoorde, Balliebrugge et Moerbrugge en accueillerait près de quarante. Le chiffre est considérable. Il reflète la prospérité de cette région. Elle est ancienne, comme la plupart de ces maisons, parfois de tailles importantes; elles remontent souvent au XVIIIe siècle.

Vendeur inconnu

C'est le cas du château de Schoonhoven, sis au nord du village proprement dit. La demeure appartient sans discontinuer aux barons Rotsart de Hertaing depuis le milieu du XVIIIe siècle. Les Rotsart seraient issus d'Ecosse. La plus ancienne mention du site est celle de 1742. A cette date, Jeanne-Jacoba Rotsart (1697-1750) acheta la terre sur laquelle se trouvait sans doute une maison. Mais on ne sait qui était le vendeur. Décédée sans hoir, Mademoiselle en fit hériter son neveu Jean-Louis (1735-1784) qui avait épousé en 1780 Thérèse de Gayaffa (1755-1782), fille de Félix, marquis de Gayaffa de Massanova et de Thérèse de Hooghe. Leur fils unique Jean-Félix (né en 1782) prit le domaine en charge avec son épouse Henriette de Colnet. Leur fils Ernest-Félix puis le fils de ce dernier, Camille uni à Ida-Colette (des barons) Pecsteen, suivi par Richard et encore Idesbalde permirent à l'actuel baron Jean Rotsart de Hertaing, de donner de la vie à la demeure. Hertaing est un patronyme du Cambrésis, relevé par les Rotsart au milieu du XIXe siècle. L'apparence de la demeure relève du classicisme Louis XVI. Vers 1850, le logis fut agrandi latéralement. En 1946, après quelques dégâts survenus par la perte involontaire de bombes d'un avion anglais, les toitures des tours d'angles ne furent pas remontées. Peint en blanc et construit tout en briques (plus quelques pierres bleues pour les bases des fenêtres), le château se présente en long. Il est limité par deux ailes extérieures d'une seule travée, en léger ressaut.


Colonnes et pilastres

Le corps central s'étire sur neuf travées. Les trois travées centrales sont placées en très légère avancée et sont singularisées par quatre pilastres à chapiteaux corinthiens. Ceux-ci soutiennent un entablement plat sur lequel repose un fronton triangulaire animé des armes Rotsart et Pecsteen, sommées d'un heaume et cantonnées de feuillages. Dans la partie inférieure, quatre colonnes circulaires soutiennent un superbe balcon.

La maison s'élève sur deux niveaux et demi, sous une toiture en batière animée de deux lucarnes circulaires. Les travées extérieures possèdent des toits plats. En largeur, le château offre cinq travées de large. Vers le sud, les trois travées centrales sont en très fort ressaut. Cette partie n'a pas d'équivalent au nord. La façade orientée à l'est est celle de l'accès. Le développement de cette façade correspond à celle donnant sur le parc à quelques différences près.

On notera ainsi que les trois travées centrales mises en exergue sont garnies au demi-étage de trois oculi circulaires qui surmontent des arcatures aveugles, créant ainsi de fausses baies d'impostes. De plus cette partie centrale se poursuit en toiture pour donner un étage de grenier illuminé par cinq baies en plein cintre dont les impostes sont reliées par un bandeau plat. Enfin, les travées extérieures, sont décorées de chaînages d'angle. L'idée d'une fausse imposte est ici reprise, de même que l'oculus. On remarquera enfin les belles corniches à modillons qui courent sur l'ensemble du bâtiment. Le parc compte encore une orangerie, une glacière et une grotte. Le parc bien arborisé compte un grand pin maritime qui figure sur une gravure de Van De Putte en 1854. Le château et le parc sont classés depuis 1979.

On ne visite pas.




SOURCES :
Philippe Farcy,
Paisible Schoonhoven, LaLibre.be, Vie de Château 357, 20 juillet 2006 http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/297546/paisible-schoonhoven.html
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel XI, Hobonia 2005



HOMONYMIES:
Château de Schoonhoven, 3200 Aarschot
Château de Schoonhoven, 1910 Kampenhout (anciennement: Campenhout)