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Rullingen, un grand parc pour abriter des arts culinaires


Kasteel van Rullingen - 3840 Borgloon



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  • © Paul Hermans 29 April 2007 GNU Free Documentation License

  • Médaille de la L.G.M.P. 1988

  • Carte postale ancienne, ed. B. Delée



Officieel Naam Kasteel van Rullingen
Ligging 3840 Borgloon
Bouw Rond 1640; gerestaureerd 1921-1935
Stijl Maasstijl
Architect 1924: Pierre Langerock
Huidige bewoners Kasteel van Rullingen
Toewijzing Hotel-restaurant
Bescherming

Laatste update : 04/01/2013


Rullingen est une superbe propriété de 12 hectares reprise en mains par la Province du Limbourg depuis la fin des années septante du siècle passé, 1978 pour être précis. Certes le château toujours entouré d'eau sur trois côtés au lieu de quatre jadis, n'était pas en mauvais état, mais l'air du temps en cette fin des années septante, faisait que beaucoup de familles se débarrassaient de tels biens, pour diverses raisons. On peut regretter ce genre d'initiative, encore que l'on a vu beaucoup de châteaux être détruits pour des raisons financières voir de manque de respect pour l'oeuvre construite.

Rullingen a échappé à tout cela et a gagné en certitude sur son avenir grâce à une province pour qui le sens du patrimoine historique n'est pas un vain mot. La terre de Rullingen est fort ancienne et dépendait bien sûr du comté de Looz avant d'entrer en principauté de Liège (par annexion du comté en 1366) et d'y demeurer plus de 400 ans. Rullingen dans sa plaine boisée et parsemée de prairies alternant avec des cultures de poires et de pommes devait être une petite place de défense de la capitale du comté (Looz, dit Borgloon en flamand) située à moins de trois kilomètres d'ici. On ne sait pas grand chose de ce qui précéda les années 1640 quand la demeure actuelle fut édifiée. On sait que le domaine appartint aux Wanzoulle, aux Sluse (qui possédaient Hoepertingen, tout près d'ici), puis aux Zeegaerts. Comme les châteaux de ce temps, de style mosan, l'usage de la brique et de la pierre bleue était de tradition. La massivité du logis fait un peu penser aux différents bastions (il y en eut 12) dépendant du baillage des Vieux-Joncs (Alden Biesen). Cette massivité a été renforcée par la suppression du chaulage qui existait avant l'incendie de 1913-1914.

Le baron Pangaert d'Opdorp (Robert), ancien ambassadeur, nous disait par ailleurs en août 2007: "que Rullingen était une charmante maison comme me l'évoquait souvent le comte Evrard de Limburg Stirum, parlant sans doute d’Huldenberg, mais comme ce n'était pas un bien de famille, nous avons décidé avec ma mère de nous en défaire, en 1978. Notre bien de famille était Impde, près de Londerzeel (entre Bruxelles et Anvers). Mon père né en 1875 et qui est mort l'année de ma naissance en 1925, a vendu Impde pour acheter Rullingen vers 1905, à Madame Claes, de la famille des propriétaires de l'abbaye de Herckenrode et des Vieux-Joncs. C'est sous la période de mon père que les dépendances et la ferme adjacentes au château brûlèrent, vers 1913-1914. Ce fut un incendie accidentel qui n'eut rien à voir avec la guerre toute proche". Il fallut dès lors attendre que le conflit se termine pour entamer la restauration des édifices. L'architecte gantois Pierre Langerock (1859-1923) fut désigné paraît-il pour cette restauration que toutes les sources situent en 1924. Vu la date de son décès, au mieux a-t-il donné les plans et suivi une partie du chantier. La ferme qui était en carré et séparée du château par plus de dix mètres ne fut pas reconstruite. On la remplaça par une aile venue s'appuyer contre la face nord du castel.


Cette aile est ici caractérisée par une travée-pignon en ressaut à crénelage et des baies inférieures en plein cintre. Ladite aile déborde sur la partie occidentale par quatre travées mais ne dépasse pas la façade sud. Là où le château présentait des élévations simplifiées et sobres à cause du chaulage, Langerock fit accentuer le caractère puissant de la demeure en soulignant ses traits altiers par la pose de bandeaux plats en tuffeau (sauf erreur) et en rejetant les carreaux à petits-bois pour des croisées sur l'ensemble des baies. La tour a conservé son beau clocheton. Le pont a lui aussi été renforcé. Jadis on arrivait au château par le bois en tombant sur la façade sud à côté d'un magnifique hêtre pourpre. Maintenant on y arrive du côté ouest, en longeant à pied d'autres petits communs devenus une taverne.

Entre le château et ce petit édifice on trouvait voici près de cent ans une pièce d'eau dont l'îlot central était occupé par un peuplier. C'est maintenant là que se trouve le chemin d'accès bordé de tilleuls. Autour du château on peut profiter de diverses promenades fléchées pour des balades à pieds. Comme nous sommes dans le paradis du vélo (Fietsparadijs), on ne s'étonnera pas d'y trouver une piste cyclable reliée à plus d'une centaine d'autres. Le parc contient aussi un jardin français, des bosquets et une prairie où poussent plus de quatre-vingt espèces de cerisiers et aussi cinquante pruniers de types différents.

Un personnage célèbre vécut ici. En effet, Rullingen vit naître au château l'historien Camille, baron de Borman (Camille-Théodore-Frédéric-Marie), le 2 avril 1837. Il est mort au château de Schalkhoven, le 8 décembre 1922. Élu membre suppléant de la Commission Royale d'Histoire de Belgique, le 24 février 1907; il est devenu membre effectif, le 22 septembre 1910.

Visites très souhaitées.


SOURCES:
Philippe Farcy, Châteaux et manoirs de charme en Belgique, Editions Aparté 2008
Kasteel van Rullingen met Engels park (ID: 31855), De Inventaris van het Bouwkundig Erfgoed, Onroerend Erfgoed https://inventaris.onroerenderfgoed.be/dibe/relict/31855

Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel V, Hobonia 1993