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Spiere hoopt op betere tijden


Kasteel van Spiere - 8587 Spiere (Spiere-Helkijn)



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  • Espierres a changé de mains mais n’a pas perdu sa force attractive. C’est un des plus beaux châteaux de Belgique pour son élégance et son équilibre. © Philippe Farcy

  • La façade arrière d’Espierres est plus retenue que la cour d’entrée © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel van Spiere
Ligging 8587 Spiere (Spiere-Helkijn)
Bouw Rond 1750
Stijl Lodewijk XV
Architect Tuin: een leerling van André Le Nôtre
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Beschermd op 8 september 1971

Laatste update : 03/01/2013


De style Louis XV, le château a été érigé vers 1750 et est demeuré depuis son édification dans la même famille jusqu’en 2003


Stabilité, cohésion, équilibre, tels pourraient être les qualificatifs donnés à cette seigneurie d’où, du XVIIIe siècle, rien ne semble sorti. Comme le signale Niklaas Madden dans le  dictionnaire des communes de Belgique (1981), la première mention du nom d’Espierres date de 1105. L’orthographe changera plusieurs fois au cours du temps. Depuis 1963 la commune est rattachée à Helchin et à l’arrondissement de Courtrai. Déjà sous l’Ancien Régime, le village était divisé en deux sur le plan politique; une partie relevait de Tournai et l’autre dépendait du comté de Flandre. La part flamande était sous le contrôle de la châtellenie de Courtrai. Cela donna deux seigneuries distinctes (la Basse-Cour et la Haute-Cour) de 13 et 19 arrière-fiefs chacune; elles ne furent réunies qu’en 1768.


Fiefs divisés puis réunis

À partir du XVIe siècle, les deux fiefs étaient dans les mains de la famille Gruuthuse. Mais des dettes allaient forcer le Grand Conseil de Malines à obliger une vente publique et priver les Gruuthuse de leurs droits sur cinq domaines dont ces deux-ci. La Basse-Cour entra dès 1594 dans le patrimoine de Maximilien d’Oignies, seigneur de Beaurepaire. Les d’Oignies gardèrent cette terre jusqu’en 1717 quand Nicolas Delfosse en fit l’acquisition. En 1720, l’empereur Charles VI conféra le titre de baron au seigneur du lieu devenu baron del Fosse et d’Espierres. Depuis lors et jusqu’à l’automne 2003, le domaine n’a plus changé de famille et un baron del Fosse fut toujours propriétaire d’Espierres. Depuis il a été cédé à Monsieur Filip Balcaen, le second industriel mondial du vinyl. L’autre seigneurie, la Haute-Cour achetée aussi par Maximilien d’Oignies en 1594 fut vendue dès 1679 par ses neveux les comtes du Chastel de la Howarderie au comte Charles de Lannoy, baron de Wasnes et seigneur d’Outrebecq. En 1767, François-Ferdinand de Lannoy vendait sa seigneurie et Espierres ne fit plus qu’un comme annoncé plus haut.


Château en U

Le château, classé depuis 1971, a été construit par Bruno del Fosse vers 1760 (1706-1776) allié à Thérèse de Sourdeau (Chin). Bruno était le fils de Nicolas. La configuration générale du château en U fait penser à Waleffe, près de Waremme. Stylistiquement et malgré la diversité de leurs tailles, on ne peut oublier la parenté avec les châteaux hennuyers d’Attre, de Maffle, de Brasménil et de Roisin.

La cour d’honneur d’Espierres n’est accessible qu’en traversant une magnifique drève de quatre rangées de charmes. Deux pavillons en carré de trois travées de côtés accueillent les visiteurs sortant de l’ombre offerte par le feuillage. Leurs toitures mansardées piquées d’une cheminée centrale présentent un fronton au sud et des lucarnes en bâtière ailleurs. Les frontons reposent sur quatre pilastres. Les baies sont en plein cintre vers l’allée et à linteaux droits vers la cour. Au centre du rez, se distingue une porte précédée d’un perron de quatre degrés. Les pavillons sont réunis à la demeure par une paire de communs d’un niveau et demi. Les baies profitent ici comme ailleurs de petits-bois; elles occupent l’aile de droite tandis l’aile gauche abrite des portes cochères.


Travées centrales en ressaut

Le corps central du château constitué de briques est posé sur un soubassement percé de quelques jours. Il se compose de neuf travées. Les trois travées centrales sont couvertes en pierre bleue comme à Seneffe. Quatre pilastres soutiennent le fronton armorié en souvenir des premiers bâtisseurs. Les baies sont en plein cintre. Leur arc est soutenu par un bandeau mouluré posé sur des consoles qui sont aussi des chapiteaux. On remarquera la qualité de la découpe chantournée des boiseries. Les baies latérales sont limitées par trois piédroits dont les appuis sont intégrés dans les bandeaux destinés à créer un effet de séparation des étages. La façade est par ailleurs limitée par des piliers. La toiture en bâtière à coyaux n’est animée que de deux lucarnes. La partie arrière est elle aussi composée de neuf travées mais les trois travées du centre sont en fort ressaut sous un fronton à cinq pans percé d’un oculus circulaire. Les côtés sont bordés par deux pavillons d’un seul niveau à toit plat. Sur le côté ouest apparaît encore une chapelle et un bâtiment de ferme large et très gracieux.

On ne visite pas cet endroit de grande qualité qui s’aperçoit au loin, de la route.




SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel VII,  Hobonia 1997