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Liège et son magnifique palais


Palais des Princes-Evêques - 4000 Liège



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Officieel Naam Palais des Princes-Evêques
Ligging 4000 Liège
Bouw Rond 1000; rond 1185; 1526-einde van de 16e eeuw; na 1734; 1849
Stijl Na 1734 en 1849: Lodewijk XIV en Régence
Architect 1526: Arnold van Mulken; na 1734: Jean-André Anneessens; 1849: Jean-Charles Delsaux
Huidige bewoners Province de Liège: Palais de Justice de Liège
Toewijzing Provinciebestuur; Justitiepalais van Luik
Bescherming

Laatste update : 06/01/2013


Le palais de Liège fut celui des princes-évêques mais aussi le siège des différents pouvoirs de la cité.

Le palais actuel abrite le gouverneur de la province et son administration et bien sûr les serviteurs de la Justice.

L'actualité livresque impose d'évoquer ici cette grandiose bâtisse qui est le pivot d'un volume sorti de presse à la fin 2008 sous l'égide du Fonds Mercator avec en toile de fonds une étude de la ville de Liège et de certains de ses pans culturels. Le palais de Liège, au triste défaut de la cathédrale Saint-Lambert, démolie comme chacun sait à la suite de la Révolution française, est la pierre angulaire de la prestigieuse histoire de la cité mosane.

Jean-Louis Kupper dresse d'entrée l'histoire de la résidence des évêques, bien avant qu'ils ne soient princes temporel. La demeure de saint Lambert, là où il fut assassiné, a été détruite vers 700 pour faire place à un premier temple, qui sera la base de la cathédrale. Dès lors on déplaça un peu le futur palais sous l'impulsion de saint Hubert, successeur de Lambert, à un endroit où une petite rivière, la Légia, coulait et coule toujours, mais sous terre. Depuis le milieu du VIIIe siècle l'emplacement du palais n'a plus varié. Mais que de transformations durant les siècles. Le volume du Fonds Mercator, superbement illustré, relate les différentes évolutions de cet ensemble d'édifices depuis Notger (siège de 972 à 1008), jusqu'à nous. La plus ancienne mentions d'un palais à Liège date de 1071. Un peu plus tard, l'empereur germanique Henri IV vint à Liège avec toute sa cour, et mourut de manière impromptue au palais le 7 août 1106. En mars 1131, c'est aussi ici que se rencontrèrent le pape Innocent II et le roi Lothaire III. Saint Bernard viendra à son tour à Liège en 1147 quand Henri de Leez était assis sur le trône de Liège depuis deux ans. Ce dernier fut un souverain bâtisseur, mais en l'espèce il ne laissa pas grand chose sur le site car une bonne part fut la proie des flammes en 1185. Il fut en tout cas à la base du palais roman, remonté par son successeur Raoul de Zähringen (1167-1191). Le palais se conformait alors aux usages de la structure palatine avec une« aula » pour les réunions publiques, une chapelle et une résidence pour le prince, ici l'évêque.

Le palais comportait alors de deux galeries à double arcatures soutenues par une colonne centrale et limitée par des piliers qui montaient du sol jusqu'au garde-corps de la toiture. Ces galeries étaient surmontées par trois tours; l'une des tours servait de prison. L'édifice se composait du vieux palais de Notger érigé vers l'an mil, situé assez près de l'actuelle place du Marché, puis vers le Mont Saint-Martin se trouvait la « maison » des évêques Henri et Raoul, précités. Derrière il y avait un verger et un jardin où coulait la Légia, mais point de cour. Ce jardin était important car c'est là que l'on rendait la justice épiscopale. C'est ici aussi que se réunissaient les bourgeois et c'est dans le palais que furent installés les trois « états » de la principauté, à savoir, le clergé, la noblesse et les bonnes villes. Il n'y eut que peu de changements jusqu'à l'arrivée d'Erard de La Marck (1505-1538), en dehors de l'édification d'une grande porte au sud, en 1449, commandée par l'évêque Jean de Heinsberg. En très fort ressaut elle était composée de trois pans. Heinsberg avait aussi fait construire de grandes écuries, mais elle brûlèrent en 1505. Le palais brûla à son tour durant quatre jours par transpiration des flammes. Liège sortait d'une longue période de marasme suite à la destruction des ¾ de la cité par Charles le Téméraire en 1468 et les conflits permanents entre l'évêque Louis de Bourbon et le clan des La Marck.

Erard de La Marck devint prince-évêque et le palais connut comme la cité une renaissance exceptionnelle. Le chantier du nouveau palais s'acheva en avril 1533 comme le signale Bruno Demoulin. Ce dernier a trouvé à la Bibliothèque Nationale de France un dessin de 1613, le plus ancien connu, montrant le palais d'Erard de La Marck avec ses trois cours dont la plus grande possède des colonnes de pierre bleue dont la forme évoque celle du château de Béthune à la Chapelle d'Anguillon dans le Cher, signale Cécile Oger. Certaines sont sculptées de masques qui évoqueraient des fous, ce qui relierait le vocabulaire décoratif aux écrits d'Erasme. On ne mentionne plus dès lors les influences d'Amérique centrale et du Sud et les masques d'or de ces régions lointaines découvertes par les Espagnols. L'ensemble du bâti comptait alors six tours. Bien plus tard, au début du XVIIIe siècle, Joseph-Clément de Bavière (sur le siège de 1694 à 1723) procéda à des aménagements intérieurs. Puis un terrible incendie le 23 mars 1734 imposa à Georges-Louis de Glymes de Berghes de nouveaux travaux. Ses armoiries ornent la façade principale du palais. 45.000 écus furent dépensés de 1735 à 1740 et les travaux furent conduits par l'architecte bruxellois Anneessens. L'étude de Pierre-Yves Kairis sur ce chapitre est un régal. Le palais n'allait plus beaucoup évoluer sauf du côté occidental au XIXe siècle quand en février 1848 on demanda suite à un concours à l'architecte provincial Jean-Charles Delsaux, 28 ans, d'ériger un palais pour le gouverneur et son administration. Les travaux étaient terminés en 1853. 157 ans plus tard des linteaux tombent des baies de cet ensemble néogothique remarquable, dont le ministre fédéral en charge, Liégeois pourtant et Reynders pour le nommer, se fout semble-t-il comme d'une guigne !


Visites possibles.



SOURCES:
Philippe Farcy, Liège et son magnifique palais, Vie de Château 470, LaLibre.be 31 octobre 2008 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/456742/liege-et-son-magnifique-palais.html
Bruno Demoulin, Liège et le palais des princes-évêques, Fonds Mercator 2008