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Bellem, gebedsoord tussen hemel en aarde


Mariahove - 9881 Bellem (Aalter)



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  • © Philippe Farcy

  • Bellem c'est du bonheur pour les yeux. Les XVIIIe et XIXe siècles unirent leurs goûts pour laisser un cadre parfait aux regards des passants. © Philippe Farcy

  • Les dépendances affichent toujours les armes des Montmorency, illustres seigneurs français. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Mariahove
Ligging 9881 Bellem (Aalter)
Bouw Rond 1780; rond 1810; 1860
Stijl Lodewijk XVI en neoklassiek
Architect 1860: Bruno Renard
Huidige bewoners Mariahove Centrum voor Bezinning, Vorming en Ontmoeting
Toewijzing Gebedsoord, bezinningsplaats en plaats voor conferenties (1965)
Bescherming Beschermd op 1 januari 2001

Laatste update : 15/01/2013


Le château néo-classique appartient à des religieuses qui en usent pour le bien être intérieur d’autrui


Sur Aelter, non loin du canal de Schipdonk et de celui qui mène de Bruges à Gand, se situe la petite commune de Bellem. Un peu à l’écart des maisons groupées autour de l’église, se trouve un château néoclassique de fort belle apparence et très bien tenu par des Sœurs de Notre-Dame. Les religieuses n’y résident pas mais elles le mettent à disposition d’autrui afin de renforcer la Foi et le bien-être spirituel des gens qui leur font appel. Des conférences, des séminaires, des retraites scolaires et des séjours de réflexion constituent l’activité centrale de cette maison située entre ciel et terre.

Territoire réduit

D’après le site Internet du lieu dénommé depuis 1958 « Mariahove », le château aurait été construit vers 1850. Il avait été vendu avec 40 hectares à l’évêché de Gand. Toujours d’après le site Internet, il n’en resterait que 25 hectares. On accède à la propriété en longeant d’abord de très belles grilles rythmées par dix piliers alternant pommes de pins et vases couverts. Le château fait face au visiteur; il est au centre d’une perspective calée latéralement par deux superbes dépendances d’époque Louis XV de huit travées de longueur et de trois travées de profondeur. En bas, des arcs en plein cintre soutenus par des colonnettes cylindriques évoquent écuries et garages. La partie haute de ces édifices charmants est composée de baies carrées à encadrements plats séparées par des panneaux creusés. Au centre un fronton en plein cintre accueille les armes des princes de Montmorency.


Modernisé

Ces pavillons évoqueraient bien sûr un château plus ancien sur lequel personne dans la famille des anciens propriétaires ne sait ce qu’il advint. Détruit à un moment inconnu, il aurait été remplacé selon les héritiers vers 1800-1810. La destruction reste à prouver. À notre humble avis, ce château date du temps de Louis XVI (façade arrière) et a été modernisé vers 1810 (façade avant).

Le château, enduit, est érigé sur deux niveaux et demi. Il est long de onze travées et larges de cinq travées. La partie inférieure, posée sur un épais soubassement cachant des caves au sol couvert de pierre bleue comme à Brumagne, est décorée de refends. La façade d’accès est caractérisée par une puissante avancée d’où émergent quatre colonnes aux chapiteaux corinthiens en pierre bleue formant terrasse. Au mur se trouve les armes de Frédéric de Kerchove et d’Elise de Naeyer, car en 1860 ils réaménagèrent le château avec l’architecte Bruno Renard (1781-1861), directeur de l’Académie de dessin de Tournai.

Renard n’est pas n’importe qui. Il est le créateur entre autres du Grand-Hornu et du Conservatoire de Tournai. Les colonnes sont appuyées au rez-de-chaussée sur un socle de trois travées ouvertes par des portes-fenêtres en plein cintre, à petits-bois.


Garde-corps

Ce socle est précédé par un large perron de sept marches agrémenté de deux lions couchés, comme au château Grenier à Gavere, autre œuvre de Bruno Renard. Les colonnes du deuxième niveau sont reliées par un garde-corps poursuivi dans les bandeaux de séparation d’étages et dans les balcons des baies latérales. Pour rythmer sa façade l’architecte, inconnu, a garni les deuxième et quatrième baies d’un décor d’importance dégressive. Les baies des deuxièmes travées sont ainsi limitées par des colonnes adossées à la façade. Ces colonnes soutiennent un entablement profilé surmonté par des encadrements à volutes en stuc. On trouve aussi des pilastres pour isoler les dernières travées. La façade donnant sur le parc est tout simplement majestueuse. Précédée par un escalier en fer à cheval, on y retrouve les onze travées sur deux niveaux et demi.


Orangerie

Mais cette fois le corps central est à peine émergeant. L’avancée du rez sert de piliers à quatre colonnes engagées qui soutiennent un large entablement poursuivi sur l’ensemble de l’édifice. Au-delà un garde-corps panneauté entre de petites piles et aveugle est coupé par un fronton triangulaire. Les corniches sont à modillons. La toiture d’ardoises est en bâtière. Dans le parc, on trouve encore une charmante orangerie des années 1830, une ferme et une tour ronde. Cette dernière servait de prison en bas pour quelques renégats et de pigeonnier en haut pour près de 800 oiseaux.


Délicieuse centenaire

Du point de vue historique, de Seyn cite les Rym comme seigneurs immémoriaux. La baronne Guy de Crombrugghe de Picquendaele (née Kerchove le 28 avril 1902) nous disait il n’y a guère avec une délicieuse bonhommie que Gérard Rym (1497-1570) fut membre du Conseil des Flandres.

Son fils Charles partit comme ambassadeur à Constantinople. Charles, petit-fils du précédent fut fait baron de Bellem en 1655. Puis par le mariage de sa descendante Marie-Anne Rym, fille de Charles-François et de Marie-Ferdinande van den Eeckoute, dame de Grimberghe, pas la principauté près de Bruxelles, le domaine changea de famille. Marie-Anne était née le 1er janvier 1707. Elle décéda le 17 août 1738. Entre-temps elle avait convolé le 17 août 1729 avec Louis-François de Montmorency, dit « le prince de Montmorency » (1688-1736), comte de Logny, vicomte de Roulers, seigneur de Neuville-Wistasse. Bellem passa donc aux Montmorencys, premiers barons de France, au nom desquels on ajoute un s au pluriel comme chez les Bourbons et les Condés. Notez encore que l’on avait déjà croisé une autre branche des Montmorencys à Oydonck.


Drames

Les jeunes mariés eurent cinq enfants dont l’avenir fut prestigieux. Le dernier naquit en 1737 après le décès de son père, retourné au Père en 1736. À ce deuil s’ajouta pour ces bambins celui de leur maman. Le premier enfant était Marie-Anne (1730-1797). Elle épousa Charles-Joseph, duc de Boufflers, pair de France, gouverneur de Flandre et de Hainaut. Leur fille unique fut duchesse de Lauzun. La deuxième fille fut Caroline (1733-1796), épouse du fameux Adrien-Louis de Bonnières, comte puis duc de Guines, un des diplomates les plus contestés du XVIIIe siècle, favori de Marie-Antoinette. C’est pour lui que Mozart composa son fameux concerto pour harpe et orchestre.

La troisième se prénomma Louise-Augustine (1735-1817). Elle épousa Charles-François, comte de Broglie, fils du duc de Broglie, maréchal de France. C’est lui le fameux comte de Broglie, héros de la saga de Gilles Perrault « Le Secret du Roi » qui fut le père des services secrets français au XVIIIe siècle. Vint enfin un fils, Louis-Ernest (1735-1768) époux d’Elisabeth-Barbe, baronne de Wassenaer, dame d’Alkemade, une des plus riches héritières des Pays-Bas, remariée au comte d’Asson. Leur fille unique, Louise de Montmorency-Logny, amie de Talleyrand, épousa Joseph-Marie de Lorraine d’Elbœuf, prince de Vaudémont.

Enfin arriva Louis-François (1737-1791). Il épousa sa cousine Louise-Françoise de Montmorency-Luxembourg, fille du prince de Tingry, et veuve de son cousin Anne-François de Montmorency, duc de Luxembourg. En 1807, la dernière des Montmorencys encore vivante, Louise-Augustine de Broglie, vendit Bellem à Jacques Liévin van Caneghem, industriel et grand mécène gantois (1764-1847). Il s’était marié le 17 septembre 1789 à Marie Verspeyen. Leur fille Jeanne née le 31 août 1789 (date pour le moins curieuse à cette époque au vu du mariage des parents...) épousa l’avocat gantois Eugène de Nayer (1786-1843). Leur fille Elise déjà citée reçut Bellem. Son descendant de Kerchove vendit Bellem en 1958. Le château et la tour pigeonnier sont classés depuis le 1er janvier 2001.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004

Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel VIII, Hobonia 1999
Eug. de Seyn, Dictionnaire Historique et Géographique des Communes Belges, Etablissement Brepols, Turnhout, 3e édition non datée (après 1945)