FR - NL - EN
HOME AGENDA CONTACTEER ONS FAQ VERBINDING KASTEELHEREN

Groenendael passe au vert


Kasteel van Groenendaal - 1560 Hoeilaart



Contacteren

Kategorie : Informatie Business Evenementen
Voornaam
Naam
E-mail
Telefoon
Gelieve CASTLE te herschrijven hieronder:

  • Avant les travaux de 2011-2012 © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Carte postale envoyée en 1900, ed. Nels série 11, n° 94

  • Carte postale envoyée en 1912, ed. Doyen n° 85



Officieel Naam Kasteel van Groenendaal
Ligging 1560 Hoeilaart
Bouw 14e eeuw; rond 1465; 1519-1527; 1783; 2009
Stijl Lodewijk XIV
Architect
Huidige bewoners Inverde
Toewijzing
Bescherming

Laatste update : 03/01/2013


Cet ancien prieuré, important lieu de prières, bafoué par la Révolution et dont il reste une miette, a été transformé grâce à la Région Flamande. Inverde s'y est installé.


Le seul bâtiment qui fut habité sous les moines à Groenendael a été voici peu remis en parfait ordre et augmenté d'un appendice contemporain très réussi. Il reste dans cet endroit jadis célèbre et fréquenté par les belles âmes en quête de solitude et de prière, une aile à vocation agricole. Son état de ruine est chose lamentable. Quelques maisons plus récentes que la fin du XVIIIe siècle tiennent compagnie à ces témoins du passé, fort amputés.

Groenendael ne méritait pas tel traitement bien sûr de la part des révolutionnaires, mais ces derniers ne furent pas les seuls à causer la mort de ce site religieux remarquable. Car en fait de château, pour être honnête il ne reste rien et à la vérité il n'y en eut jamais. Mais le vocable et les appellations populaires des deux siècles passés transformèrent la maison du prieur en un petit château qui certes est une demeure en long ne manquant pas d'élégance mais dont les murs ne furent jamais ceux d'un seigneur. On nous excusera donc de réutiliser ce vieux clou sur lequel nous frappons comme tant d'autres, mais cette fois c'est dans le but de mettre en évidence une restauration-réaffectation très réussie qui a sauvé les vieilles briques de style Louis XVI et d'avant 1794 d'une ruine qui voici dix ans semblait probable.

Voyons d'abord l'histoire de cette zone humide de la forêt de Soignes avant d'aborder les édifices causes de notre satisfaction.

Le site aura connu une vie longue et mêlée de soucis comme l'expliquait Alphonse Wauters au milieu du XIXe siècle. En 1304 un premier document fait savoir que sur autorisation du duc de Brabant Jean II, Jean De Buscho peut faire usage d'une maison perdue dans les bois ce qu'il fit en l'entourant tout de go d'un large fossé. Buscho sera suivi par un autre ermite puis un troisième jusqu'à ce qu'un trio de prêtres dépendant de Sainte-Gudule ne viennent s'y établir. Pour eux, le premier oratoire fut consacré le 17 mars 1344 par l'évêque de Trébizonde. Puis le monastère embryonnaire se conforma aux règles de saint Augustin. Coudenberg fut choisi comme prévôt et Ruysbroeck (né en 1293 et mort le 2 décembre 1381) dont l'intelligence était reconnue à mille lieues, devint le prieur. Une église conventuelle fut érigée et Coudenberg y reposa le premier à partir de juillet 1386. Le couvent qui devint une clôture perpétuelle avait atteint une certaine ampleur quand par la négligence d'un brasseur le feu prit. Il ne resta presque rien des bâtisses consumées le 30 avril 1435. Les collègues de Rouge-Cloître et de Sept Fontaines pourvurent aux besoins de leurs voisins. Vers 1465 tout était reconstruit mais en 1487, lors de guerres civiles sous le règne de Maximilien, Groenendael fut à nouveau dévasté. Sous Charles-Quint et son fils Philippe II, l'apogée de la communauté fut atteinte.


Les Clèves-Luxembourg payèrent de 1519 à 1527 la réédification d'un corps de logis carré, érigé toute en pierre. Il y eut vers 1560 une tentative de complot contre le duc d'Albe menée par des nobles flamands qui s'étaient réunis au château d'Ohain et qui désiraient libérer le comte d'Egmont. Mais un soldat parla et l'affaire avorta. Un seul des conjurés, sire de Beausart fut attrapé et écartelé. En 1635 le régime de clôture perpétuelle fut aboli. Cette même année, le couvent fut pillé et trois moines périrent sous des balles françaises dont Pierre Farchy et Jacques Beaustré. La mort de l'archiduchesse Isabelle avait déjà privé le couvent de soutien officiel. Le déclin commença. Il fut total quand Joseph II supprima la communauté en 1783. Des plans furent dressés en 1785 de manière à donner aux bâtiments un usage forestier pour les commissaires et officiers de la forêt de Soignes; ceci crée un lien avec l'activité actuelle du site, ce qui est très sympathique. Groenendael revint à la vie sous la révolution brabançonne mais disparut à jamais sous la faux française en 1795.

En 1825 on abattit la presque totalité des murs subsistants. Il resta donc deux bâtiments en long, dont la maison du prieur. Comme à Rouge-Cloître et dès le milieu du XIXe siècle, le bâtiment connu une exploitation commerciale versée dans le débit de boisson et autres pratiques gustatives. Depuis avril 2009, l'association Inverde soutenue par la Région Flamande est installée dans les murs. Elle a depuis juillet été fusionnée avec l'OCABN (Ondersteunend Centrum van het Agentschap voor Natuur en Bos). Cet endroit vient d'être publié dans un livre consacré aux abbayes de Bruxelles et de ses environs chez CFC-Editions (voir Sources).



SOURCES:
Philippe Farcy

Marc Meganck & Xavier Claes, Le patrimoine monastique en région bruxelloise : Intégration dans la ville contemporain, CFC Editions 18 mars 2010
Alphonse Wauters, Histoire des Environs de Bruxelles ou description historique des localités qui formaient autrefois l'ammanie de cette ville 1855



HOMONYMIE:
Kasteel van Groenendaal, 3740 Waltwilder (Bilzen)