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Grosses Battes: Grivegnée surfe sur l'eau


Manoir des Grosses Battes - 4030 Grivegnée (Liège)



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Kategorie : Informatie Business Evenementen
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  • Face arrière. C'était la face avant jadis car l'eau passait de ce côté-ci. © Philippe Farcy

  • Côté quai. © Philippe Farcy



Officieel Naam Manoir des Grosses Battes
Ligging 4030 Grivegnée (Liège)
Bouw 18e-19e eeuwen
Stijl Klassiek
Architect
Huidige bewoners Compagnie Intercommunale Liégeoise des Eaux (CILE)
Toewijzing Bureaus
Bescherming

Laatste update : 06/01/2013


Le manoir des Grosses Battes a fait peau neuve et grillages de même.


Le long de l'Ourthe et du barrage qui par gros temps alimente avec force une petite centrale électrique, il subsiste une maison de belle apparence et d'ampleur agréable de style classique. Sortie de la première moitié du XVIIIe siècle, elle témoigne dans un environnement hostile de buildings, de ce que devait être cette fin de vallée d'une rivière fraîchement grossie par les eaux de la Vesdre. L'Ourthe en cet endroit possédait un bras qui passait derrière la bâtisse mais il fut jadis comblé. Nous sommes à Grivegnée, à quelques hectomètres de Chênée, sur l'ancienne route menant de Liège à Spa.


Un peu plus loin vers Liège se trouvait « Le Petit Château », qui servait naguère encore de restaurant aux cadres de l'usine Cuivre et Zinc et la firme qui lui succéda. Mais le feu n'en fit qu'une torche en hiver 2004 et le joli bâtiment n'est plus que ruines. Le manoir des Grosses Battes lui, a eu droit à un feu nourri d'entretien depuis qu'il est la propriété de la Compagnie Intercommunale Liégeoise des Eaux (CILE). En assez fort retrait la bâtisse posée de biais a fait tout récemment peau neuve. Toitures, enduits, ravalement des pierres bleues, furent renouvelés. Il y a juste le clocheton ajouré qui souffre un peu, malgré la fraîcheur du travail exécuté. Un élément de boiserie a lâché, mais ce n'est pas cela qui empêchera les dirigeants de la CILE de bien dormir. La bâtisse est donc plus belle que jamais, trop peut-être quand on sait que jadis elle était couverte d'ampélopsis et que son côté « vieux jus » ajoutait à son charme.


Le seul reproche à formuler tient toutefois dans la pose récente de grillages très disgracieux. Quant à l'histoire, elle est aussi maigre qu'une tranche de papier. Des temps anciens, la seule notice qui tient lieu de référence mentionne la famille Desoer comme propriétaire du site aux XVIIIe et XIXe siècles. Les Desoer, très connus pour leur imprimerie, auraient donné ici dans la tannerie, ce qui peut s'imaginer grâce aux cours de la rivière Ourthe. Au cours du XXe siècle, il semble que près de cinq propriétaires se seraient partagé la maison.



Dans son camps retranché, la demeure abrite désormais des bureaux.

Celle-ci est constituée d'un seul bloc, montée en briques et pierre bleue. La face sud qui regarde l'Ourthe est centrée sur une travée axiale singularisée par un fronton triangulaire animé d'un oculus et par un perron droit menant à une porte cintrée inscrite dans un large panneau de pierre bleue qui donne un effet d'arc de triomphe. La bâtisse compte cinq travées et s'élève sur deux niveaux. Les deux travées de droite comportaient jadis des croisées. Les encadrements des baies sont plats et portaient dans le temps des volets. Notons encore les trous de boulin bouchés sous la corniche à modillons. La haute toiture en bâtière à croupettes est animée de quatre lucarnes. Les faces latérales sont quasi aveugles.


Au sud on trouve un petit édicule et dans le pignon, il y a un oeil de boeuf ovale. La façade arrière est très différente car on compte ici sept travées et les deux baies centrales de part et d'autre de l'axe, sont assorties de balcons. Les lucarnes ne sont plus qu'une paire mais leur taille a fortement grossi de ce côté. Le niveau des caves est ici apparent. L'intérieur possède encore une belle cheminée du XVIIe siècle en pierre bleue. Notons que jadis l’accès s’effectuait par ce qui est aujourd’hui l’arrière du bâtiment. Outre les grillages horribles, on a ajouté de ce côté un parking pour les estafettes automobiles, c’est vous dire si le spectacle est moche.


On ne visite pas mais depuis le quai on voit fort bien la bâtisse.



SOURCES
:
Philippe Farcy, Grivegnée surfe sur l'eau, LaLibre.be, Vie de Château 469, 24 octobre 2008 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/455074/grivegnee-surfe-sur-leau.html