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Le Domaine dArgenteuil, un territoire superbement préservé


Domaine Royal d'Argenteuil - 1410 Waterloo



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  • Delano et Holmes Aldrich ont, depuis New York, créé pour les Tuck une maison impressionnante de qualités.

  • Le domaine d’Argenteuil, ce n’est pas qu’un parc de 140 ha ni une imposante demeure. Ce sont aussi des communs hors du commun dont voici un petit détail.



Officieel Naam Domaine Royal d'Argenteuil
Ligging 1410 Waterloo
Bouw 1929-1930
Stijl Klassiek
Architect William Adams Delano (1874-1960) en Chester Holmes Aldrich (1871-1940)
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Niet beschermd

Laatste update : 04/05/2012


Le domaine royal sans ses princes a perdu de son âme.


Le domaine d’Argenteuil est le fruit d’une très longue histoire. Elle tient à la forêt de Soignes, immense hêtraie mêlée de chênes, classée depuis le 2 décembre 1959, nous apprend Michel Maziers, auteur d’un ouvrage sur le sujet.

Les premiers textes mentionnant l’existence de la forêt datent de l’an mil. À cette époque, une partie, qualifiée de « dominus » était aux mains d’une abbaye. Le reste était ouvert à tous pour le bois de chauffage et les cueillettes.

La forêt étant un bien commun, on lui donna le nom latin de « Sonia » qu’en 1850 l’historien Alphonse Wauters énonçait comme « Sungia » vers 1140 et « Zonia » en 1200. Dès la fin du XIIe siècle, le territoire libre entra dans l’escarcelle des ducs de Brabant. Ces terres leur rapportaient un quart de leurs recettes. Divers châteaux et jusqu’à huit abbayes y furent installés. Ces octrois permettaient au prince souverain de se ménager les voix des hauts et puissants seigneurs de l’Église surtout. Les Brabançons d’en bas n’eurent rien à dire. Le bois gratuit devint payant ! Jusqu’en 1830, la taille de la forêt acquise vers 1400 ne variera plus guère. Sous le régime hollandais, elle était à 10.000 hectares, soit deux fois et demi sa surface actuelle. En 1815 notre roi Guillaume Ier qui l’avait obtenue en propre, la donna à la nouvelle « Société Générale des Pays-Bas pour favoriser l’industrie nationale » (1822).



Dépeçage


Après les troubles de 1830, la « Société Générale (devenue) de Belgique » qui ne voulait pas prendre le risque de perdre la valeur vénale de la perle de son patrimoine par une saisie du pouvoir politique qui lui reprochait d’être orangiste, se mit à tout vendre. Le dépeçage dura de 1831 à 1836. En 1842, l’Etat belge régla ses différends financiers avec les Hollandais. Notre gouvernement prit le contrôle de ce qui restait de la forêt, soit presque 5.000 ha. Dans tout cela, le domaine d’Argenteuil n’est encore rien sauf à considérer que son histoire se mêle à celle du château d’Argenteuil. Le site choisi par Ferdinand de Meeûs était de 265 ha en 1839. En 1848, il était de 445 ha. En 1870, sa veuve était à la tête d’un territoire de 784 ha étendu sur La Hulpe (jusqu’au château malheureusement détruit en 1997 de Nysdam), Ohain et Waterloo.


Choix américains

Puis le domaine fut divisé. En 1929, 240 ha passèrent à une société immobilière, ce dont profita le vice-consul des Etats-Unis à Anvers de 1914 à 1926, William Hallam Tuck, né en 1890. Werner H. Karcher nous apprend que M. Tuck est décédé à Rougemont en Suisse durant l’été 1966. Ami personnel du président Edgar Hoover, le diplomate avait été chargé après la Grande Guerre d’une sorte de plan Marshall, le « Commitee for the Relief of Occupied Belgium ». Ensuite il fut directeur général de l’Organisation internationale des Réfugiés. Installé en Métropole, il avait surtout eu le bon goût d’épouser en 1920 Mlle Hilda Bunge, née en 1895. Ils eurent trois enfants. Leurs deux filles vivent l’une aux USA et l’autre en Grande-Bretagne. Leur fils est décédé à New York en 2002. Hilda Bunge n’était pas n’importe qui. Elle était la plus jeune des quatre filles d’Edouard (° 1851), grand négociant de produits agricoles dans les pays tropicaux et de Sophie Marie Karcher, née en 1863 au Havre.

Le couple Tuck-Bunge créa le domaine d’Argenteuil sur 149 hectares. Il fit appel au célèbre architecte américain William Adams Delano, associé à Chester Holmes Aldrich. Leur bureau était à New York. Ils envoyèrent les plans mais ne vinrent pas sur place. Ils entamèrent la résidence d’Argenteuil dès 1929 et la terminèrent en 1930. En 1936 et 1937 ils furent appelés par l’industriel Jean Wittouck pour construire une autre maison à Crainhem, nous disait en cette mi-juin 2004 Eliane Rolin Jaequemyns, la fille de Jean Wittouck. « Je pense qu’ils firent à Argenteuil comme chez mon père, c’est-à-dire qu’ils ont envoyé les plans et tous les détails de construction et de décoration du bâtiment, jusqu’aux boutons de portes ». Delano, né à New York fit ses études à Yale et à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris (1903). Avec son associé qui poursuivit les mêmes études, il allait construire des écoles, des musées comme le Walters Art Gallery de Baltimore, des églises, des club-houses, des hôtels de ville, l’aéroport de La Guardia à New York (1939) puis les bâtiments de la U.S. Military Academy of West Point et l’Université de Yale. Les commandes de résidences privées furent très nombreuses, à New York et dans ses environs. Ces deux architectes sont des étoiles du panthéon américain.

Pour revenir à l’histoire du domaine, en 1949 le domaine était vendu à la Société Nationale des Chemins de Fer Belges (SNCB). En 1950 celle-ci revendait le territoire à l’Etat. Dès son achat, le gouvernement proposa au prince régent Charles d’y résider. Monseigneur déclina l’offre. Ce n’est qu’en 1960 qu’Argenteuil devint la résidence de Léopold III et de la princesse de Réthy, Liliane.



Villa ou château ?


Delano édifia à Argenteuil une demeure dont les apparences tiennent de la grosse villa mais dont la taille qui s’appuie sur des communs hors du commun donne irrésistiblement envie d’évoquer un château. Cet édifice entre en droite ligne dans les préoccupations ésthétiques de simplicité des volumes, de respect des traditions mêlées à des influences modernistes des deux architectes qui maîtrisaient parfaitement les goûts classiques européens. La demeure longue de sept travées monte sur deux niveaux sous une toiture en bâtière à croupes animée de cinq lucarnes de part et d’autre des façades principales.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004
Michel Maziers, Histoire d’une forêt périurbaine. Soignes sous la coupe de la Société générale 1822-1843, Editions de l’Université Libre de Bruxelles 1994
Alphonse Wauters, Histoire des Environs de Bruxelles ou description historique des localités qui formaient autrefois l'ammanie de cette ville 1855