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Wijnendale, de middeleeuwse kunst in grootheid


Kasteel Wijnendale - 8820 Torhout



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Kategorie : Informatie Business Evenementen
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  • Wynendaele marie simplicité et massivité. Le charme est là, intact. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Carte postale, reconstitution du bureau du roi Léopold III avec le premier ministre Hubert Pierlot et les ministres Paul-Henri Spaak, Arthur Vanderpoorten et général Denis

  • Timpre-poste, série Pour le Tourisme, 25 juin 1983, dessin Paul de Gobert, cylindres hélio Els De Schutter, Catalogue Officiel de Timbres-Poste (COB) n° 2099



Officieel Naam Kasteel Wijnendale
Ligging 8820 Torhout
Bouw Van de XIe tot de XIXe eeuw (1827-1835; 1865 tot 1870)
Stijl Middeleeuws & Vlaamse neogotiek
Architect 1877-1878: Félix Laureys; 1970 (jardins): Mien Ruys
Huidige bewoners
Toewijzing Portierswoning: bezoekerscentrun; linkervleugel: museum ; rechtervleugel: privéwoning; open voor bezoekers 1 april tot 30 sept.;buiten het seizoen voor 15 pers.
Bescherming Beschermd op 22 september 1982

Laatste update : 28/01/2013


Un site magnifique pour un château chargé de gloire.



Le grand bois de 400 hectares et le parc à l’anglaise de 30 hectares qui jouxtent la forteresse avaient déjà été classés en août 1980 quand les autorités flamandes se dirent que le château lui-même méritait bien une protection officielle. Si le classement est une reconnaissance de l’importance d’un bien, Wynendaele ne pouvait échapper à cette faveur. Tout ici indique les marches de l’Histoire. Wynendaele, château jadis circulaire isolé sur son île est un réceptacle peu comparable des faits qui se déroulèrent pendant plus de mille ans sur ce qui forme l’actuelle Belgique, comme à Corroy-le-Château.

Déjà une maison forte est signalée en ces lieux au IXe siècle. Mais les Normands démantelèrent l’édifice, dit-on en 879. Le village de Torhout passa à la trappe. Dans son premier volume des châteaux belges (1985), Paul Arren s’étend en dix pages sur les faits majeurs de cette seigneurie illustre. L’auteur signale que le neuvième comte de Flandre Robert le Frison fit ériger une forteresse en bois, octogonale, en 1085. Les Flandres y restèrent maîtres de nombreuses générations. En 1278 Gui de Dampierre, fils de Marguerite de Constantinople et de Guillaume II de Dampierre, second époux de la comtesse de Flandre, fit reconstruire les bâtiments, en dur cette fois. Le comte y résidait presque en permanence. Battu par ses voisins français, il dut recevoir le roi de France Philippe le Bel en ses murs du 4 au 12 juillet 1301. Le 11 juillet 1302, la chance tourna et les éperons d’or permirent aux Flamands de bouter les Français dehors de Wynendaele, défendu par 700 hommes. Le successeur de Gui, en la seigneurie de Wynendaele mais pas comme comte de Flandre, Jean Ier de Namur, attaqua le château avec ses fidèles Brugeois. Jean Ier était issu du second mariage de Gui avec Isabelle de Luxembourg, comtesse de Namur.



Drame de chasse


Jean II de Namur, petit-fils de Jean Ier, reconstruisit le château. Mais il le vendit aussitôt à Jean sans Peur (1371-1419), duc de Bourgogne et comte de Flandre à travers les Anjou et les Nevers. En 1410, le prince offrit le domaine à sa fille Marie, épouse de Adolphe de Clèves. Marie de Bourgogne, épouse de Maximilien d’Autriche allait se tuer ici dans une équipée de chasse au faucon à l’âge de 25 ans, en 1482. Les Clèves contrôlèrent le domaine pendant cent septante-cinq ans. Ils furent alors suivis le 27 juin 1625 par les ducs de Neubourg, comtes palatins du Rhin, après un sequestre ordonné par Rodolphe II. En 1708 Français et Anglais se battirent ici. Les Neubourg seront les derniers seigneurs de Wynendaele.

À la Révolution française, le bien fut géré par un intendant. En 1811 plus d’une moitié du bâtiment qui fermait totalement la cour fut démolie, semble-t-il, sur ordre de Napoléon. À partir de septembre 1814, le château sera occupé par des troupes anglaises. Ensuite il le fut par des troupes hollandaises jusqu’en 1825. Le 26 avril 1826, Guillaume Ier d’Orange décida de vendre ce bien, ce dont profitèrent Josse-Pierre Matthieu, banquier bruxellois, décédé en 1863, et son épouse Jeanne-Pétronille t'Kint. Depuis lors le château est resté dans leur descendance. D’après Julien van Remoortere, le dernier achat du domaine date de 1833.



Reconstruction


Les nouveaux propriétaires suivis par leurs fils Joseph-Louis allaient remonter le château et lui rendre son prestige d’antan. Les interventions des années 1830 furent limitées à l’agrandissement du logis existant. Ensuite l’architecte ostendais Laureys intervint. Neveu de l’architecte Tilman-François Suys (Bouchout), il procéda à la remise en état des bâtiments en commençant par la monumentale tour d’accès précédée de son pont dormant à trois arches. Ce massif remplaça deux élégantes tours circulaires à toiture en poivrière. Le pont de briques est animé de huit guérites à crénelages posées sur les pieds du pont. Le donjon d’accès est composé de trois travées centrées sur le passage charretier; il est caractérisé par ses arêtes arrondies. Il monte sur trois niveaux et s’achève par une large terrasse en encorbellement à réseau d’arcatures animée d’échauguettes, elles aussi en encorbellement et à crénelages. Le château construit en briques et en pierre blanche se divise en deux blocs autour du donjon. Vers le sud on y voit trois éléments brisés à toitures en bâtière. Du côté de l’eau, les éléments sont scandés par trois tourelles presque en hors d’œuvre. Les deux premières sont sommées de toitures en poivrière hexagonales. La dernière est couronnée par une terrasse à crénelage.


Question Royale


Sur l’autre flanc, on retrouve le même dispositif un peu plus étendu toutefois. Jusqu’à la troisième tourelle engagée, les murs sont de l’époque de Gui, comte de Flandre. L’aile s’achève du côté de l’eau par une haute tour circulaire dont le dernier niveau est en encorbellement. On y trouve trois petites tourelles à toiture en poivrière. Du côté de la cour d’honneur, les ailes montent sur deux niveaux et une partie (sud) est animée de colonnes qui soutiennent une galerie couverte. C’est en ce château que le roi Léopold III reçut le 25 mai 1940 ses ministres Pierlot, Spaak, Vanderpoorten et Denis avant leur départ pour Londres. La question royale débuta ici. Le roi resta parmi ses soldats et le 27 mai il faisait rassembler à l’abbaye de Lophem tous les étendards de l’armée belge encore disponibles. Le musée historique du château sera rénové et agrandi dès 2005 grâce à la Communauté Européenne et à la Région Flamande.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 
Julien Van Remoortere, Le Guide Ippa des Châteaux de Belgique, Lannoo 1989
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel I,  Hobonia 1985