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Fagnolle, ruines princières


Château Fort de Fagnolle - 5600 Fagnolle (Philippeville)



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  • © Jean-Pol Grandmont 8 September 2005

  • Lithographie de 1840, ex Carnet n° 1, Château Fort de Fagnolle, Cercle des XV "Pour la Défense de l'Entre-Sambre et Meuse"



Officieel Naam Château Fort de Fagnolle
Ligging 5600 Fagnolle (Philippeville)
Bouw XIIe eeuw
Stijl
Architect
Huidige bewoners Chateau de Fagnolles s.a.
Toewijzing Ruïne & museum
Bescherming Geklasseerd op 15 december 1970

Laatste update : 16/07/2013

 

En ruine depuis le XVIIe siècle, comme Walhain, il n'est toutefois pas mort.

Dans la superbe région de Couvin, Fagnolle fut une place militairement stratégique du Moyen-Age à la Renaissance. Elle est devenue stratégique sur le plan touristique grâce à Luc Lowagie son propriétaire actuel. Fagnolle bénéficie d'une histoire complexe. Nous étions jadis en terre liégeoise, pas bien loin d'une France qui au XVIe siècle allait causer de gros soucis à la région. La date d'implantation d'un château en ces lieux n'est pas connue. Le XIIe siècle paraît réaliste. Quant aux familles qui détinrent cette terre franche, il semble que les Rumigny-Florennes, déjà rencontrés à Florennes, en furent les premiers maîtres. Ils l'étaient de manière certaine au XIIIe siècle (un document de 1249 en fait foi). A leur suite la terre passa aux Enghien et enfin aux barons puis princes de Ligne par le processus suivant.

Héritages

La branche des Rumigny-Fagnolle s'étant éteinte sans postérité, la terre revint à leurs cousins Enghien qui l'ont transmise aux Cany quand Marie d'Enghien, épousa Aubert de Cany. Marie, n'était pas n'importe qui. Elle était la fille de Jacques d'Enghien, châtelain de Mons, seigneur de Havré et de Fagnolle, entre autres. Jacques était seigneur de Fagnolle par sa grand-mère, Marie de Rumigny, épouse de Gérard d'Enghien. Madame de Cany n'eut qu'une fille Jeanne. Marie tomba veuve mais ne perdit pas ses ardeurs. Elle fut en effet la maîtresse de Louis, duc d'Orléans (assassiné par Jean sans Peur et ancêtre des derniers rois français de la branche des Valois). De Louis, Marie eut un bâtard illustre, Jean d'Orléans, comte de Dunois, compagnon de Jeanne d'Arc.

Jeanne épousa Jean de Barbançon, sire de Werchin. Le bien passa à leur fils Jacques, puis à leur petit-fils Nicolas. Sa fille, Yolande, dame de Werchin et de Fagnolle allait convoler en 1543 avec Hugues de Melun, prince d'Epinoy. Ils eurent trois enfants Pierre, Robert et Marie.

Pierre, opposant acharné du duc Farnèse, se vit confisquer ses biens au profit des deux autres. Marie s'empara d'Antoing, d'Epinoy et de Fagnolle. Elle épousa Lamoral, premier prince de Ligne. Les Melun rentrèrent en grâce et récupérèrent leurs domaines, mais Marie de Melun refusa de lâcher Antoing (qui est toujours aux Ligne) et Fagnolle. Elle hérita plus tard de la ville et du marquisat de Roubaix. Fagnolle fut donc le bien des Ligne jusqu'à la fin du XIXe siècle. Comme nous le signale Claude Jottrand, "les ruines furent acquises par mon arrière-grand-père Edmond Baugnies dans les années 1890. Riche industriel du Hainaut, Monsieur Baugnies avait épousé en 1891 Jeanne Thiry, originaire de Dourbes. Passionné de chasse, il a considérablement accru les propriétés de son épouse à Dourbes et dans les villages avoisinants : Olloy, Matagne et Fagnolle. L'acquisition des ruines de Fagnolle s'est faite dans ce cadre. Les ruines de Fagnolle ont été revendues, je pense dans les années 1920, à un cercle archéologique local, "Le Cercle des XV", qui souhaitait y entreprendre des fouilles. Monsieur Baugnies avait acquis, à peu près à la même époque, les ruines du château de Hauteroche, à Dourbes".


Démantèlement

Fagnolle se maintint droit jusqu'en 1555 quand les rivalités entre Henri II de France et Charles-Quint firent tomber la citadelle de plaine proche de Marienbourg. Le démantèlement débuta en 1555. Les Ligne abandonnèrent les lieux en 1659 ce qui n'empêcha pas Joseph II d'ériger la terre en comté en 1770. Jadis, on voyait un châtelet d'entrée au sud-est. Le château tout en moellons de calcaire est un quadrilatère (de 23 x 21 mètres) piqué de tours circulaires aux angles. Celle du sud est la mieux conservée.

De nombreux éléments médiévaux sont encore visibles. Les caves sont toujours d'usage. On regrettera toutefois les bétonnages excessifs dont les ruines furent affublées à cause d'une charte de Venise perverse et/ou mal interprétée. Le château a été classé le 15 décembre 1970. Le territoire est de 3 ha 65 ares.


SOURCES:
Philippe Farcy, Fagnolle, ruines princières, LaLibre.be, Vie de Château 374, 1er décembre 2006  http://www.lalibre.be/archives/divers/article/317696/fagnolle-ruines-princieres.html