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Nokere, classicisme bij wijze van aards paradijs


Kasteel van Nokere - 9771 Nokere (Kruishoutem)



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  • Au cœur de la Flandre, le style Louis XV a imposé ses faveurs et ses charmes. Nokere offre des dégagements superbes et des perspectives admirables notamment vers la poterne d’entrée. © Philippe Farcy

  • Le XVIIIe siècle respire par tous ses éléments dans le cadre unique de Nokere. © Philippe Farcy

  • Le XVIIIe siècle respire par tous ses éléments dans le cadre unique de Nokere. © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel van Nokere
Ligging 9771 Nokere (Kruishoutem)
Bouw 1727 en 1780
Stijl Klassiek uit de XVIIIe eeuw
Architect Tuin: René Péchère
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Beschermd op 9 februari 2002

Laatste update : 04/01/2013


Nokere avec ses airs de France est un des plus beaux domaines de Belgique.


L’arrivée à cette magnifique propriété inscrite dans un jardin très élaboré ne laisse pas présager que l’on se trouve sur le site d’une ancienne maison forte que Sanderus publia en 1641 dans son Flandria Illustrata quand elle appartenait à Jean-Cornelis de Grass, fait baron de Nokere en 1657. Le château actuel dans sa simplicité toute classique et très moderne pour son époque (1727) est pourtant posé sur le même ilôt défensif qui accueillait l’antique demeure. Sur la gravure de 1641, on aperçoit un châtelet d’entrée puis un pont dormant en bois menant à une tour porche. Sur la droite de celle-ci, s’élevaient comme deux maisons accolées d’égales largeurs et de 2 x 2 travées sur deux niveaux sous de hautes toitures en bâtière. Une haute tour carrée, raide comme un campanile, coiffée d’une toiture en pavillon, surmontée d’un tambour puis d’un second pavillon à bulbe, donnait de l’élancement à la bâtisse. Une autre tour, sans doute d’escalier à six pans, cantonnait l’autre extrémité. Au fond de l’île dans le prolongement d’un mur de défense à crénelage, pointaient deux autres tours, hexagonale et ronde.


Un pair du Hainaut

Paul Arren signale en 1991 que le deuxième plus ancien seigneur connu fut Jean Ier de Gavere, seigneur de Hérimez et d’Impeghem. Il héritait en 1284 de son oncle Rasse VII de Gavere, seigneur de Gavere, Liedekerke et Chièvres, pair du Hainaut, marié à Mathilde de Liedekerke. Par divers héritages, le bien passa aux Rochefort puis aux Steenhuise pour revenir après 1408 aux Gavere-Escornais. Trois générations plus tard et après de belles alliances avec les van de Woestyne, les Rokegem et les Claerhout, seigneurs de Pitthem, on vit passer Nokere chez un neveu de Maria de Claerhout, Antoine de Croÿ. Ce dernier s’en alla sans hoirs. Il laissa le domaine à Anne d’Hollehain, décédée en 1568 et celle-ci fit de même laissant Nokere à un parent, Antoine de Vichte, vicomte d’Erembodegem (Alost).



Construit par un Ghellinck

La fille d’ycelui convola avec Roland de Grass, bourgmestre de Bruges. Jean-Cornélis, son fils déjà cité, devint baron de Nokere en 1657 par la grâce de Philippe IV. Les Grass gardèrent Nokere jusqu’en 1727 quand François vendit son domaine contre 8.333 livres à celui qui allait édifier cette bâtisse toute en charme, Mathieu-Xavier de Ghellinck, né à Tournai en 1679. De son mariage avec Marie-Colette du Bois, il eut une fille prénommée Marie-Sabine (1714-1754). Elle se maria avec son cousin Jean-Baptiste de Ghellinck et ils s’aimèrent tant qu’il en vint 21 poupons. Parmi eux on ne retiendra que Jean-Baptiste-Joseph (1747-1815), bibliophile reconnu, car il reprit le domaine. Il fut suivit par un fils mort sans descendance puis par sa fille Adélaïde, née en 1778. Celle-ci s’éprit d’Emmanuel de Kerchove de Denterghem (1774-1858). Le château fut recueilli par leur fils Auguste (1801-1887) qui le laissa à une parente épouse de Louis de Witte de Haelen. Son fils Edouard de Witte, maïeur de Nokere transféra le bien à sa nièce Béatrice (1903-1969), fille de Léon, baron de Witte de Haelen et de Berthe Lysen. Béatrice se choisit comme époux André de Wasseige (1897-1972).

Madame vendit finalement cet endroit admirable au baron Casier (né en 1908) et à son épouse Marie-Anne Desclée de Maredsous (1912-1990). C’était la deuxième vente de ce domaine.

Le château auquel on accède par une très élégante poterne se compose d’un quadrilatère de sept travées dont les trois travées centrales limitées par des pilastres à refends soutiennent un large fronton armorié. La porte d’entrée est sommée d’un balcon ajouré en fer forgé de style Louis XVI. Les arêtes des façades sont elles aussi à refends. Les petits côtés de l’édifice comptent six travées. Le bâtiment est totalement enduit. Deux gravures anciennes montrent les agrandissements du château au XVIIIe siècle. On remarquera encore la qualité des dépendances où est abritée une collection de voitures à cheval. Quant au parc c’est une merveille égale à Leeuwerghem.


On ne visite pas. Domaine privé très surveillé par les gardiens et quelques chiens qui ne sont pas de faïence. 


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel IV,  Hobonia 1991

Antonius Sanderus, Flandria Illustrata, chez De Vos 1735