FR - NL - EN
HOME AGENDA CONTACTEER ONS FAQ VERBINDING KASTEELHEREN

De Rozerie viert feest


Kasteel De Rozerie - 9300 Aalst



Contacteren

Kategorie : Informatie Business Evenementen
Voornaam
Naam
E-mail
Telefoon
Gelieve CASTLE te herschrijven hieronder:

  • Dans le strict et élégant alignement des travées rythmées par des bandeaux et des pilastres, on ajouta une chapelle. Elle est du célèbre architecte Béthune. © Philippe Farcy

  • La Roseraie égaie le regard par ses jeux de couleurs fraîches. © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel De Rozerie
Ligging 9300 Aalst
Bouw 1852
Stijl Vlaamse neorenaissance
Architect Baron Jean-Baptiste de Béthune
Huidige bewoners Kasteel De Rozerie
Toewijzing Privéwoning & plaats voor verschillende recepties
Bescherming Niet beschermd

Laatste update : 11/01/2013


Parée de coloris vifs la Roseraie a des airs festifs.


Sur la chaussée de Bruxelles, un peu au sud de Alost, ville dont l’église mère abrite la tombe du premier imprimeur des Pays-Bas du Sud, Thierry Martens qui trône sur la Grand-Place d’Alost comme Ambiorix trône à Tongres, se trouve le charmant château de la Roseraie. Dans son périmètre immédiat, on en compte quatre autres et un cinquième disparu bêtement après la Seconde Guerre mondiale (1948). Il s’agissait du château d’Overhamme dont on conserve les deux ailes de dépendances. Il faut dire que l’on se trouve dans la vallée de la Dendre et que son cours avait de quoi inspirer de riches propriétaires et de bons architectes, inconnus pour la plupart. Paul Arren a publié en 1991 l’histoire de cette demeure relativement simple à laquelle on accède après avoir emprunté une belle allée de hêtres. La maison a été érigée en 1852 à la demande du couple formé de Corneille Eliaert et Catherine Cools qui avaient acheté une partie du domaine d’Overhamme et semblent avoir fait disparaître ce qui restait d’un vieux « burch » médiéval.

Filatures et blanchisseries


Dès 1855 le château fut repris par leur fille aînée, Josèphe, épouse de Jean-Léon Leirens (1828-1913), fils d’un notaire local et de Marie-Thérèse Nillis. Jean-Léon était un industriel de la filature et propriétaire de blanchisseries. Il fut par ailleurs sénateur de son arrondissement. Ce couple eut quatre enfants mais aucun ne reprit le domaine de sept hectares et le bien fut laissé au neveu de Jean-Léon, fils de sa belle-soeur Adélaïde Eliaert. Ce neveu était le baron Félix de Béthune. Adélaïde (1835-1896) avait en effet épousé le baron Paul de Béthune (1830-1901), ancien président du Sénat, fils de Félix, bourgmestre de Courtrai, baron en 1855 et époux d’une Lilloise, Julie de Renty.

Le neveu Félix (1857-1901) allait épouser en premières noces Marthe Bequet (1867-1893), fille du célèbre Alfred, collectionneur, archéologue et ancêtre des propriétaires du château d'Emines. Mais ce mariage ne fut pas couronné d’une naissance et Madame, comme trop souvent, décéda en couches. Monsieur se remaria six ans plus tard avec Marguerite Maertens de Noordhout (1874-1937), fille de Raymond Maertens et de Clara Breydel. Félix et Marguerite eurent deux enfants. Christine se maria avec Robert Geelhand de la Bistrate, veuf d’Alix de Bergeyck. Son frère Etienne de Béthune-Sully (Sully car il fut adopté par Gabrielle Sully) reprit seul le domaine en 1945. Deux ans après son décès survenu en 1978 à l’âge de 79 ans, ses trois enfants se défirent du bien en faveur d’une compagnie immobilière bruxelloise la s.p.r.l. Algeprom. Celle-ci faillit céder cette résidence à la compagnie communale des eaux quand en 1984 le château fut acheté par les Vanfleteren-Verleyen. Monsieur est médecin; Madame est kinésiste. Après deux années de travaux, le château prit une nouvelle existence car il fut laissé au fils aîné, Bart, restaurateur et organisateur d’événements.

Chapelle de l’architecte Béthune

Sur le plan architectural, le château est d’une grande simplicité. Il se compose d’un seul grand quadrilatère de sept travées s’élevant sur deux niveaux posés sur un très léger soubassement de pierre bleue. Les étages sont placés sous une toiture mansardée animée de quatre lucarnes latérales en arcs surbaissés plus une lucarne centrale débordante agrémentée d’ailerons à volutes. À l’arrière le dispositif des lucarnes présente cinq éléments identiques. La façade latérale donnant vers l’ouest est animée de trois travées. L’illumination de la façade principale est assurée au rez par des baies en plein cintre dont on a heureusement conservé les volets de bois. Les niveaux sont limités par des bandeaux plats. En haut chaque baie est précédée par un balcon droit en fonte posant sur des consoles. Les baies sont couronnées par des linteaux panneautés. Le château se distingue en outre par une polychromie des façades fort heureuse. On évoquera encore la petite chapelle latérale. Il s’agit d’une oeuvre méconnue de l’architecte Jean-Baptiste de Béthune (1821-1894).


Visites très souhaitées.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel IX,  Hobonia 2001